Le groupuscule d’ultradroite des Zouaves Paris dissout par le gouvernement

Le groupuscule d’ultradroite des Zouaves Paris dissout par le gouvernement

Rédigé le 05/01/2022
Edwy Malonga

Après Bastion Social et Génération Identitaire, le groupuscule d'ultra droite les Zouaves Paris, soupçonné notamment d'être impliqué dans les violences racistes commises lors du meeting d'Eric Zemmour à Villepinte, en Seine-Saint-Denis, en décembre 2021, a été dissous le mercredi 5 janvier en Conseil des ministres, a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, accusant le groupuscule d'appeler « à la haine et à la violence ».

Selon le décret de dissolution, ce groupement de fait ultranationaliste violent, apparu en 2017 et rassemblant une vingtaine de membres, est accusé d'être « à l'origine de nombreux et récurrents agissements violents » et de « propager un discours ouvertement raciste », diffusant « régulièrement des images reprenant les symboles de l'idéologie nazie et de nature antisémite ».

Les publications de ce groupuscule, adepte d'actions éclairs à l'image des « hooligans », défendent « le concept de supériorité des "Blancs" en faisant régulièrement référence aux thèses défendues par le Ku Klux Klan », indique encore le décret.

Par ailleurs, le mouvement, né du rassemblement d'anciens membres du Groupe Union Défense (GUD), du Bastion social et de Génération identitaire, tous deux dissous, défendent aussi « des idées assimilant l'immigration à des menaces que les Français doivent combattre », entretenant « délibérément un amalgame insidieux entre d'une part les immigrés et, d'autre part, la "racaille" et la guerre, en cherchant ainsi à attiser le ressentiment d'une partie de la population à l'encontre des étrangers ou des Français d'origine étrangère ».

« Par ses propos et ses publications, le groupement de fait Ies Zouaves Paris alimente un discours de haine généralisé et assumé, incitant à la discrimination ou à la violence envers des personnes en raison de leur origine, de leur religion ou de leur orientation sexuelle », lit-on aussi.

Soupçonné d'être impliqué dans les violences qui ont visé des militants de SOS Racisme lors de la réunion électorale d'Eric Zemmour, le dirigeant présumé du groupe, Marc de Cacqueray-Valmenier, avait été mis en examen pour violences volontaires mi-décembre. SOS Racisme a salué la décision du gouvernement.

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