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Palestine, Iran, Rohingyas, Ouïghours… ce que l’OCI en a dit depuis le sommet de La Mecque

Par Lina Farelli le 04/06/2019

L’Arabie Saoudite a hébergé fin mai le 14e sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), organisé dans la ville sainte de La Mecque quelques jours avant la fin du mois du Ramadan et de l'Aïd al-Fitr De nombreux chefs des États membres, à l’exception notable du président turc Recep Tayyip Erdogan, ont fait le déplacement pour cette réunion, qui intervient avant une rencontre fin juin au Bahreïn visant à présenter un plan de résolution du conflit israélo-palestinien, favorable à Israël et élaboré par Jared Kushner, gendre et conseiller de Donald Trump.

A l’issue du sommet qui suivait un autre de la Ligue arabe à La Mecque le 30 mai, l’OCI a réitéré un soutien sans faille envers la cause palestinienne, qui a dominé la majeure partie des discussions. Les chefs d’Etats ont ainsi condamné le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. « La paix et la stabilité dans la région du Proche-Orient ne seront atteintes qu’avec le retrait d’Israël des territoires occupés en 1967 », souligne-t-on dans un communiqué.

En ce sens, l’OCI a appelé ses 57 États membres à « boycotter » tous les pays qui ont ouvert ou qui ouvriront une ambassade à Jérusalem. Un appel qui a cependant de grandes chances de rester lettre morte au regard des relations de proximité existantes entre les Etats-Unis et de nombreux pays de l’OCI, en particulier des membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Lire aussi : Palestine : l'OCI réclame l'envoi d'une « force de protection internationale » face à Israël

Un soutien affirmé aux Rohingyas, pas aux Ouïghours

En parallèle, un soutien appuyé à Riyad a été apporté par l’OCI dans son conflit larvé avec l’Iran, qui soutient les revendications des rebelles houthis au Yémen contre lesquels l’Arabie Saoudite mène la guerre depuis 2015. La puissance chiite est accusée par ses rivaux d’être derrière le sabotage de quatre navires, mi-mai, au large des Emirats arabes unis et, ainsi, de déstabiliser la région.

Au cours de ce sommet, l’OCI a également condamné la répression dont les Rohingyas sont victimes en Birmanie et a appelé à l’arrêt des violences contre cette minorité musulmanes. L’OCI a rappelé qu’il incombe au gouvernement birman de protéger tous ces citoyens, indépendamment de leur appartenance ethnique ou religieuse.

En revanche, le cas des Ouïghours en Chine n’a pas été soulevé. Cette minorité musulmane, qui fait face à des violences d’Etat, figure parmi les grands oubliés du sommet de l’OCI. Un silence qui traduit une volonté des pays musulmans de ne pas se mettre à dos la Chine. Seule la Turquie s’est ouvertement ému du sort des Ouïghours ces derniers mois.