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Par Huê Trinh Nguyên

Ismael Saïdi : « Le Prophète, mais c’est qui ce mec ? »

Les circonstances de la Révélation, les évènements historiques qui jalonnent la vie du Prophète de l’islam, les récits mythiques qui construisent son image de héros spirituel… On en apprend beaucoup dans Mais, au fait, qui était vraiment Mahomet ? (Flammarion, 2018), coécrit par l'homme de théâtre et réalisateur Ismaël Saidi et l'islamologue Michaël Privot.

Par Samba Doucouré

Farenheit 11/9 : le film édifiant de Michael Moore sur l'Amérique de Trump

Le réalisateur américain Michael Moore revient avec un film qui expose la décadence de la démocratie américaine à l'origine de l'élection du président Donald Trump. Un nouveau documentaire choc, angoissant, sur les dérives de la société états-unienne mais qui montre aussi les germes d'un espoir de changement. Les élections de mi-mandat organisées mardi 6 novembre ont largement été commentés pour leurs résultats inédits. Des femmes, des jeunes, des personnes issues des minorités et des musulmans ont rejoint le Congrès américain pour la première fois. La très jeune Alexandria Ocasio-Cortez ou encore Ilhan Omar font partie des figures de proue de ce mouvement de renouveau. Lire aussi : USA : avec Rashida Tlaib, Ilhan Omar entre dans l’histoire du Congrès américain Ces évolutions, Michael Moore l'avait anticipé et il en parle dans son nouveau documentaire, Farenheit 11/9, disponible en France depuis le 31 octobre en VOD. Le réalisateur s'illustre depuis une…

Par Saphirnews

La fraternité bafouée, par Véronique Albanel

La peur s’installe en Europe. L’exil vers le Vieux Continent de millions de personnes fuyant la guerre, les régimes dictatoriaux, le réchauffement climatique ou la misère, occupe les débats. Les réflexes de repli sur soi et les égoïsmes nationaux l’emportent. La hantise d’un « grand remplacement » des Occidentaux, par des peuples qui imposeraient la loi de l’islam à nos sociétés, gagne les esprits. Les lois successives rangent l’hospitalité au rayon des « bons sentiments » qu’il serait irréaliste de mettre en pratique. La fraternité, l’un des trois principes de la République, serait devenue dangereuse. Philosophe et théologienne, Véronique Albanel analyse méthodiquement la tentation idéologique qui guette la plupart des États européens dans leur politique vis-à-vis des migrants. Une attitude qui prépare en fait un véritable effondrement moral. Il existe pourtant une autre voie, celle de l’hospitalité et de la rencontre. Par-delà ses…

Par Saphirnews

Musulmans - Comprendre, rencontrer, aimer, par Henry Fautrad

Marqué par ses années de coopération en Tunisie alors qu’il était séminariste, le père Henry Fautrad a entendu l’appel de l’Esprit Saint à aller à la rencontre des musulmans. Depuis plus de 20 ans, il voyage dans le monde arabe, étudie le Coran et surtout noue des amitiés fortes avec ses voisins de la cité du Mans. Dans cet essai accessible à tous, il nous montre, en s’appuyant sur l’Évangile et le magistère de l’Église, en quoi la rencontre est la vocation même du chrétien. Il nous apporte également un riche éclairage sur ce qu’est l’islam aujourd’hui – sans négliger ses parts d'ombres. Enfin, il nous donne des pistes très concrètes pour témoigner humblement auprès d'eux de la joie d'être chrétien. « Le stimulant "essai pastoral" que le père Henry Fautrad développe dans ce petit livre est le fruit d’une longue expérience d’un homme de terrain, d’un prêtre ayant appris dans sa chair qu’on ne perd rien à oser la rencontre avec

Par Huê Trinh Nguyên

L’art contemporain indonésien fait la java (vidéo)

L’Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Qu’en connait-on en France ? Bien peu, à vrai dire. « JAVA Art Energy », qui a lieu jusqu’au 24 février 2019 à l’Institut des cultures d’islam (Paris 18e), offre une riche programmation artistique, musicale, cinématographique et de débats pour nous le faire découvrir. Avec un focus sur l’ile de Java, où se trouve Jakarta, la capitale. Inédit. L’art contemporain indonésien s’expose pour la première fois avec une telle ampleur en France. Avec « JAVA Art Energy », qui se tient du 27 septembre 2018 au 24 février 2019, l’Institut des cultures d’islam nous fait découvrir un territoire largement méconnu. Pourtant, l’Indonésie, qui compte quelque 17 000 îles, est le plus grand archipel du monde et le premier pays à majorité musulmane. L’hindouisme, le bouddhisme, le catholicisme, le protestantisme et les religions traditionnelles cohabitent certes, mais c’est l’islam qui imprègne la vie…

