Une maison d’édition accusée de « légitimer le jihad » visée par une procédure de dissolution

Une maison d’édition accusée de « légitimer le jihad » visée par une procédure de dissolution

Rédigé le 17/09/2021
Lina Farelli

Une procédure de dissolution a été engagée par le ministère de l’Intérieur contre la maison d’édition associative Nawa. « Sa ligne éditoriale est clairement anti-universaliste et en contestation directe des valeurs occidentales. Elle a diffusé plusieurs ouvrages légitimant le jihad », a fait savoir à l’AFP l'entourage de Gérald Darmanin vendredi 17 septembre. Ses dirigeants, précise-t-on, sont « en lien avec la sphère jihadiste ».

La maison d'édition, déclarée en 2008 sous le nom de « Nawa Centre d’études orientales et de traduction », et installée à Pamiers, dans l’Ariège, fait valoir sur son site - qui n'est plus accessible aujourd'hui - sa « volonté de valoriser les sciences humaines et politiques issues de l'héritage musulman » et de contribuer « au renouveau de ces disciplines via l'étude du monde occidental ou occidentologie, l'histoire des idées et des doctrines politiques contemporaines ».

Une mesure de gel des avoirs visant Nawa et ses deux dirigeants, Sami Mlaiki, alias Abû Soleiman Al-Kaabi, et Aïssam Moussadak, alias Aïssam Aït Yahya, a également été prise, et ce pour une durée de six mois, selon l'arrêté paru jeudi 16 septembre au Journal officiel.

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