Commentaires

F
Fatima
le 21/04/2019 à 22:07
Dorénavant celui qui osera l'appeler autrement que le Nisrine ne sera pas pris en compte. Nisrine c'est très bien. Etant donné que tout le monde se fout de comment on peut bien l'appeler, Nisrine c'est très bien.
F
Fatima
le 21/04/2019 à 21:49
Nisrine. T'as qu'à l'appeler au hasard le Spnezeis. Ce sont les lettres que j'ai taper au hasard sur mon clavier en fermant les yeux. Nisrine. Personne n'a rien à faire du mot pour le dire. Cependant il faut bien donner un nom aux choses. Débattre de la sémantique, du mot pour le dire, est inconséquent. Que ça puisse s'appeler Trucmuche ou Machinchose n'est d'aucun intérêt. Je propose comme terme Nisrine. Qu'en pensez-vous Nisrine. Ne manque que votre validation. Si vous refusez ce terme il est évident qu'il en deviendra inconvenant. Je propose aussi XYZ. Qu'en pensez-vous. C'est un mot qui n'existe pas. Il conviendrait donc tout à fait. Ca ne changerait rien, mais il conviendrait tout aussi bien. Ou La chose. Ou Le scrogneugneu. Ou Le machinbidule..... Le mot pour le dire change quoi! Absolument rien. Rien de rien. C'est un débat qui ne vise qu'à amuser la galerie.
N
Nisrine
le 19/04/2019 à 14:57
L'auteur de l'article écrit : "[l'islamophobie est] ce que tout le monde identifierait aujourd’hui comme relevant du racisme anti-musulman". C'est faux. Peu de gens identifient l'islamophobie avec la haine des musulmans (seuls les fanatiques religieux, qui ne supportent pas qu'on critique, à juste titre, leurs superstitions ridicules, le font). Il ne suffit pas d'affirmer un mensonge pour le transformer en vérité.
T
Tintin
le 12/04/2019 à 17:57
Leroy. François. La définition du républicanisme c'est la liberté. Elle a été acquise au prix d'une guerre civile. Personne n'a l'idée de dire du républicanisme qu'il est une barbarie. C'est d'Histoire dont il est question, d'évènements et pas du républicanisme en tant que tel.
T
Tintin
le 12/04/2019 à 14:39
Aucun des deux commentaires ci-dessus ne critiquent l'islam puisqu'ils évoquent des personnes. Dans les deux commentaires ci-dessus, les fanatiques sont mis en avant pour l'un, l'Histoire pour le second. Ni l'un ni l'autre ne sont ni l'islam ni les musulmans. Ils sont des évènements. Des évènements qui font partis de l'Histoire et dont les protagonistes étaient des musulmans mais les évènements ne sont pas une identité ni les identités des évènements. S'agissant de presque tout, si les idées ne sont incarnées par personne elles n'existent pas. L'écologie n'existe pas, l'athéisme n'existe pas, le féminisme, le socialisme, la climatologie, la république, le fanatisme etc. Rien n'existe. Il y a confusion entre les idées, les concepts et l'incarnation. Entre les idées et les etres. Lorsque j'écris en ce moment meme, je ne suis pas un athée, je suis une personne. C'est moi qui suis à critiquer (ou pas) et pas l'athéisme. Ni meme les autres athées. Je suis moi et personne d'autre. Je suis un individu et pas l'athéisme. Le langage étant une traduction qui ne sert pas à retranscrire fidèlement la réalité mais à l'interpréter on peut avec le langage tout faire admettre. Monsieur Leroy, vous dites, de l'islam qu'il s'est répandu par la guerre et des arabes qu'ils ne sont pas des arabes. C'est une narration que l'on pourrait aussi bien faire s'agissant de la république, née d'une guerre civile et d'effusion de sang. Nous n'en avons pas été acteurs, nous manquent les sentiments (et par extension des actes) pour pouvoir juger de ce vécu que nous autres appelons l'Histoire. Lorsque vous dites des arabes qu'ils ne sont pas des arabes vous semblez dire que c'est d'où l'on vient qui fait une identité (l'Arabie) Les arabes sont effectivement les habitants de l'Arabie. Mais etre né quelque part n'est pas une identité. C'est un endroit juste. On parle un langue commune pour des raisons pratiques. On adopte une confession (ou pas) par conviction. On est issu d'une culture par transmission, héritage. Vous confondez origine, culture et confession. L'islam est la religion des arabes. Mais ni etre musulman ou arabophone ne sont des origines. On peut etre arabophone et ne pas etre musulman. On