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Par Lina Farelli

L’Institut du monde arabe plaide pour un musée en Palestine

Jusqu’au 15 janvier 2019, l’Institut du monde arabe, à Tourcoing, présente « Pour un musée en Palestine ». Cette exposition constituée d’œuvres collectées grâce à des dons d'artistes internationaux préfigure ce que pourrait être le futur musée national palestinien. Un acte tout autant artistique que politique. Voilà trois ans que l’idée avait germé. Créer un musée en Palestine, malgré le conflit géopolitique. Depuis, la solidarité artistique a fait ses preuves. Plus de 340 œuvres‭ font désormais partie de la collection de ce musée sans murs. Du 15 septembre 2018 au 15 janvier 2019, l’Institut du monde arabe (IMA) Tourcoing organise une exposition intitulée « Pour un musée en Palestine », sous la coordination d’Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, et de l’artiste plasticien, Ernest Pignon-Ernest, tous deux à l'origine de cette idée de collection à la fois itinérante et en exil. L’exposition a été inaugurée…

Par Saphirnews

Quand l’islam s’éveillera, par Mohammed Arkoun

Savant à la pensée profonde, Mohammed Arkoun (1928-2010) était également un intellectuel engagé. Son analyse serrée des processus à l’œuvre dans l’islam d’hier était indissociable de ses appels répétés à une réforme des sociétés islamiques contemporaines. Il n’a cessé de porter ce message dans les divers colloques où il était convié, y compris là où l’on ne s’attendrait guère à croiser un islamologue : à un congrès de psychanalystes lacaniens, dans des conférences sur la condition féminine… Il avait choisi de consacrer les dernières années de sa vie à retravailler les textes issus de ces rencontres, qui sont ici publiés dans leur version définitive. Traitant de la nécessité de la réforme, voire de la « subversion » de l’islam, de l’ouverture lacanienne à la parole et à la « raison émergente », de la condition féminine en islam ou encore du rapprochement entre sunnites et chiites, ils montrent combien la pensée de Mohammed

Par Samba Doucouré

La rage de vivre, par Bolewa Sabourin et Balla Fofana

La Rage de vivre trace l’itinéraire assez déroutant de Bolewa Sabourin, un garçon balloté de toutes parts à cause de l’instabilité de ses parents. Son père lui a laissé en héritage la passion pour la danse traditionnelle congolaise et une tendance à sortir des sentiers battus. Tout le long de son parcours, égrainé dans un récit simple et agréable à lire, on découvre un personnage complexe, torturé et imprévisible. Des nuits à dormir sur le trottoir aux réunions du bureau national du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), en passant par des shootings pour les magazines de mode, la vie de Bolewa est pleine de rebondissements. Elle est symptomatique de la réalité d’une certaine partie de la jeunesse actuelle, tiraillée par les différentes injonctions individualistes et collectives de la société.

Par Clara Murner

Abd el-Hafid Benchouk : « Les soufis sont avec Dieu intérieurement et avec le monde extérieurement »

Directeur de la Maison soufie et moqqadem de la voie soufie naqshbandî en France, Abd el-Hafid Benchouk publie « Le Langage du cœur » (Hachette, 2018). Conçu comme une préparation théorique, ce bel ouvrage est à consulter comme un livre de chevet, avant de rencontrer les gens de la Voie pour une mise en pratique. C’est aussi une tentative de réponse à ce paradoxe : expliquer avec des mots l’au-delà des mots, ce qui fait l’essence même du soufisme.

Par Clara Murner

« Le Langage du cœur », un avant-goût de la sagesse soufie

Redonner le goût de l’expérience vécue aux images traditionnelles de la littérature soufie, tel est le mérite de « Le Langage du cœur », d’Abd el-Hafid Benchouk (Hachette, 2018). Ce n’est pas un livre de chercheur érudit. Mais cet ouvrage délivre des conseils pratiques d’un cheminant, des étincelles de sagesse profonde, dans un langage accessible et compréhensible par tous. Il est 20 heures, vendredi soir. En franchissant la porte de la Maison soufie, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), on découvre un havre de paix, un lieu beau et accueillant, tapis orientaux au sol et tissus traditionnels d’Ouzbékistan aux murs. Le maître des lieux, moqqadem de la voie soufie naqshbandî, accueille chacun par son prénom, avec des paroles bienveillantes, individualisées. Il offre thé ou café oriental, pendant que les disciples s’affairent et se préparent pour la séance de dhikr qui aura lieu au coucher du soleil, après la prière de Maghreb.

