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Par Saphirnews

Loyautés radicales - L'islam et les « mauvais garçons » de la Nation, de Fabien Truong

À la suite des attentats frappant notre pays à répétition, les mots se figent – entre « islamisation » et « radicalisation » – pour désigner un phénomène perçu comme une menace : le désir d’islam des « mauvais garçons » de la Nation. Immigrés de descendance, passés par la délinquance, musulmans par croyance : tel serait le portrait robot du nouvel extrémisme made in France. Dans cette enquête dense et sensible, nous embarquons avec Adama, Radouane, Hassan, Tarik, Marley et un fantôme dont le nom s’est brutalement imposé au monde : Amédy Coulibaly. Pour espérer comprendre la terreur, Fabien Truong fait le pari de revenir sur Amédy et sa « vie d’avant », en gagnant la confiance des vivants. Aux bords de la ville, ces garçons apprennent à devenir des hommes en éprouvant des loyautés concurrentes. Envers leur quartier, leurs copains et les non-dits de l’histoire familiale. Mais aussi envers la Nation et son idéal méritocratique, et envers un…

Par Karima Peyronie

Nawell Madani : « L’humour m’a toujours sauvée »

De son époque de stand-up on pensait tout savoir sur elle. Mais Nawell Madani n’a pas fini de nous surprendre et elle se dévoile sur grand écran dans son premier film qu’elle réalise et interprète : « C’est tout pour moi ». Une autofiction, qui sort en salles le 29 novembre, aussi drôle qu’émouvante.

Par Samba Doucouré

Mali, Au-delà du jihad, par François-Xavier Freland

François-Xavier nous propose un carnet de voyage original sur le Mali, pays d’Afrique de l’Ouest qu’il arpente depuis plus d’une dizaine d’années en tant que grand reporter. Mali, Au-delà du jihad mêle analyses politiques, anecdotes croustillantes sur les personnalités maliennes majeures et descriptions de paysages. L’ancien correspondant de RFI nous rapporte ses rencontres avec les artistes Oumou Sangaré et Salif Keita, les présidents Amadou Toumani Touré et Ibrahim Boubacar Keita ou encore avec des rebelles touaregs. Une lecture plaisante et éclairante sur la situation du Mali, dont le traitement dans la presse française reste encore très réducteur et insuffisant.

Par Huê Trinh Nguyên

Comment réagir face à une personne radicalisée ?, de Hicham Abdel Gawad et Laura Passoni

En 2014, elle était partie en Syrie avec son fils rejoindre son mari qu’elle avait fraichement épousé en ne l’ayant vu que trois fois auparavant. Au bout de neuf mois, elle est parvenue à s’enfuir des territoires de Daech. Un temps séduit par les prêches salafistes durant son adolescence, il s’en est détaché et, doté d’un master en histoire des religions, il a enseigné la religion islamique dans les écoles publiques belges. Tous deux interviennent désormais pour prévenir contre la radicalisation et ont rencontré plus de 1 000 jeunes. Cet ouvrage est le fruit de leur vécu et de leur expérience pédagogique. Thématique (le califat, le martyre, la mixité…), chaque chapitre est structuré de façon identique : témoignage ; décryptage des logiques daeshiennes ; déconstruction de cette idéologie ; activités concrètes possibles pour prévenir l’engrenage. Un ouvrage bien inspirant pour tous les acteurs en interaction avec la jeunesse (enseignants,…

Par Huê Trinh Nguyên

Le jihadisme des femmes. Pourquoi ont-elles choisi Daesh ? Par Fethi Benslama et Farhad Khosrokhavar

