Commentaires

P
Pas glop
le 04/02/2019 à 18:39
Pas la peine de s'expliquer, sa position sur des habits préconisés dans le coran et par l'envoyé d'Allah est très clair. Ce pédant pensait juste que ses déclarations dans un journal raciste passeraient inaperçues chez les musulmans qui pour lui sont des illettrés, alors il s'est laché.
K
Kate
le 04/02/2019 à 16:37
Vive le voile de l Amour!
M
Mous
le 04/02/2019 à 15:49
Il a raison quand il critique les musulmans, même son prédécesseur Chevenement était moins pire que lui qui se prétend musulman.
M
Mous
le 04/02/2019 à 15:30
Il faut bien qu'il mange et paie le crédit de ses villas et apparts parisiens.
M
Mous
le 04/02/2019 à 15:23
Si j'écoute ce gars, le prophète pbsl et les compagnons ont attenté à la dignité de leurs épouses et des musulmanes, et les savants aussi depuis des siècles jusqu'à aujourd'hui, mais heureusement pour les racistes lui il est là pour nous ouvrir les yeux (et visiblement il est bien payé pour). En tous cas c'est pas moi qui irait à "ses cours"...
M
Mous
le 04/02/2019 à 14:59
Si avec ça il n'a pas encore droit à sa une du point, du figaro ou de valeurs actuelles il ira encore plus loin, pourquoi pas en traitant le prophète pbsl de tyran et les mères de croyants de je ne sais quoi.
M
Mous
le 04/02/2019 à 14:55
Il appelle au débat! Quand c'est qu'ils débattent les gens comme lui? Lui comme des politiques, des journalistes....ont leur entrée dans les journaux et à la télé, vivent dans leurs bulles et font leur business! Et pour débattre il faudrait au moins qu'il tienne des propos basés sur au moins quelques éléments religieux ou une foi, et non qu'ils sortent juste des âneries pour faire à un appel du pied aux plus offrant$.
M
Mous
le 04/02/2019 à 14:46
@martin mohamed Si vous prétendez à quelque chose de l'islam, quelque soit votre tendance vous feriez mieux de changer de références pour des références ayant au moins un lien minuscule avec l'islam, plutôt que d'argumenter avec les articles de journalistes français suffisants, les femmes rebeus ou iraniennes fans du fashion "uniformisation culturelle", ou encore ceux des dictateurs sanguinaires du panarabisme. En l'état pour un musulman vous êtes ridicule et vous n'avez pas l'once d'une quelconque objectivité.
M
Mous
le 04/02/2019 à 14:14
Est ce que ce succédané d'aspirant d'une quelconque pseudo-représentativité autoproclamée de musulmans, sait qu'il parle de la sorte sur le prophète (pbsl) et ses femmes? Ou cherche t-il juste à vendre un prochain livre ou à être plus souvent invité à la tél€?
k
karimdz
le 03/02/2019 à 21:49
Quand on connait la proximité de Bencheikh avec fikencrotte ou encore bhl, il ne faut pas s étonner de son discours pro islamophobe. Il n a rien d un savant musulman, on peut lui reconnaitre l'art de la réthorique, mais son discours abonde dans le sens de ceux qui ne cessent de critiquer et dénigrer l islam.
B
Bouboule
le 03/02/2019 à 17:32
Je pense que n'a pas grande valeur. On peut meme dire que ça n'en a aucune. Une atteinte à la dignité humaine pas davantage lorsque ça émane d'un autre et que c'est un jugement. Si l'on est tyranisé pour le porter c'est une atteinte à la liberté, c'est une violence mais ça ne fait pas du foulard qu'il en devient une infamie et une atteinte à la liberté humaine. Etre tondue n'a rien de dégradant si on a choisi de l'etre. On peut estimer que c'est hideux mais ça n'enlève rien à la féminité d'une femme si elle meme se trouve féminine ainsi. Les femmes étaient d'ailleurs tondue à la libération afin qu'il soit su de tous ce qu'elles avaient fait (etre amante de l'ennemi) mais ce n'était pas le fait de les tondre qui était une atteinte à leur dignité. Mais etre tondu n'est ni une atteinte à la dignité ni le contraire. C'est avant tout soi meme qui devons dire si l'on se sent digne ou indigne, émis par d'autres ce n'est qu'un jugement de valeur sans grande importance. Dire d'une pratique ou d'une autre qu'elle est une atteinte à la dignité si elle est pratiquée de son gré c'est émettre une opinion qui nous est propre mais la dignité n'a rien à voir dans l'affaire. Si on le fait de son gré mais que malgré tout l'autre estime que c'est une atteinte à la dignité, c'est qu'il estime de la personne qu'elle n'a pas les facultés de savoir se rendre compte de ce qu'elle s'inflige, qu'elle a un raisonnement qui lui fait défaut et que par extension il faudrait la rééduquer, lui inculquer d'autres moeurs (les siennes) En résumé qu'elle n'est pas une femme comme les autres, ce qui revient à dire qu'elle aurait besoin d'un tuteur, d'un enseignant qui lui inculquerait ce qu'elle doit penser (comme lui) puisque l'atteinte à la dignité humaine est une violence. Si l'on est forcé à faire quelque chose de ridicule, de dégradant, c'est une atteinte à la dignité. Mais le foulard n'est pas une atteinte à la dignité. Il ne faut pas confondre le foulard et les femmes. Les choses (le foulard) et les individus. Les choses (le foulard) n'ont de sens que celui qu'on lui donne autrement elles ne signifient rien. Ce qu'elles signifient ce sont les individus qui le détermine. Les etres et les choses sont deux choses différentes.