peut etre musulman et ne pas etre arabe. Les arabes sont des personnes arabophones, de culture ou de confession islamique issues du moyen orient ou d'Afrique. Les musulmans sont les adeptes d'une confession. Les arabes sont des personnes. Pas un endroit. Ou bien alors on pourrait dire des sénégalais qui sont francophones qu'ils sont des français. Des rwandais qui sont chrétiens qu'ils sont des moyen orientaux. Les endroits sont des endroits et ne sont que cela. Les arabes sont des personnes, pas un endroit. Les cultures, langues ou confessions sont un héritage (ou adoption) et ne sont que cela. Ils ne sont pas des endroits. Aucune langue, confession ou culture ne sont des endroits.
T
Tintin
le 07/04/2019 à 20:11
Les anti islam existent, des individus qui ont une haine viscérale, un rejet de cette confession existent. Ils ne le choisissent d'ailleurs peut etre pas. Certains ont un dégout et un rejet juste en voyant la façon qu'ils ont de prier. La façon qu'ils ont de se prosterner les choque, les dérange. C'est irrationnel mais un tel dégout existe chez certaines personnes. On ne peut pas appeler des personnes qui refusent l'idée d'une mosquée, du ramadan, d'interdit alimentaire ou autre fete du mouton comme là-bas dit donc(lol) comme étant une critique de l'islam. Une critique c'est dire du négatif mais aussi du positif. Critique de cinéma par exemple. Le scénario était pourtant très bien mais les acteurs sont décevants, un critique c'est ça. Le terme islamophobie est inconvenant s'agissant d'évoquer des individus critiques. Le terme phobie indique un rejet, un dégout, une répulsion. Faire d'un arachnophobe une personne intéressée par les araignées interdit de dire qu'il est arachnophobe. La dame a raison lorsqu'elle évoque le racisme s'agissant de l'argument d'un grand remplacement. Remplacer signifie prendre la place de quelqu'un, ça dit du fameux remplaçant que meme en ne faisant rien il porte tort. Mais s'appuyer sur un cas pour refuser l'idée que des anti islam puissent exister n'est pas raisonnable.
V
Vigneron
le 07/04/2019 à 00:17
Il voit les musulmans et non leur religion. Misère qu'est-ce qu'il faut pas lire. Elle est frappa dingue cette Fourest.
F
François Carmignola
le 28/03/2019 à 19:19
Pour enfoncer le clou https://twitter.com/MEMRIReports/status/1109688918155427840?ref_src=twsrc^tfw|twcamp^tweetembed|twterm^1109688918155427840&ref_url=http://islamisation.fr/2019/03/25/selon-un-cheikh-palestinien-de-la-mosquee-al-aqsa-la-france-deviendra-un-pays-islamique-grace-au-djihad/ AlAqsa est la mosquée de Jérusalem, considérée comme un lieu saint de l'Islam. Ce lieu est il ou non profané par un blasphémateur psychopathe ou bien y tient-t-on des discours qui justifient non pas un rejet (modéré) de l'islam, mais la demande de fermeture de la dite mosquée pour appel à la haine raciale et religieuse ?
F
François Carmignola
le 24/03/2019 à 11:34
@Leroy Tout à fait, au point que toutes ces références à l'arabité, proprement racistes, nécessitent d'introduire un nouveau concept, la "berbérophobie". A bas la berbérophobie !
L
Leroy
le 23/03/2019 à 20:48
L'islam n'étant pas une race, l'islamophobie n'est pas un racisme, mais la critique d'une religion inquiétante, née dans la guerre et répandue par la guerre. Toutes les relgions sont critiquables. Les peuples dits arabes actuels sont d'ailleurs d'anciens conquis par les vrais Arabes (à coups de sabre ?).
F
François Carmignola
le 22/03/2019 à 14:09
Il est très peu probable que l'on puisse renverser une situation déjà bien installée. Comme il est dit ici et très naïvement, comme innocemment, - la condamnation de l'"islamophobie" est bien sur une tentative d'interdire toute critique de la religion islamique par manipulation du langage. - le "meme" de l'islam, religion intolérante et autoritaire dont les représentant les plus fanatiques tentent de mettre la main sur les immigrations récentes en occident, a de l'avenir. Il est contradictoire dans les termes d'accepter (soit disant) la critique de l'islam et de condamner l'"islamophobie" comme racisme. Les mots ont un sens et se moquer du monde trop visiblement a des limites.
SaphirNews.com