Par Hanan Ben Rhouma

Le Sultan et le Saint : un documentaire historique nommé aux Emmy Awards, l'interreligieux au rendez-vous

Pour le 39e prix annuel des News and Documentary Emmy Awards récompensant les meilleurs programmes d'actualité et documentaires, 44 des programmes diffusés courant de l’année 2017 par le réseau de télévision public américain PBS ont obtenu une nomination. Parmi eux, figure The Sultan and the Saint (Le Sultan et le Saint), produit par la Fondation Unity Productions (UPF) dans la catégorie du Meilleur éclairage et décors scéniques. Ce documentaire de 60 minutes raconte la rencontre entre Saint-François d’Assise et le sultan d’Égypte Muhammad al-Kamil, neveu de Saladin, en 1219, au cours de la cinquième croisade. Une rencontre à la suite de laquelle les deux personnages sont amenés à avoir un regard sur l’autre bienveillant et respectueux, dans une époque où les armées chrétiennes et musulmanes se déchiraient, mais qui fut oubliée durant plus de 700 ans, jusqu’au XXe siècle.

Par Vincent Feroldi

Réveillons-nous !, une lettre pour réconcilier les jeunes Français musulmans avec l'islam et avec la France

Réconcilier les jeunes Français musulmans avec l'islam et avec la France, tel est l'objectif de ce livre écrit par Mohamed Bajrafil, théologien, imam à Ivry-sur-Seine et auteur d’un « Islam de France, l'an I » remarqué. Dans Réveillons-nous !, il y a quelque chose du « Indignez-vous ! » de Stéphane Hessel (Editions Indigène, 2010, 32 pages) : titre interpellant, format identique, écriture dynamique. Mais le texte est cinq fois plus long et nous plonge dans un univers que beaucoup ne connaisse pas, à savoir la foi musulmane et la pratique de l’islam, sur fond de Coran et de hadiths. Mais cette « lettre » d’un imam à un jeune Français de confession musulmane s’inscrit dans « un devoir de conseil de l’un envers l’autre », du maître au disciple. Elle témoigne de l’importance de la transmission des essentiels, de génération en génération. Le jeune Bajrafil n’a-t-il pas bénéficié aux Comores, pendant des années, de l’enseignement des sciences…

Par Hanan Ben Rhouma

Bajirao Mastani : une ode à l'amour sublimée par la magie de Bollywood

Deux ans après sa sortie en Inde, Bajirao Mastani débarque en France dès mercredi 25 juillet sur grand écran. Plongée au cœur de l’Inde du XVIIIe siècle. Le film, adapté librement du roman épique Raau paru en 1962, raconte une histoire d’amour légendaire entre un grand conquérant, le général marathe Bajirao nommé Peshwa (Ranveer Singh), équivalent indien du Premier ministre, et la fille illégitime d’un roi hindou Mastani (Deepika Padukone). Une guerrière, une vraie, qui porte bien son prénom, « celle qui ne suit que ses passions ». Et pour cause : elle s’en va de son Bundelkhand doré par amour pour rejoindre celui qu’elle espère faire de lui son mari et d’elle une épouse légitime. Sauf qu’il y a un obstacle de taille : Peshwa Bajirao est déjà marié… Il est uni à Kashi (Priyanka Chopra) qui ont ensemble un point commun qui s’avère être de taille pour la suite de l’histoire : ils sont tous deux hindous quand Mastani est musulmane de par…

Par Saphirnews

Guantanamo Kid, L'histoire vraie de Mohammed El-Gorani, par Alexandre Franc et Jérôme Tubiana

Entre document historique, récit de vie, humour et émotion, cette bande dessinée offre un témoignage aussi passionnant qu’indispensable sur ce camp dont Barack Obama avait promis la fermeture alors que son successeur a promis d’y enfermer plus de détenus. Le héros – malgré lui – de cette histoire s’appelle Mohammed El-Gorani. En 2001, il a 14 ans et il est vendeur de rue en Arabie saoudite ou ses parents, tchadiens ont émigré. Lui rêve d’un avenir meilleur et décide de partir rejoindre un cousin au Pakistan pour travailler dans l’informatique. Deux mois après son arrivée, ce sont les attentats du 11-Septembre. Lui n’y prête alors pas trop attention, mais peu de temps après, la police pakistanaise l’arrête. On le soupçonne d’appartenir à Al-Qaida – dont lui n’a jamais entendu auparavant. Il sera remis aux Américains, emprisonné en Afghanistan puis enfermé à Guantánamo. Il y passera huit longues années. L'album de Jérôme Tubiana et…