L
Lolo
le 03/02/2019 à 16:22
Les faits sont une question de perception. La vérité n'est pas la vérité. Rudi Giuliani à propos de l'affaire russe. J'ai retenu car j'ai beaucoup aimé. Ce monsieur doit etre philosophe. Monsieur Bencheik dit son opinion personnelle. C'est très bien. Dans Marianne par contre pas bravo (lol) Son opinion est une question de perception. Si une femme était toutes les femmes ça se saurait. La réalité, la vérité de grands philosophes antiques ce sont penchés et depuis toujours l'homme croit la saisir tandis qu'elles sont insaisissables. Les femmes pas besoin de tuteurs pour leur dire ce qu'elles doivent penser Bref. Chacun à ses convictions, ses points de vue. Le voile n'est pas nécessaire, nombre de musulmanes n'en portent pas, il n'existe pas de bonnes ou mauvaises pratiques. Chacun à sa conception de ce qu'est etre un croyant, on peut croire, ne pas etre pratiquant et estimer que les cérémonies, les discours, les supports vestimentaires ou matériels sont des artifices inutiles. Ou le contraire. Des cérémonies qu'elles ont du sens, des supports qu'ils comptent, des messes qu'elles sont essentielles etc.... Par contre qu'un autre vienne juger des pratiques des autres n'est pas possible à moins d'admettre et de valider que les autres puissent également le faire. Par exemple une musulmane voilée (ou une non musulmane d'ailleurs) qui jugerait d'une autre musulmane que sa pratique personnelle n'est pas tolérable parce qu'elle en une autre que la sienne. Avec un tel principe il pourrait etre admis d'un extrémiste qu'il est légitime. On ne peut que soit dire tout le monde peut refuser les pratiques des autres, les vilipender, dire sa répulsion pour une pratique ou une autre soit personne ne le peut. Ce que l'on s'autorise soi meme doit aussi etre autorisé à l'autre. Je suis contre le foulard, j'en ai telle idée, l'équivalent contraire doit pouvoir etre dit. Je suis contre le non foulard, j'en ai telle idée. On estime de l'un qu'il est légitime mais l'autre pas juste. Tandis que les deux disent la meme chose. Leurs conceptions de ce que doit etre la pratique des autres. On estime que seul l'un des deux peut dire qu'elle est pour lui la pratique légitime et acceptable. Celui qui dit son opinion négative sur le foulard islamique. Celui qui dit son opinion négative sur le non port du foulard est estimé comme abusant de sa liberté de parole au mieux, au pire un sectaire, un radical etc.... Ce que je veux dire c'est que si l'on émet une opinion de ce que doit etre une bonne pratique pour les autres, dans l'absolu chacun doit pouvoir faire de meme et ce n'est plus de la laicité mais de la tyrannie. C'est etre le pendant de ce que l'on prétend dénoncer. Avec un tel principe une démocratie laique peut devenir une tyrannie. L'avatar d'un régime religieux mais sans liberté de culte.
B
Bouboule
le 03/02/2019 à 15:14
C'est marrant Martin Mohamed, vu des chez nous lorsque ce sont des témoignages de lambda de politiciens voire de dictateurs qui évoquent négativement le voile ce n'est pas une utilisation de l'islam à des fins politiques. La laicité ce n'est pas je parle négativement d'une pratique religieuse ou d'une autre donc je suis légitime, la laicité c'est la séparation. Vous citez des idéologues, des militants, des dirigeants étrangers, des témoins évoquant leurs opinions ou expériences, bref des commentaires n'ayant aucun rapport les uns avec les autres si ce n'est des positions anti laiques, l'évocation négative d'une pratique religieuse qui ne concerne que leurs adeptes. Dès lors que les pratiquants d'une religion respectent la laicité (la séparation) leurs pratiques ne regarde qu'eux.
@
@Martin
le 02/02/2019 à 12:32
Daniel Schneidermann prend pour argent comptant des propos politiques du père spirituel de Saddam Hussein et Bashar El Assad. Nasser était connu pour ses propos hâbleurs. Les femmes du peuple(donc plus de 90% des Egyptiennes) portaient toutes le voile. Même la plupart des femmes des putschistes militaires égyptiens actuels portent le voile.
M
Martin Mohamed
le 02/02/2019 à 12:17