En finir avec la querelle sémantique autour de l’islamophobie

Par Adel Taamalli, le 21/03/2019

Après les attentats islamophobes de Christchurch qui ont endeuillé la Nouvelle-Zélande le 15 mars dernier, l’une des réactions les plus remarquables fut celle de Caroline Fourest. La polémiste féministe tweetait en effet une nouvelle salve contre le concept d’islamophobie, notion qu’elle combat avec d’autres intellectuels depuis de nombreuses années.

Si elle s’associe à la douleur générale exprimée par tous face à ce crime odieux, elle rappelle d’emblée que « mal nommer, c’est minimiser ». Elle préfère l’utilisation des termes de « racisme antimusulman », qu’elle prétend combattre. L’islamophobie définit avant tout pour elle « la peur de l’islam » et non le rejet d’êtres humains – les musulmans – en raison de leur appartenance religieuse. Amalgamer ces deux qualifications laisserait la porte ouverte à l’impossibilité de la critique de l’islam en tant que religion ou système idéologique.

Cette dépense d’énergie autour de l’appellation d’un racisme spécifique implique de se poser la question suivante à laquelle, dans le but de franchir le Rubicon de l’incompréhension mutuelle afin d’annihiler le phénomène, il faut impérativement répondre : dans quelle mesure l’éternelle querelle sur le terme d’islamophobie, autour duquel les intellectuels français s’écharpent si souvent, masquent des a priori d’ordre subjectif interrompant les processus d’appropriation dans le débat public des actes racistes visant les musulmans (ou prétendus comme tels) ?

Qu’est-ce que l’islamophobie ?

Rappelons pour commencer la démonstration que l’islamophobie se rapporte à ce que tout le monde identifierait aujourd’hui comme relevant du racisme anti-musulman. Ainsi, pour Koffi Annan, alors secrétaire général de l’ONU, la définition qu’il en fit dès 2004 est claire : « Quand le monde est contraint d’inventer un nouveau terme pour constater une intolérance de plus en plus répandue, c’est une évolution triste et perturbante. C’est le cas avec l’islamophobie. »

Les mots parlent d’eux-mêmes. L’islamophobie, bien que le terme puisse souffrir de défauts en ce qui regarde son étymologie (« la peur de l’islam »), désigne un phénomène grandissant pointé par l’ancien secrétaire général, à savoir le racisme spécifique à l’égard des musulmans ou perçus comme tels, et ses funestes applications en termes de rejet, de discrimination et d’actes violents. Cette spécificité est également le cas pour l’antisémitisme, qui ne renferme pas dans son usage, comme son étymologie le présupposerait, l’hostilité envers les sémites, mais bien, acception reconnue de tous, le racisme particulier, et les effets néfastes de celui-ci, envers les Juifs ou prétendus comme tels.

Le fait de chercher à savoir si le terme a été créé au début du XXe siècle ou en 1979 par la République islamique d’Iran constitue, au regard des événements actuels pouvant se cristalliser par la commission d’une tuerie de masse comme cela s’est récemment produit, un combat d’arrière-garde.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas faire l’Histoire de ce mot et des glissements de sens qu’il a pu comporter. Affirmer qu’il a défini, selon certains points de vue et à certaines époques, la peur ou le rejet de l’islam en tant que religion, détermine sa richesse historico-sémantique, comme cela est le cas pour beaucoup d’autres mots de la langue française. Ceci demeure toutefois l’affaire des spécialistes tels que les historiens, les linguistes et les lexicologues qui, s’ils enrichissent le débat d’occurrences scientifiques, ne sont pas les accoucheurs des notions collectives à partir desquelles la teinte de la scène intellectuelle du pays est dessinée.