Par Nathalie Dollé

Les vacances au bled et la vie d’une mosquée de quartier racontées en BD

Comment disséminer un travail scientifique de haut vol à des non-universitaires ? Quel outil d’éducation populaire pour partager le contenu d’une thèse en sociologie ou en anthropologie ? La réponse est aussi simple que complexe : passer à la fiction graphique. C’est la judicieuse collection Sociorama des éditions Casterman, qui ont fait paraître en juin « Vacances au bled » et « La petite mosquée dans la cité ». Qu’il le soit écrit une fois pour toutes et au-delà des déclarations d’intention, les deux nouvelles publications – petit format en noir et blanc – s’adressent bien au public le plus large possible : musulman et non musulman, Algérien et non Algérien, jeune et moins jeune, connaisseurs ou pas… Aujourd’hui en France, tout le monde a entendu évoquer - directement ou indirectement – le retour estival des enfants dans le pays de leurs parents ou la complexité de la gestion d’un lieu de culte islamique. La scène du stand-up regorge de…

Par Clara Murner

Islam et christianisme : les deux lumières d’Henry Bonnier

À 86 ans, après une vie consacrée à la littérature, comme éditeur et romancier, Henry Bonnier nous livre son autobiographie spirituelle, « Nuits de lumière ». Depuis les ruptures de l’enfance jusqu’à la réalisation de son être profond, un long chemin en quête de soi, sous la guidance de Catherine Delorme, une maître soufie exceptionnelle. Une expérience qui lui révèle l’unité des trois monothéismes, de l’immanence à la transcendance. Dans son ouvrage Nuits de lumière, Henry Bonnier, grand connaisseur du Maroc et spécialiste du soufisme, remonte à son enfance. Une période qu’il qualifie de « grandes ruptures » : la guerre, la Résistance, l’apparition d’une nouvelle France faite de ruptures politique, de civilisation, et de fracture par rapport à la religion catholique, car il n’a pas supporté qu’on parle de « peuple déicide ». « Je jetais le même opprobre sur l’Eglise autant que sur l’école », avoue-t-il. Puis c’est le temps de…

Par Huê Trinh Nguyên

Le Festival des cinémas arabes bat son plein à l’Institut du monde arabe

L’Institut du monde arabe devient l’écrin des nouvelles productions du cinéma arabe. Issus d'Algérie, de Tunisie, du Liban, de Palestine ou encore de Syrie ou d’Irak..., plus de 80 courts et longs métrages, films de fiction ou documentaires qui ont été réalisés ces deux dernières années, sont présentés à Paris, lors du Festival des cinémas arabes, du 28 juin au 8 juillet. « C’est une nouvelle édition chargée de promesses », déclare Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, dans son édito présentant le Festival des cinémas arabes, qui est accueilli à l’IMA du 28 juin au 8 juillet. Douze ans après la dernière Biennale des cinémas arabes qui avait eu lieu à Paris en 2006, lui valant d’être devenue « une référence mondiale en matière de 7e art », le cinéma arabe est à nouveau à l’honneur. En cette année 2018, le festival octroie une place de choix aux jeunes réalisateurs arabes, qui souhaitent raconter au monde leurs visions de…

Par Lina Farelli

3e édition Festival Palest’In & Out : voir la Palestine autrement

Révéler la création artistique palestinienne, c’est l’ambition de l’Institut culturel franco-palestinie, à travers le festival « Palest’In & Out ». La 3e édition de ce festival parisien est lancée ce vendredi 22 juin par une soirée culinaire ambiancée par un live set à l’Institut des cultures d’islam. Elle se poursuit par une série de projections-débats, de performances et de concerts jusqu’au 30 juin. Pour la troisième édition, le Festival Palest’In & Out, fondé à l’initiative de l’Institut culturel franco-palestinien (ICFP), fait son retour à Paris. L’évènement, qui verra défiler des concerts, des performances, des débats et des projections, se tiendra du vendredi 22 au samedi 30 juin avec la participation d’artistes lauréats de l’édition 2018, à l’instar de « Rana Samara (arts visuels), Aida Ka’adan (cinéma), Yazan Iwidat (danse contemporaine) et Rasha Nahas (musique) », indique l’ICFP.