Jeannette Bougrab publie « Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent » aux éditions du Cerf. Partout dans le monde des femmes se rebellent afin d'échapper au joug des islamistes. Pourtant, des féministes et des idéologues défendent le port du voile comme un progrès et un symbole d'émancipation. Jeannette Bougrab s’interroge sur cet aveuglement. Extrait : ".. Depuis la montée en puissance de l’islamisme, l’ombre n’a cessé de s’étendre sur tous les continents, gagnant les cerveaux au point de faire vaciller les certitudes, pourtant difficilement acquises, quant à l’égalité ́ des genres. La violence islamiste contre le féminin revêt ainsi une signification hautement politique et proprement totalitaire. Pour autant, d’ores et déjà dans l’islam classique, la femme est considérée comme inférieure en soi et impure en puissance. Elle ne saurait s’appartenir, que ce soit dans l’espace public ou dans l’espace privé. Elle appartient à la « nation islamique », l’Oumma, ce concept politico-religieux contraire à l’essence même de la philosophie des Lumières qui reconnaît des droits aux individus. Jamais une femme, même musulmane, n’existe seule. Mariée, on continue de la soupçonner d’exciter les instincts masculins. Aussi doit-elle se cacher sous des voiles plus ou moins intégraux. Quant à l’égalité à laquelle le droit français nous a habitués, elle n’existe pas dans les pays musulmans. La femme est par nature inférieure. Le plus inouï, c’est qu’il se trouve des néoféministes françaises pour justifier le voile qui cristallise cette oppression. Ainsi Rokhaya Diallo le définit comme un marqueur de féminité à l’instar de la mini-jupe. Simone, reviens, elles sont devenues folles ! Le vrai marqueur de la féminité, dans la représentation islamique, est de constituer une cible offerte à la prédation. S’attaquer aux femmes, c’est répondre à une lecture littérale de la tradition coranique. Lorsque la communauté internationale s’est indignée des viols commis sur les Yazidies, ces femmes issues de l’antique civilisation de Mésopotamie, par les militants de l’Etat islamique, leurs dirigeants ont objecté qu’ils obéissaient à une prescription sacrée : « Chacun doit se rappeler que réduire en esclavage les familles kuffars et prendre leurs femmes comme concubines est un aspect fermement établi par la charia. Et en le niant ou le moquant, on nierait ou on moquerait les versets du Coran. » Nadia Murad, qui a vécu un enfer, elle-même capturée, torturée, violée pendant des mois par des barbares de Daech, a rappelé le 10 décembre dernier, lors de la remise à Oslo de son prix Nobel qu’elle partage avec Denis Mukwege, le sort encore réservé à des milliers de femmes. Alors, les dénégations mensongères puis les minimisations sociologiques qui ont accompagné les centaines de viols que des hommes principalement de culture musulmane ont commis à Cologne lors du nouvel an 2015 ont bon dos. La racine du mal est dans ce cas religieuse ou, plus exactement, elle repose dans le déficit théologique au regard de l’humanité, du monde et de l’histoire que l’islam n’a toujours pas surmonté et qui nourrit directement l’islamisme. Voilà donc ce qu’il a fallu attendre des jours et des jours avant que nos bonnes âmes finissent par l’admettre : dans la nuit du 31 décembre 2015 au 1er janvier 2016, ce sont 1 049 victimes, principalement des femmes, qui ont déposé 1 088 plaintes, dont 470 pour agressions sexuelles, les autres pour coups et blessures, à l’encontre d’un nombre d’agresseurs estimé à 1500 et se déplaçant en bandes, décrits comme majoritairement jeunes et de type arabe, les quelques dizaines de suspects identifiés étant aux deux tiers des Maghrébins et pour la plupart des immigrants en situation irrégulière. ..." Extrait de "Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent" de Jeannette Bougrab, publié aux éditions du Cerf.
M
Martin Mohamed
le 02/02/2019 à 12:12
https://www.lemonde.fr/international/article/2018/02/24/en-iran-le-mouvement-des-femmes-qui-protestent-contre-le-port-du-voile-ne-s-essouffle-pas_5262139_3210.html En Iran, le mouvement des femmes qui protestent contre le port du voile ne s’essouffle pas La diffusion d’une vidéo montrant une femme bousculée par un policier, jeudi, relance les débats autour de la mobilisation que connaît le pays depuis deux mois. Temps de lecture : 6 min Elle a les cheveux longs et blonds, attachés derrière en queue de cheval. Montée sur une armoire électrique dans la rue, la jeune Iranienne brandit au bout de son bras levé son foulard blanc. En bas, un policier essaie, d’un ton calme, de la convaincre de descendre. Elle lui demande : « Quelle est la charge [retenue contre moi] ? » « Descends d’abord, je te dirai après », lui répond le policier. L’Iranienne, elle, n’entend aucunement lui obéir. « Dis-le maintenant devant tout le monde », lance-t-elle. « Perturber l’ordre public », lui répond finalement le fonctionnaire. Autour, ils sont de plus en plus nombreux à se rassembler. Quelqu’un lance : « Applaudissez-la » et certains suivent son injonction. Après quelques secondes de discussion, le policier monte sur un arbre adjacent et donne un coup de pied à la fille qui tombe dans la foule. LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ La jeune femme s’appelle Mariam Shariatmadari et la scène, filmée par des téléphones portables et publiée largement sur les réseaux sociaux, s’est