Par Lina Farelli

L’Institut du monde arabe plaide pour un musée en Palestine

Jusqu’au 15 janvier 2019, l’Institut du monde arabe, à Tourcoing, présente « Pour un musée en Palestine ». Cette exposition constituée d’œuvres collectées grâce à des dons d'artistes internationaux préfigure ce que pourrait être le futur musée national palestinien. Un acte tout autant artistique que politique. Voilà trois ans que l’idée avait germé. Créer un musée en Palestine, malgré le conflit géopolitique. Depuis, la solidarité artistique a fait ses preuves. Plus de 340 œuvres‭ font désormais partie de la collection de ce musée sans murs. Du 15 septembre 2018 au 15 janvier 2019, l’Institut du monde arabe (IMA) Tourcoing organise une exposition intitulée « Pour un musée en Palestine », sous la coordination d’Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, et de l’artiste plasticien, Ernest Pignon-Ernest, tous deux à l'origine de cette idée de collection à la fois itinérante et en exil. L’exposition a été inaugurée…

Par Saphirnews

Quand l’islam s’éveillera, par Mohammed Arkoun

Savant à la pensée profonde, Mohammed Arkoun (1928-2010) était également un intellectuel engagé. Son analyse serrée des processus à l’œuvre dans l’islam d’hier était indissociable de ses appels répétés à une réforme des sociétés islamiques contemporaines. Il n’a cessé de porter ce message dans les divers colloques où il était convié, y compris là où l’on ne s’attendrait guère à croiser un islamologue : à un congrès de psychanalystes lacaniens, dans des conférences sur la condition féminine… Il avait choisi de consacrer les dernières années de sa vie à retravailler les textes issus de ces rencontres, qui sont ici publiés dans leur version définitive. Traitant de la nécessité de la réforme, voire de la « subversion » de l’islam, de l’ouverture lacanienne à la parole et à la « raison émergente », de la condition féminine en islam ou encore du rapprochement entre sunnites et chiites, ils montrent combien la pensée de Mohammed

Par Samba Doucouré

La rage de vivre, par Bolewa Sabourin et Balla Fofana

La Rage de vivre trace l’itinéraire assez déroutant de Bolewa Sabourin, un garçon balloté de toutes parts à cause de l’instabilité de ses parents. Son père lui a laissé en héritage la passion pour la danse traditionnelle congolaise et une tendance à sortir des sentiers battus. Tout le long de son parcours, égrainé dans un récit simple et agréable à lire, on découvre un personnage complexe, torturé et imprévisible. Des nuits à dormir sur le trottoir aux réunions du bureau national du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), en passant par des shootings pour les magazines de mode, la vie de Bolewa est pleine de rebondissements. Elle est symptomatique de la réalité d’une certaine partie de la jeunesse actuelle, tiraillée par les différentes injonctions individualistes et collectives de la société.

Par Huê Trinh Nguyên

BlacKkKlansman : infiltrer le Ku Klux Klan, avec Spike Lee

Rigolard et roublard, le héros de BlacKkKlansman, un policier noir du Colorado, n’en est pas moins fin enquêteur parvenant à débusquer les pires racistes de sa région. Après avoir infiltré les Black Panthers puis le Ku Klux Klan, il gagne en conscience de ce qui se joue dans la société américaine des années 1970. Le spectateur, lui, s’interroge si le pire de la bêtise humaine a vraiment expiré. Spike Lee, cinéaste engagé, contribue à cette lucidité. « Que Dieu bénisse l’Amérique blanche ! » Un slogan, plus qu’une invocation, qui émaille de part en part le nouveau film de Spike Lee : BlacKkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan. Mais le Dieu des partisans du Ku Klux Klan (KKK), fondé en 1865, n’est pas universel. Il bénit les Blancs, plus précisément les WASP (White Anglo-Saxon Protestant) qui prônent la suprématie blanche en vertu de leur interprétation de la Bible. Éminemment racistes, xénophobes, antisémites, misogynes et homophobes,…

Par Clara Murner

Abd el-Hafid Benchouk : « Les soufis sont avec Dieu intérieurement et avec le monde extérieurement »

Directeur de la Maison soufie et moqqadem de la voie soufie naqshbandî en France, Abd el-Hafid Benchouk publie « Le Langage du cœur » (Hachette, 2018). Conçu comme une préparation théorique, ce bel ouvrage est à consulter comme un livre de chevet, avant de rencontrer les gens de la Voie pour une mise en pratique. C’est aussi une tentative de réponse à ce paradoxe : expliquer avec des mots l’au-delà des mots, ce qui fait l’essence même du soufisme.

