Présidentielle 2022 : le fondateur d’un parti musulman annonce sa candidature

Présidentielle 2022 : le fondateur d’un parti musulman annonce sa candidature

Rédigé le 18/11/2021
Lina Farelli

A quelques mois de l’élection présidentielle en mars 2022, les candidats se bousculent à droite comme à gauche dans la course à la fonction suprême. Dans le lot des prétendants à l'Elysée, Nagib Azergui fait partie des derniers à s’être déclarés candidats. Le fondateur de l’Union des démocrates musulmans français (UDMF) en a fait l’annonce jeudi 18 novembre. Une candidature « musulmane » que le micro-parti justifie par le « déferlement de haine incessant envers une partie des citoyens Français de confession musulmane ».

« La campagne électorale d’Éric Zemmour menée sous le signe de la division et de la haine participe d’autant plus à ce climat délétère pour le vivre ensemble de notre pays », indique l’UDMF, pour qui la « seule solution » passe par la candidature de Nagib Azergui.

« Une évidence », renchérit-il dans sa profession de foi, dans laquelle il déclare vouloir « porter haut la voix des opprimés, des Français Musulmans et de tous les citoyens déçus par ce système politique corrompu » dans un contexte où « nous vivons dans une République malade qui sombre inexorablement dans un délabrement généralisé » en citant en exemple l’explosion de la pauvreté ou encore « les libertés fondamentales des citoyens français mises à mal » à travers des dissolutions en série.

Dans une vidéo d’annonce de sa candidature, Nagib Azergui va plus loin pour tenter de séduire des concitoyens musulmans en parlant d’un « génocide culturel ». « A l’heure où des pyromanes couvent le feu d’une nouvelle guerre de religion désignant un ennemi intérieur sous les traits du musulman », l’ingénieur télécom déclare vouloir « mettre fin à l’islamo-diversion pour s’attaquer aux réelles problématiques de l’ensemble du peuple de France ».

Près de dix ans après sa création, l’UDMF, qui « sonne l’alerte sur le climat islamophobe inquiétant en France et la précarité sociale, la crise sanitaire et écologique qui nous concernent tous », se fixe aussi comme objectif de « présenter 100 candidats aux prochaines élections législatives » en juin 2022, annonçant d’ores et déjà avoir investi « plus d’une soixantaine de candidats ».

Nagib Azergui annonce sa candidature mais encore faudra-t-il qu’il puisse recueillir un minimum de 500 parrainages d’élus répartis sur au moins 30 départements pour combler son aspiration. Une quête qui se révèle être une gageure pour lui comme pour beaucoup de « petits » candidats.

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