déroulée, jeudi 22 février, en plein centre de Téhéran. Transférée à la prison d’Evin dans le nord de la capitale iranienne, Mariam Shariatmadari, blessée au genou, attend son jugement. Vague de critiques sur les réseaux sociaux Cette diplômée de l’université d’Amirkabir de Téhéran est la dernière Iranienne à s’être publiquement opposée à la loi qui oblige les femmes en République islamique d’Iran à porter le voile. Le 27 décembre 2017, Vida Movahed, 31 ans, avait été la pionnière de ce mouvement. Elle avait grimpé sur une armoire électrique, située au croisement des avenues Enghelab et Taleghani, dans le centre de Téhéran, et elle avait ôté son voile blanc. Depuis, une trentaine d’autres femmes ont défié le pouvoir en adoptant les mêmes gestes, dans la capitale et parfois en province. Mais depuis jeudi, la réaction violente du policier a provoqué une vague de critiques sur les réseaux sociaux. A en croire la célèbre avocate iranienne des droits humains, Nasrin Sotoudeh, qui représente certaines des filles poursuivies par la justice, le policier « a commis un acte illégal » : « Non seulement aucun homme n’a droit de faire cela à une femme, mais en plus le policier [en question] a abusé de son pouvoir. Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne », a expliqué l’avocate sur sa page Facebook. Libérée contre une caution de 10 000 euros L’une de ses clientes, Narges Hosseini, arrêtée le 29 janvier, est accusée d’« avoir paru en public sans le hidjab », d’« avoir fait un acte haram », illégal selon la charia, en vigueur en République islamique d’Iran et d’« avoir encouragé à la corruption ». Cette dernière accusation peut valoir aux personnes interpellées jusqu’à dix ans de prison ; une très lourde peine témoignant de la volonté des autorités de mettre un terme à cette forme de contestation en faisant remonter le prix à payer. Jusqu’à présent, les femmes qui ne respectaient pas le port du hidjab en public risquaient une amende allant jusqu’à 50 000 tomans, soit 9 euros, ou une peine de prison, entre dix jours et deux mois. LA SUITE APRÈS CETTE PUBLICITÉ Narges Hosseini, elle, a été libérée de la prison de Gharchak, située dans la périphérie de la ville de Karaj, à 40 kilomètres de Téhéran, contre une caution de 60 millions de tomans, soit 10 000 euros. Nasrin Sotoudeh, quant à elle, entend protester contre les charges retenues à l’encontre de sa cliente. « Elle est sortie sans hidjab car elle portait des vêtements d’hiver et son corps était couvert », explique-t-elle. Sur les réseaux sociaux, à l’heure où ce mouvement de contestation ne s’essouffle guère, les Iraniens sont également nombreux à critiquer ces filles. Sur Twitter, Ali Sadrinia voit dans cette contestation un acte « illégal » et « illogique » : « Imaginez que quelques personnes trouvent que certains articles du code de la route posent problème et qu’elles décident, en signe de protestation, de conduire dans le sens inverse autour des places. Comment vous appelez cela ? Aucune personne intelligente et saine ne peut penser que pour faire changer une loi, il faille l’enfreindre. » D’autres utilisateurs pointent du doigt des voyages à l’étranger de certaines filles arrêtées dans le cadre de ce mouvement, laissant entendre qu’elles auraient été manipulées par les pays ennemis de l’Iran. Jeudi, quelques heures avant que Mariam Shariatmadari ne commence son action, la fameuse armoire électrique de l’avenue Enghelab sur laquelle Vida Movaed, la pionnière, était montée, quant à elle, a été aménagée pour empêcher que plus aucune fille n’y grimpe.
M
Martin Mohamed
le 02/02/2019 à 12:10
Les "droits des musulmanes" : une imposture islamiste (K. Slougui) par Khaled Slougui, consultant formateur, président de l’association Turquoise Freedom.14 août 2018 PRIMO. Ces femmes qui ont signé une tribune dans le journal belge ne représentent nullement les femmes musulmanes, c’est une minorité qui veut imposer sa conception et son interprétation de l’islam, et ce faisant, oeuvre à remettre en cause le fondement même du principe de laïcité : la neutralité confessionnelle de l’Etat. Leur démarche est purement politique et idéologique, elles refusent l’intégration et voudraient que le pays s’adapte à elles. Elles s’avancent masquées, mais l’objectif est bien de remettre en cause les valeurs de l’occident. SECUNDO. Une directive de la Cour Européenne de justice de mars 2017 autorise le licenciement pour port du voile à partir du simple règlement intérieur ; en soi, c’est une grande avancée qu’il faut consolider. Par ailleurs, à l’inverse de ce qui est affirmé, le port du voile est passé de mode ; nous assistons à une tendance affirmée au dévoilement. En effet, ce n’est pas l’intrusion du voile dans l’espace public qui va assurer l’émancipations de ces femmes. C’est le rejet d’une idéologie tardive de régression ; c’est une dépolitisation de l’islam ; c’est sa saine reconduction à sa vocation spirituelle ; c’est l’inversion du rapport hommes-femmes ; c’est le dépassement de l’obéissance et la confiance aveugle en les doctrinaires qui sont de nature à libérer les femmes. La solution est entre leurs mains, et par là-même leur destin. La politique de victimisation à outrance a atteint ses limites, et l’argument d’islamophobie n’est plus recevable. Les islamistes, le CCIF et ses soutiens sont les pires racistes ; sans compter qu’ils défigurent, dénaturent,dévoient et mutilent l’islam, en recourant à l’excommunication et l’apostasie. Le voile n’est pas coranique, c’est une imposture des ténébreux islamistes qui dévoile autre chose que la foi. Je leur conseille la lecture du livre Plaidoyer pour un islam moderne de Mohamed Talbi (éd. L’Aube), cela les libèrerait des contrefaçons qui encombrent leur esprit, cela les éloignerait de la confusion islam/islamisme. TERTIO. Je conteste l’idée même que le voile est l’expression de la foi. Regardez comment étaient habillées les étudiantes du Caire [1], d’Alger, de Kaboul, ou Téhéran, avant la révolution iranienne. Le voile est un habit entré par effraction, ce n’est pas l’habit naturel de la femme musulmane comme le laissent entendre les islamistes. Principe de séparation, principe de neutralité, de liberté, de laïcité, cela fait un tout. Il ne faut pas accepter la lecture sélective des ténébreux. Oui au modèle de laïcité française qui dérange tant le projet totalitaire des intégristes ; non au modèle anglo-saxon. L’affaire n’à rien à voir avec l’accoutrement, il s’agit d’un projet de régression qu’il faut combattre, car c’est une imposture et une manoeuvre des islamistes. L’Occident n’a pas à négocier avec eux, il a à lutter de façon implacable contre l’intrusion du fait religieux dans la sphère publique. L’enjeu, n’en déplaise aux bigots de tous bords, c’est l’éradication de l’islamisme - je n’ai pas dit l’islam. QUATRO. Quant à l’inclusion, oui, et il faut leur retourner l’argument : la femme doit pouvoir mener la prière et la tête découverte, comme cela se développe partout en Europe (mosquées inclusives) ; elle doit pouvoir se marier avec un non musulman (c’est son affaire) ; l’homosexualité doit être reconnue pour les hommes et les femmes sans impact sur la pratique ; la mixité doit exister dans les mosquées ; la polygamie doit être abolie, et le mariage hallal interdit s’il n’est pas précédé du mariage civil ; elle doit retrouver un statut d’égalité avec l’homme... Conclusion. Voilà ce que c’est que l’inclusion, cela signifie aussi qu’il ne faut pas succomber à l’entourloupe de la victimisation. L’on aurait tant aimé que ces femmes parlent d’inclusion en dénonçant leur assimilation à une pièce de 2 euros qui passerait de main en main [2], la volonté du CCIF de faire de la France un pays musulman dans 30 ou 40 ans, qu’elles se soulèvent contre l’abaissement de l’âge du mariage pour les jeunes filles mineures, qu’elles arrêtent leur prosélytisme et la stratégie de conversion de pauvres jeunes filles innocentes... Et peut-être aussi qu’elles se rappellent ces préceptes humanistes et de bon sens du Coran : "Pas de contrainte en religion" (2,256) ; "Vous avez votre religion et j’ai la mienne" (6,109) ; "Et les femmes ont des droits sur les hommes semblables à ceux que les hommes ont sur elles" (2,228). Il va de soi que la laïcité exclut l’auto-discrimination (Berque), surtout lorsqu’elle est provocatrice (signes ostentatoires) ; il faut laisser donc la religion à sa place, la sphère privée, elle y trouverait accomplissement et quiétude. "Dieu est assez grand pour se défendre" (Clémenceau), il n’a pas besoin d’avocat ici-bas, foutons lui la paix et foutons la paix à l’Homme. Khaled Slougui
M
Martin Mohamed
le 02/02/2019 à 12:07
« L’ancien président égyptien Nasser parle à la tribune, devant un vaste public. Il évoque sa tentative de dialogue avec les frères musulmans, en 1953, au lendemain du coup d'état qui l'a porté au pouvoir. La négociation avait alors tourné court. Le chef religieux avait demandé au dirigeant d'obliger les femmes égyptiennes à porter le voile. "Chaque femme", précise Nasser. Une voix dans la salle : "qu'il le porte lui- même !" Nasser continue : "Je lui ai répondu que c’était revenir à l’époque où la religion gouvernait et où on ne laissait les femmes sortir qu’à la tombée de la nuit (…), je lui ai dit "Monsieur, vous avez une fille à la faculté de médecine, et elle ne porte pas le voile. Comment voulez-vous que je le fasse porter à dix millions de femmes égyptiennes ?" Rires et applaudissements redoublés de la salle. (...) Cette vidéo dit qu'il fut une époque, en Egypte, où l'idée de voiler les femmes faisait simplement rire. On n'entend qu'une chose, ces rires à gorge déployée qui nous parviennent à travers les décennies, ces rires incroyables, inimaginables, libérateurs, qui crèvent le mur des polémiques maussades, et mesurent mieux que tous les discours l'épouvantable chemin parcouru » Daniel Schneidermann (Arrêt sur images, 2012)