Par Clara Murner

« Le Langage du cœur », un avant-goût de la sagesse soufie

Redonner le goût de l’expérience vécue aux images traditionnelles de la littérature soufie, tel est le mérite de « Le Langage du cœur », d’Abd el-Hafid Benchouk (Hachette, 2018). Ce n’est pas un livre de chercheur érudit. Mais cet ouvrage délivre des conseils pratiques d’un cheminant, des étincelles de sagesse profonde, dans un langage accessible et compréhensible par tous. Il est 20 heures, vendredi soir. En franchissant la porte de la Maison soufie, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), on découvre un havre de paix, un lieu beau et accueillant, tapis orientaux au sol et tissus traditionnels d’Ouzbékistan aux murs. Le maître des lieux, moqqadem de la voie soufie naqshbandî, accueille chacun par son prénom, avec des paroles bienveillantes, individualisées. Il offre thé ou café oriental, pendant que les disciples s’affairent et se préparent pour la séance de dhikr qui aura lieu au coucher du soleil, après la prière de Maghreb.

Par Hanan Ben Rhouma

Le Sultan et le Saint : un documentaire historique nommé aux Emmy Awards, l'interreligieux au rendez-vous

Pour le 39e prix annuel des News and Documentary Emmy Awards récompensant les meilleurs programmes d'actualité et documentaires, 44 des programmes diffusés courant de l’année 2017 par le réseau de télévision public américain PBS ont obtenu une nomination. Parmi eux, figure The Sultan and the Saint (Le Sultan et le Saint), produit par la Fondation Unity Productions (UPF) dans la catégorie du Meilleur éclairage et décors scéniques. Ce documentaire de 60 minutes raconte la rencontre entre Saint-François d’Assise et le sultan d’Égypte Muhammad al-Kamil, neveu de Saladin, en 1219, au cours de la cinquième croisade. Une rencontre à la suite de laquelle les deux personnages sont amenés à avoir un regard sur l’autre bienveillant et respectueux, dans une époque où les armées chrétiennes et musulmanes se déchiraient, mais qui fut oubliée durant plus de 700 ans, jusqu’au XXe siècle.

Par Vincent Feroldi

Réveillons-nous !, une lettre pour réconcilier les jeunes Français musulmans avec l'islam et avec la France

Réconcilier les jeunes Français musulmans avec l'islam et avec la France, tel est l'objectif de ce livre écrit par Mohamed Bajrafil, théologien, imam à Ivry-sur-Seine et auteur d’un « Islam de France, l'an I » remarqué. Dans Réveillons-nous !, il y a quelque chose du « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel (Editions Indigène, 2010, 32 pages) : titre interpellant, format identique, écriture dynamique. Mais le texte est cinq fois plus long et nous plonge dans un univers que beaucoup ne connaisse pas, à savoir la foi musulmane et la pratique de l’islam, sur fond de Coran et de hadiths. Mais cette « lettre » d’un imam à un jeune Français de confession musulmane s’inscrit dans « un devoir de conseil de l’un envers l’autre », du maître au disciple. Elle témoigne de l’importance de la transmission des essentiels, de génération en génération. Le jeune Bajrafil n’a-t-il pas bénéficié aux Comores, pendant des années, de l’enseignement des sciences…