Par Huê Trinh Nguyên

Attention, travail d'Arabe : l’ouvrage humoristico-politique d’Ali Guessoum

Exposition d'affiches publicitaires détournées, webdocumentaires, films d'animation, bus itinérant, sensiblisation auprès des plus jeunes... Ali Guessoum a du pain sur la planche tellement les préjugés racistes sont ancrés dans les esprits. Il publie « Attention, travail d'Arabe », un ouvrage mi-catalogue d'exposition, mi-ouvrage pédagogique. Parce que l’humour continue d’être une belle arme de destruction massive du racisme ordinaire.

Par Saphirnews

Juifs et musulmans en France - Le poids de la fraternité, par Ethan Katz

Loin de se réduire aux conflits actuels, les relations entre juifs et musulmans en France ont été forgées à l’aune d’une histoire ancienne, mouvante, complexe, faite d’une communauté de destins ou de franches oppositions. Comment, dans l’espace colonial puis en métropole, où nombre d’entre eux sont venus s’installer plus ou moins de leur plein gré, les juifs et les musulmans ont-ils vécu et cohabité ? Leur histoire ne se limite pas à un face-à-face mais se comprend comme un jeu à trois, la République laïque ayant été un acteur essentiel de cette évolution. Ethan B. Katz, à l’issue de plus de dix années de recherches, décrit et analyse les relations entre juifs et musulmans en montrant que la tendance à réduire ces catégories de Français à leurs seules identités culturelles ou religieuses est récente. Il insiste sur leurs perceptions réciproque comme sur celles des Français en général, et souligne combien la question coloniale puis le…

Par Huê Trinh Nguyên

« Al Musiqa », l’expo immersive sur les musiques du monde arabe enchante nos oreilles

Jusqu’au 19 août, la Philharmonie de Paris convie petits et grands à découvrir les musiques arabes, dont la richesse est bien peu connue sous nos contrées. Des déserts de la période préislamique aux places des villes arabes sous les contre-coups de la révolution, chants, sons, rythmes et musiques se font entendre sous leurs formes multiples. Les œuvres d'artistes contemporains et les installations interactives viennent en dialogue et donnent, elles aussi, le tempo dans une scénographie colorée qui en appelle à tous les sens. C’est casque sur les oreilles grandes ouvertes et sens en éveil que l’on se balade dans l’exposition « Al Musiqa », à la Philharmonie de Paris, jusqu’au 19 août. « Un voyage immersif dans l’histoire du monde arabe, où l’on fait se confronter les points de vue d’artistes avec le patrimoine musical, depuis l’époque préislamique jusqu’à aujourd’hui », explique Véronique Rieffel, commissaire d’exposition. « C’est une…

Par Saphirnews

Géopolitique des mondes arabes, par Didier Billion

Pourquoi parler des mondes arabes ? Quel avenir pour les pays arabes ? La colonisation a-t-elle aujourd'hui encore une influence ? Quelles trajectoires depuis les indépendances ? Le monde arabe est-il bien ou mal parti ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux. « Didier Billion décrypte avec aisance les tumultes et les crises qui secouent les mondes arabes, nous amenant ainsi à une meilleure compréhension de ses enjeux. » Pascal Boniface

Par Samba Doucouré

Adolfo Kaminsky : à la rencontre du faussaire des révolutionnaires au service de nobles causes

Pour être juste, faut-il obéir aux lois ? L’histoire d’Adolfo Kaminsky est le parfait exemple à citer dans une copie de philo pour le baccalauréat. En amont de la journée commémorative du 8-Mai 1945, Saphirnews est parti à la rencontre d'un expert faussaire qui a passé la moitié de sa vie à fournir des faux papiers au profit des résistants et révolutionnaires à travers le monde. Retour sur le parcours d’un jeune juif argentin d’origine russe, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, devenu par la suite moudjahid au service du Front de libération nationale (FLN) et de l'indépendance en Algérie. Sept ans après sa première publication en France, l'ouvrage Une vie de faussaire a été traduit et édité en sept langues (anglais, italien, espagnol, arabe, turc, hébreu, tchèque) et bientôt en chinois. L’ouvrage retrace le parcours extraordinaire d’Adolfo Kaminsky, aujourd’hui âgé de 92 ans. Issu d’une famille juive qui a fui les pogroms de Russie…