M
Martin Mohamed
le 02/02/2019 à 12:06
"La seule bouffée d’air pour moi fut mon inscription au collège. Mon père ne souhaitait pas forcément que sa fille poursuivit des études mais il n’avait pas le choix car je n’avais pas 16 ans et la scolarité était obligatoire. C’est grâce au collège public que j’ai pu découvrir la liberté. Liberté d’enlever mon voile, liberté de réfléchir, de penser et d’agir, liberté de voir ces jeunes Français jouer et rire, liberté de voir des femmes libres et émancipées." Tribune libre Lettre d’une mère d’élève http://www.laicite-republique.org/lettre-d-une-mere-d-eleve.html 1er février 2019 Printemps 1989, j’avais 13 ans. Je vivais jusqu’alors au Maroc, mon pays. C’était une existence paisible de jeune adolescente entourée de sa mère, de ses frères et de ses sœurs. Mon père, lui, vivait en France, à Paris, avec… sa deuxième épouse, privilège que la législation marocaine lui permettait. La France, nous en parlions beaucoup et, sans le connaitre, j’aimais ce pays, non pas pour la beauté de ses paysages ou pour son histoire car je n’en savais pas grand-chose pour n’y être jamais allé mais parce qu’il accueillait mon père et, ce faisant, le maintenait éloigné de nous. Comment qualifier ce père ? Il était disons-le avec les formes, conservateur. Conservateur au sens qu’il était attaché aux traditions et à la religion dans la mesure où ces dernières lui apportaient tous les avantages dus à sa qualité d’homme. Sa vision de la fille et de la femme était claire : Ces dernières doivent être au service de l’homme, qu’il soit père, frère ou époux et ce n’est qu’au travers de la domination masculine qu’elle peut se permettre d’exister. Son éloignement était pour moi une des conditions de ma liberté et de mon bien-être. 1989, j’avais 13 ans et l’on m’annonce que mon père veut que je le rejoigne à Paris. Désarroi, coup de tonnerre dans ma vie. Alors que mes amis, ma famille, vantent ma chance d’aller vivre en France, à Paris qui plus est, je suis mortifiée de tout quitter, d’aller rejoindre ce père que je souhaitais le plus loin de moi possible. Printemps 1989, je quitte le Maroc et arrive dans mon nouveau pays. De Paris, cette ville merveilleuse qui faisait rêver mon entourage, je ne vis que les murs de l’appartement paternel et je compris vite qu’on attendait de moi de me mettre au service de ma belle-famille. A l’extérieur, mes sorties devaient être courtes, discrètes et voilées. Une fille de 13 ans se doit de ne pas faire n’importe quoi et de ne pas s’exposer de manière inconsidérée. La seule bouffée d’air pour moi fut mon inscription au collège. Mon père ne souhaitait pas forcément que sa fille poursuivit des études mais il n’avait pas le choix car je n’avais pas 16 ans et la scolarité était obligatoire. C’est grâce au collège public que j’ai pu découvrir la liberté. Liberté d’enlever mon voile, liberté de réfléchir, de penser et d’agir, liberté de voir ces jeunes Français jouer et rire, liberté de voir des femmes libres et émancipées. Certaines d’entre elles étaient maghrébines et représentaient pour moi l’espoir de leur ressembler. En les voyant tous et toutes, je me disais qu’ils ne songeaient pas à la chance qu’ils avaient d’être nés dans un pays comme celui-là. Sans doute ne s’en rendaient-ils même plus compte. Certes dès mes 16 ans, rattrapée par l’obscurantisme familial, j’ai dû arrêter mes études, mais une graine était semée et ma volonté fit le reste. J’étais bien décidée à m’émanciper, à vivre dans ce pays et à saisir la chance qu’il m’offrait de me réaliser librement en tant que femme. J’y ai fait des rencontres, j’ai pu travailler, y trouver l’homme avec qui je partage ma vie et mes valeurs et enfin, fonder un foyer avec deux filles bien françaises qui ont aussi une partie de leur cœur dans le Maroc de leur maman. Nous habitons un quartier de Paris, dans le 19e, où, très lentement, l’emprise communautariste a changé la population du quartier, surtout les femmes bien sûr. Cette majorité visible de femmes musulmanes s’est peu à peu mise à porter le voile. Nous avons bien-sûr choisi de scolariser nos deux filles dans l’école publique de notre secteur. Le nombre de mères d’élèves voilées est allé en augmentant. Elles offrent désormais l’image de la « normalité » de la femme musulmane et, c’est cette « normalité » que mes filles constatent au quotidien à l’entrée de l’école. Si nous avons choisi cette École de la République, c’est pour les protéger. Je me revois enfant et repense à cette bouffée d’air que l’École m’a apportée. Je veux que mes filles, une fois le seuil franchi, soient coupées de toute forme de religion ou de croyance. Si ce quartier change, si la religion investit l’espace et les rues, si les