Par Hanan Ben Rhouma

Bajirao Mastani : une ode à l'amour sublimée par la magie de Bollywood

Deux ans après sa sortie en Inde, Bajirao Mastani débarque en France dès mercredi 25 juillet sur grand écran. Plongée au cœur de l’Inde du XVIIIe siècle. Le film, adapté librement du roman épique Raau paru en 1962, raconte une histoire d’amour légendaire entre un grand conquérant, le général marathe Bajirao nommé Peshwa (Ranveer Singh), équivalent indien du Premier ministre, et la fille illégitime d’un roi hindou Mastani (Deepika Padukone). Une guerrière, une vraie, qui porte bien son prénom, « celle qui ne suit que ses passions ». Et pour cause : elle s’en va de son Bundelkhand doré par amour pour rejoindre celui qu’elle espère faire de lui son mari et d’elle une épouse légitime. Sauf qu’il y a un obstacle de taille : Peshwa Bajirao est déjà marié… Il est uni à Kashi (Priyanka Chopra) qui ont ensemble un point commun qui s’avère être de taille pour la suite de l’histoire : ils sont tous deux hindous quand Mastani est musulmane de par…

Par Saphirnews

Guantanamo Kid, L'histoire vraie de Mohammed El-Gorani, par Alexandre Franc et Jérôme Tubiana

Entre document historique, récit de vie, humour et émotion, cette bande dessinée offre un témoignage aussi passionnant qu’indispensable sur ce camp dont Barack Obama avait promis la fermeture alors que son successeur a promis d’y enfermer plus de détenus. Le héros – malgré lui – de cette histoire s’appelle Mohammed El-Gorani. En 2001, il a 14 ans et il est vendeur de rue en Arabie saoudite ou ses parents, tchadiens ont émigré. Lui rêve d’un avenir meilleur et décide de partir rejoindre un cousin au Pakistan pour travailler dans l’informatique. Deux mois après son arrivée, ce sont les attentats du 11-Septembre. Lui n’y prête alors pas trop attention, mais peu de temps après, la police pakistanaise l’arrête. On le soupçonne d’appartenir à Al-Qaida – dont lui n’a jamais entendu auparavant. Il sera remis aux Américains, emprisonné en Afghanistan puis enfermé à Guantánamo. Il y passera huit longues années. L'album de Jérôme Tubiana et…

Par Nathalie Dollé

Les vacances au bled et la vie d’une mosquée de quartier racontées en BD

Comment disséminer un travail scientifique de haut vol à des non-universitaires ? Quel outil d’éducation populaire pour partager le contenu d’une thèse en sociologie ou en anthropologie ? La réponse est aussi simple que complexe : passer à la fiction graphique. C’est la judicieuse collection Sociorama des éditions Casterman, qui ont fait paraître en juin « Vacances au bled » et « La petite mosquée dans la cité ». Qu’il le soit écrit une fois pour toutes et au-delà des déclarations d’intention, les deux nouvelles publications – petit format en noir et blanc – s’adressent bien au public le plus large possible : musulman et non musulman, Algérien et non Algérien, jeune et moins jeune, connaisseurs ou pas… Aujourd’hui en France, tout le monde a entendu évoquer - directement ou indirectement – le retour estival des enfants dans le pays de leurs parents ou la complexité de la gestion d’un lieu de culte islamique. La scène du stand-up regorge de…

Par Clara Murner

Islam et christianisme : les deux lumières d’Henry Bonnier

À 86 ans, après une vie consacrée à la littérature, comme éditeur et romancier, Henry Bonnier nous livre son autobiographie spirituelle, « Nuits de lumière ». Depuis les ruptures de l’enfance jusqu’à la réalisation de son être profond, un long chemin en quête de soi, sous la guidance de Catherine Delorme, une maître soufie exceptionnelle. Une expérience qui lui révèle l’unité des trois monothéismes, de l’immanence à la transcendance. Dans son ouvrage Nuits de lumière, Henry Bonnier, grand connaisseur du Maroc et spécialiste du soufisme, remonte à son enfance. Une période qu’il qualifie de « grandes ruptures » : la guerre, la Résistance, l’apparition d’une nouvelle France faite de ruptures politique, de civilisation, et de fracture par rapport à la religion catholique, car il n’a pas supporté qu’on parle de « peuple déicide ». « Je jetais le même opprobre sur l’Eglise autant que sur l’école », avoue-t-il. Puis c’est le temps de…