La subjectivité à l’œuvre dans le rejet du terme ?

Mais alors, qu’est-ce qui fait qu’un grand nombre d’acteurs de cette même scène intellectuelle refusent l’emploi de ce terme ? Chez les Finkielkraut, Zemmour, Bruckner, Fourest, Valls, Levy (de Causeur), critiquer son usage est un leitmotiv qu’ils assènent à longueur d’interventions médiatiques. La similitude de leur rejet pourrait faire penser qu’ils ne cessent de se concerter mutuellement sur la question. Il n’en est rien en réalité.

La reprise de la critique de ce terme est en fait un mème, « un élément culturel reconnaissable, reproduit et transmis par l'imitation du comportement d'un individu par d'autres individus ». Rappelons que les mèmes sont, pour beaucoup de chercheurs, l’un des ressorts fondamentaux de l’Histoire de l’humanité.

Un autre de ces mèmes, dont nous sommes continuellement les témoins, marque la spécificité de l’arène politique française. Il nous montre comment des femmes et des hommes politiques, de gauche comme de droite, rejettent fréquemment le voile islamique, lequel menacerait la laïcité, alors même que cette dernière ne concerne que l’Etat et les agents auxquels elle impose par la loi une stricte neutralité religieuse. Bien qu’elle puisse scientifiquement être décrite, une imitation culturelle n’est pas forcément objective.

Ainsi, tout s’éclaire. Ce positionnement identique chez ces intervenants cache mal les problèmes qu’ils ressentent avoir avec ce qui se rapproche plus ou moins dans leur esprit de l’islam. Le fondamentalisme religieux contre lequel Caroline Fourest s’élève, l’identité française, censément malheureuse, que veut soigner Alain Finkielkraut, le grand remplacement qu’Eric Zemmour condamne, et l’assimilation interrompue qu’Elisabeth Lévy souhaite réactiver, sont pour eux des faits sociaux avérés qui fissurent, chacun à leur manière, le vivre-ensemble.

La cause de ce trouble national d’après leurs écrits ? Le renoncement des élites et les migrations massives des dernières décennies qui ont vu l’installation durable en France de populations musulmanes ou d’origine musulmane. Comme ils exigent que le débat public leur permette de critiquer l’islam pour conforter leurs a priori, ils désirent éviter le piège que leur tendrait le concept d’islamophobie.

En cela, ils possèdent une vertu cassante. Dans ce débat stérile qu’ils imposent, ils pompent l’énergie de chacun puisqu’ils interdisent de ce fait la réunion de toutes les bonnes volontés autour d’un mot reconnaissable pour lutter contre le racisme spécifique qui visent les musulmans.

Cesser une bataille sémantique subjective et improductive

Caroline Fourest, avec d’autres, s’inscrit dans un combat idéologique qu’elle a le droit de mener. Pour mettre cependant fin à la querelle de l’islamophobie et nous retrouver autour de la lutte contre le racisme, entendons-nous tous une fois pour toute. L’islamophobie, devenu un concept populaire qu’on ne peut effacer d’un simple trait de plume, ne désigne pas l’interdiction de critiquer l’islam.

Si des intellectuels estiment que leurs postures doivent s’accompagner d’une dénonciation de cette religion ou de certaines de ses croyances et pratiques, grand bien leur fasse. Cela ne pose aucun problème tant que celle-ci ne s’assimile pas à un racisme visant des musulmans parce que musulmans. En retour, nous aimerions qu’ils reconnaissent l’usage objectivement moderne du mot « islamophobie » et qu’ils cessent de polluer le débat public dans une bataille sémantique subjective et improductive.

*****
Première parution de cette contribution sur le site de Libération.