femmes souhaitent, volontairement ou non, montrer leur appartenance, je veux que l’école où vont mes filles, où vont tous les enfants du quartier, soit l’espace où cet extérieur n’entre pas, où la religion, quelle que soit sa forme, n’ait pas d’accès. Il en va de leur liberté de choix et de conscience, liberté que beaucoup n’ont pas à la maison, liberté que moi-même je n’ai pas eu mais obtenu grâce à l’École et ce principe de laïcité. Je suis tellement surprise de constater les réclamations permanentes de certaines familles concernant les repas sans porc et même désormais les repas hallal. L’an passé, en accord total avec l’équipe enseignante de l’école, j’ai appuyé et soutenu la volonté de demander aux parents accompagnateurs de sorties scolaires la neutralité religieuse et d’opinion dans leur aspect vestimentaire en étant tout à fait consciente que dans mon quartier, cela s’adressait plus particulièrement aux mères d’élèves voilées. Cet ajout au règlement de l’école, voté très majoritairement par le conseil d’école a bien-sûr, suscité un vif émoi, émoi provoqué par l’action de 2 parents d’élèves. Lorsqu’il fut question pour ces mamans de rallier le soutien des parents, quelle ne fut pas leur surprise de constater que, malgré mon aspect méditerranéen et mon prénom, mes réponses étaient claires sur ce sujet : J’approuvais totalement cet ajout au règlement de l’école. Après tout ce que j’avais vécu pour m’en sortir, je me voyais rattrapée par ce voile promu désormais par les femmes elles-mêmes. Mes pensées, source de ma détermination, allaient vers toutes ces petites filles, qui, en 2019, vivent les mêmes choses que moi j’ai vécues, qu’on veuille le croire ou non. Si le combat contre l’obscurantisme des familles me dépasse, je veux que l’école soit le rempart au religieux dans sa conception la plus obscure. J’ai parfaitement intégré que la laïcité n’est pas un rejet des religions mais une protection pour chacun à exercer sa liberté de conscience et, l’école doit représenter, pour les enfants, un lieu où la religion n’entre pas alors qu’à l’extérieur, elle est hélas omniprésente. Je n’oublierai pas que c’est grâce à cela que moi-même suis parvenue à gérer ma vie de femme libre. Je suis, de plus, surprise, que des parents non musulmans, sous prétexte de « bien-pensance » ou de « tolérance », se soient offusqués de ce point de règlement, avançant la stigmatisation ou la liberté, eux qui n’ont pas vécu les contraintes et l’obscurantisme de certaines familles musulmanes. Ils devraient au contraire soutenir ce texte et aider à vraiment sortir le religieux de l’école dans le seul but de protéger les enfants. Si stigmatisation il y a, c’est celle à l’encontre de la laïcité. Je constate que ses ennemis sont nombreux, souvent cachés et que ce rude combat, nous devons, nous musulmans éclairés, nous l’approprier. Une mère d’élève
K
Kanza
le 02/02/2019 à 09:55
Ses propos sont d une violence absolue envers les femmes qui appliquent le hijab et n est pas compatible avec une pensée universaliste. Combattre l extrémisme par un autre extrémisme ne mène à rien.
C
Chabbi
le 02/02/2019 à 09:44
Un donneur de leçons qui cherche une place au soleil!On lui a donné une mission à accomplir,il faut qu'il donne des gages il l à fait : son horrible déclaration sur le voile.Qu'il arrête de philosopher et qu'il soit digne de ses origines!
C
Catherine
le 01/02/2019 à 21:05
Ce sont plutôt ses propos qui sont une atteinte à la dignité de la femme tout le monde n est pas complexée par le fait de porter un voile qu on soit musulmane chretienne juive bouddhiste indouhiste ect...
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zayneb
le 01/02/2019 à 18:20
Je devrais être choquée moi qui suis voilée...mais je ne le suis pas: on n'en finit pas d'être essentialisées même par les "nôtres", c'est une continuité et malheureusement je m'y attendais. La question que je me pose : veut-il être le nouveau copain de Mme Fourest après M. Chalgoumi? Et si oui, est-ce parce qu’il a des squelettes cachés dans ses placards qu'il craindrait qu'on découvre? Nous sommes nombreux, à ne pas placer notre dignité dans ces énergumènes qui paradent autour des cercles de pouvoirs et qui bavent à l'idée d'y entrer au risque d'en perdre leur dignité et qui, au passage nous éclaboussent...
J
Jaouad
le 01/02/2019 à 16:41
Ce monsieur ne s'explique pas. S'il voulait vraiment débattre, il aurait débattu de l'intégration ou non du voile dans la dogme musulman, chose acquise pour une frange importante des musulmans. Et non aller dans un journal clairement islamophobe, tenir des propos qui plaisent tant à ces mêmes islamophobes. Ce monsieur, et l'organisation qu'il représente (le FIF), n'ont plus rien à voir avec les musulmans de France. Ce ne sont plus des interlocuteur crédible et ils n'existent même plus au yeux de la communauté musulmane.
SaphirNews.com