Par Huê Trinh Nguyên

Le Festival des cinémas arabes bat son plein à l’Institut du monde arabe

L’Institut du monde arabe devient l’écrin des nouvelles productions du cinéma arabe. Issus d'Algérie, de Tunisie, du Liban, de Palestine ou encore de Syrie ou d’Irak..., plus de 80 courts et longs métrages, films de fiction ou documentaires qui ont été réalisés ces deux dernières années, sont présentés à Paris, lors du Festival des cinémas arabes, du 28 juin au 8 juillet. « C’est une nouvelle édition chargée de promesses », déclare Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, dans son édito présentant le Festival des cinémas arabes, qui est accueilli à l’IMA du 28 juin au 8 juillet. Douze ans après la dernière Biennale des cinémas arabes qui avait eu lieu à Paris en 2006, lui valant d’être devenue « une référence mondiale en matière de 7e art », le cinéma arabe est à nouveau à l’honneur. En cette année 2018, le festival octroie une place de choix aux jeunes réalisateurs arabes, qui souhaitent raconter au monde leurs visions de…

Par Lina Farelli

3e édition Festival Palest’In & Out : voir la Palestine autrement

Révéler la création artistique palestinienne, c’est l’ambition de l’Institut culturel franco-palestinie, à travers le festival « Palest’In & Out ». La 3e édition de ce festival parisien est lancée ce vendredi 22 juin par une soirée culinaire ambiancée par un live set à l’Institut des cultures d’islam. Elle se poursuit par une série de projections-débats, de performances et de concerts jusqu’au 30 juin. Pour la troisième édition, le Festival Palest’In & Out, fondé à l’initiative de l’Institut culturel franco-palestinien (ICFP), fait son retour à Paris. L’évènement, qui verra défiler des concerts, des performances, des débats et des projections, se tiendra du vendredi 22 au samedi 30 juin avec la participation d’artistes lauréats de l’édition 2018, à l’instar de « Rana Samara (arts visuels), Aida Ka’adan (cinéma), Yazan Iwidat (danse contemporaine) et Rasha Nahas (musique) », indique l’ICFP.

Par Huê Trinh Nguyên

Attention, travail d'Arabe : l’ouvrage humoristico-politique d’Ali Guessoum

Exposition d'affiches publicitaires détournées, webdocumentaires, films d'animation, bus itinérant, sensiblisation auprès des plus jeunes... Ali Guessoum a du pain sur la planche tellement les préjugés racistes sont ancrés dans les esprits. Il publie « Attention, travail d'Arabe », un ouvrage mi-catalogue d'exposition, mi-ouvrage pédagogique. Parce que l’humour continue d’être une belle arme de destruction massive du racisme ordinaire.

Par Saphirnews

Juifs et musulmans en France - Le poids de la fraternité, par Ethan Katz

Loin de se réduire aux conflits actuels, les relations entre juifs et musulmans en France ont été forgées à l’aune d’une histoire ancienne, mouvante, complexe, faite d’une communauté de destins ou de franches oppositions. Comment, dans l’espace colonial puis en métropole, où nombre d’entre eux sont venus s’installer plus ou moins de leur plein gré, les juifs et les musulmans ont-ils vécu et cohabité ? Leur histoire ne se limite pas à un face-à-face mais se comprend comme un jeu à trois, la République laïque ayant été un acteur essentiel de cette évolution. Ethan B. Katz, à l’issue de plus de dix années de recherches, décrit et analyse les relations entre juifs et musulmans en montrant que la tendance à réduire ces catégories de Français à leurs seules identités culturelles ou religieuses est récente. Il insiste sur leurs perceptions réciproque comme sur celles des Français en général, et souligne combien la question coloniale puis le…

Par Huê Trinh Nguyên

« Al Musiqa », l’expo immersive sur les musiques du monde arabe enchante nos oreilles

Jusqu’au 19 août, la Philharmonie de Paris convie petits et grands à découvrir les musiques arabes, dont la richesse est bien peu connue sous nos contrées. Des déserts de la période préislamique aux places des villes arabes sous les contre-coups de la révolution, chants, sons, rythmes et musiques se font entendre sous leurs formes multiples. Les œuvres d'artistes contemporains et les installations interactives viennent en dialogue et donnent, elles aussi, le tempo dans une scénographie colorée qui en appelle à tous les sens. C’est casque sur les oreilles grandes ouvertes et sens en éveil que l’on se balade dans l’exposition « Al Musiqa », à la Philharmonie de Paris, jusqu’au 19 août. « Un voyage immersif dans l’histoire du monde arabe, où l’on fait se confronter les points de vue d’artistes avec le patrimoine musical, depuis l’époque préislamique jusqu’à aujourd’hui », explique Véronique Rieffel, commissaire d’exposition. « C’est une…