Par Huê Trinh Nguyên

« L’épopée du canal de Suez », l’expo-fleuve de l’Institut du monde arabe

« L’épopée du canal de Suez », présentée à l’Institut du monde arabe jusqu’au 5 août, raconte l’Histoire passionnante de l'Égypte en prise avec les appétits des puissances du monde. Par-delà l'histoire du développement économique et technologique du pays que nous montrent maquettes, plans et photographies d’époque liés à la construction du canal, l’exposition ne manque pas d’aborder de plain-pied les enjeux géopolitiques dans leurs moments de douleur ou de ferveur. « L’Égypte est au cœur des convoitises du monde », affirme Claude Mollard. Et l’exposition « L’épopée du canal de Suez, des pharaons au XXIe siècle », dont il est le co-commissaire avec Gilles Gauthier, le montre bien. À travers l’histoire du canal de Suez narrée au fil de maquettes, d’objets archéologiques, de gravures, de films et photographies d’époque dans une scénographie très bien pensée, c’est aussi l’Histoire de l’Égypte qui nous est contée dans…

Par Huê Trinh Nguyên

« Bagdad mon amour » : l'exposition-hommage des artistes irakiens à leur patrimoine

Pour mettre à distance la noirceur de la guerre et se saisir de leur patrimoine sans nostalgie, les artistes irakiens, qui exposent dans « Bagdad mon amour », à l'Institut des cultures d'islam (jusqu'au 29 juillet), allient couleurs éclatantes, poésie et parodie. Un dialogue vivifiant avec nombre d'œuvres antiques pour beaucoup à jamais disparues. « Une exposition manifeste. » C’est ainsi que Morad Montazami, commissaire d’exposition, définit d’emblée « Bagdad mon amour », qui se tient jusqu’au 29 juillet à l’Institut des cultures d’islam (Paris 18e). À travers les œuvres exposées de 17 artistes, qui exercent désormais pour la plupart hors de leur pays d’origine, c’est un hommage qui est rendu à Bagdad. C’est « un cri du cœur par rapport à la tragédie patrimoniale et humanitaire de l’Irak », affirme Morad Montazami. « Quinze ans après les pillages du musée des Antiquités de Bagdad qui ont suivi l’invasion de l’armée américaine en…

Par Saphirnews

D'abord, ils ont effacé notre nom, de Habiburahman avec Sophie Ansel (vidéo)

En 1982, les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, sont privés du droit à la citoyenneté. Habiburahman, alors âgé de trois ans, devient apatride dans son propre pays. Soumis au bon vouloir de la junte militaire au pouvoir, Habiburahman, comme des millions de Rohingyas, est en survie. Il raconte tout, se souvient de tout : les humiliations et les travaux forcés, l’extorsion, la ségrégation, les arrestations arbitraires, la torture… Mais Habiburahman, qui lutte pour pouvoir étudier, a soif de justice et de liberté. Il réussit finalement à fuir la Birmanie, y laissant à contrecœur une partie de sa famille. Aujourd’hui réfugié politique en Australie, il incarne la parole des Rohingyas et s’engage pour défendre leur cause. Ce livre est son récit et celui de tout un peuple en voie d’extermination.

Par Samba Doucouré

Samia Orosemane : « Quoi qu’il arrive, je ne représente que moi-même »

Classée en 2017 parmi les 50 personnalités françaises les plus influentes en 2017 par Vanity Fair, Samia Orosemane a pris du galon ces dernières années. L'humoriste, à l'origine du Festival du rire à Djerba dont la troisième édition aura lieu le 29 août prochain, revient sur son parcours tumultueux à travers son autobiographie « Femme de couleurs » sortie en mars chez First Editions. Un récit empli de larmes de rire, de joies et de peines raconté avec la légèreté et la sincérité dont elle a déjà fait preuve sur scène. La Franco-Tunisienne, qui joue son one woman show « Femme de couleurs » les vendredi, samedi et dimanche à l'Apollo Théâtre de Paris jusqu’en juillet 2018, s'est confiée à Saphirnews.