Ghaleb Bencheikh s'explique après la polémique née autour de ses propos sur le voile

Par Hanan Ben Rhouma le 01/02/2019

« Je pense fondamentalement que le voile est une atteinte à la dignité humaine dans sa composante féminine. » Face à la polémique née de ces propos tenus auprès de Marianne, le président de la Fondation de l'islam de France Ghaleb Bencheikh s'exprime et s'explique.

« Je pense fondamentalement que le voile est une atteinte à la dignité humaine dans sa composante féminine. Ce n’est pas cela l’élévation spirituelle. » Ces quelques mots de Ghaleb Bencheikh, tirés de son interview avec le magazine Marianne en date du 24 janvier, n’ont pas manqué de provoquer une polémique parmi des musulmans en France.

Alors, avec de tels propos, serait-il un « allié objectif des islamophobes », comme certains de ses détracteurs l'affirment sur les réseaux sociaux ? Lors d’un échange avec le public venu assister, jeudi 31 janvier, à la présentation des vœux de la Fondation de l’islam de France, son nouveau président a été interpellé sur ce sujet. Une occasion toute trouvée pour le théologien de revenir sur ses propos et de les éclaircir.

Ce qu’il s’est dit lors de la cérémonie de vœux de la Fondation de l’islam de France - Avec la FIF, Ghaleb Bencheikh plaide pour « que plus jamais le vocable islam ne soit synonyme d'épouvante »

L’affirmation d’un « respect absolu » de choix personnels

C’est avec fougue que Ghaleb Bencheikh, qui n’a jamais caché son avis tranché sur le voile, s’est d'abord défendu d’avoir manqué de respect aux femmes musulmanes et à leurs « choix personnels ». « De deux choses l'une : respect absolu pour les choix métaphysiques et spirituels des uns et des autres, sans aucun stigmate et je ne m'autoriserai jamais à entrer par effraction dans la conscience des uns et des autres, et notamment des unes et des autres », souligne-t-il.

Plus tôt, il affirmait que si « le président de la FIF n'a pas vocation à ester en justice » face à des affaires d’islamophobie, il ne s'insurge pas moins des attaques commises contre des musulman-e-s, se disant « prêt à se jeter dans la fosse aux lions s'il le faut ». « Nous sommes dans un État de droit. Donc à chaque fois qu'il y a une atteinte à l'intégrité physique et morale de quiconque, il faut saisir la justice systématiquement. »

« Ouvrons des débats au lieu du torrent d'injures »

« En même temps, sans être macronien, je trouve aussi qu'il y a eu un travail de culpabilisation de ces consciences », estime le théologien. « Ma conviction profonde comme homme de foi, c'est que cette affaire-là (le voile) n'est pas si nécessaire pour compromettre et la scolarité et le travail, (...) l'avenir, le bonheur et l'épanouissement de nos compatriotes coreligionnaires femmes », fait-il valoir, avant d’ajouter que « cette affaire du voilement des filles a été réglée au lendemain du recouvrement des indépendances de quasiment tous les pays musulmans, ça n'a jamais été un problème ».

« Je dis ce que je pense juste de dire. Ouvrons des débats, trouvons les espaces de discernement, de l'intelligence, de la confrontation des idées au lieu du torrent d'injures et de menaces de mort », plaide, à juste titre, Ghaleb Bencheikh.

A ceux qui le traitent d'apostat, l’islamologue choisit de leur répondre en prononçant la profession de foi - la shahada -. « Et aucune force dans le monde ne saura me l'enlever car je le crois fondamentalement, c'est gravé dans mon cœur ! », conclut-t-il sous les applaudissements nourris de l'assemblée.

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