Un ouvrage de plus sur ceux et celles qui se sont radicalisé-e-s au nom de l’islam ? Tandis que Raqqa, capitale autoproclamée de l’État islamique en Syrie, vient de tomber, nulle place au triomphalisme car l’emprise idéologique, elle, demeure. Et il faut s’expliquer pourquoi près de 500 femmes en France ont choisi de rallier Daesh, convaincues de gagner le Paradis. La double plume de deux grands spécialistes que sont le psychanalyste Fethi Benslama et le sociologue Farhad Khosrokhovar permet de saisir en quoi le fait de devenir une « surmusulmane » dans un régime pourtant oppressif et régressif leur donne le sentiment d’exister en tant que femme pourvue d’une vocation sociale et sacrée. Sur la base de leurs observations cliniques et sociologiques, les auteurs distinguent ainsi quatre types de femmes et d’adolescentes jihadistes. Celles qui veulent devenir une umm (mère) cherchant la « mort salvifique par procuration ». Elles savent par avance qu’elles…

Par Imane Youssfi

Des professionnels du 7e art se mobilisent pour offrir un cinéma aux réfugiés

Ils sont intermittents du spectacle, régisseurs ou techniciens, et se sont constitués en association pour une noble cause : ouvrir un cinéma dans l'un des plus grands camps de réfugiés au monde géré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). C'est lors d'un tournage dans le camp Al Zaatari, en Jordanie, que l'idée a émergé. Une campagne sur une plateforme de crowdfunding a été mise en ligne pour récolter la somme de 38 000 euros et inaugurer la structure en janvier 2018. Installer le septième art dans un camp de réfugié, c'est l'objectif que s'est fixé l'association Lumière à Zaatari (en hommage aux frères Lumière), qui regroupe des professionnels de l'industrie cinématographique. L'organisation, dont les membres sont Jordaniens et Français, compte à ce jour une vingtaine de personnes actives, dont quatre fondateurs : Johanna Colboc (régisseuse générale), Philippe Hagège (directeur de production), Nicolas Cambois (assistant…

Par Samba Doucouré

Eldridge Cleaver - Vies et morts d’une Panthère noire, par Régis Dubois

Journaliste spécialisé dans le domaine du cinéma, notamment noir-américain, Régis Dubois nous propose ici une biographie d’Eldridge Cleaver. L’ancien ministre de l’Information du Black Panther Party for Self-defense (BPP) est un personnage déroutant dont, selon l’auteur, la vie « n’est pas sans évoquer un personnage de fiction hollywoodienne à la Forrest Gump ». Le récit est rythmé et haletant et permet au livre de se lire d’une traite. On découvre son parcours spirituel déroutant. Né dans une famille athée rigoureusement anticléricale, Eldridge Cleaver trouve au sein de la Nation of Islam une voie qui lui apporte une discipline de vie et un engagement politique. Mais il quitte les Black Muslims à la mort de Malcolm X pour s’adonner aux joies de l’hédonisme hippie puis au communisme révolutionnaire des Black Panthers. Parti en exil en Afrique puis en Europe, il revient finalement aux Etats-Unis où il rejoint le mouvement conservateur et…

Par Samba Doucouré

Lieux saints partagés : une ode à la coexistence des cultes

Après le Mucem à Marseille, c’est le Palais de la Porte Dorée, à Paris, qui accueille l’exposition « Lieux saints partagés », du 24 octobre 2017 jusqu’au 21 janvier 2018. Au musée de l’Histoire de l’immigration, les visiteurs pourront découvrir comment les diverses communautés religieuses négocient et partagent les espaces sacrés, sur le pourtour du bassin méditerranéen jusqu’à la Bretagne. Les lieux saints ont pour objet de fournir un espace de transcendance pour les adeptes d’une religion. Ils prennent tout leur sens lorsque ces mêmes lieux permettent de transcender les différences, voire les religions elles-mêmes. C’est ce que s’attelle à démontrer la nouvelle exposition temporaire du musée de l’Histoire de l’immigration, intitulée « Lieux saints partagés ». Du 24 octobre 2017 au 21 janvier 2018, le musée situé dans le sud de la capitale présente cette exposition itinérante, qui a déjà été montrée au Mucem de Marseille (2015)…

Par Huê Trinh Nguyên

La sexualité dévoilée, par Nadia El Bouga et Victoria Gairin

Ces dernières années, les ouvrages biographiques de musulman-e-s né-e-s et/ou vivant en France ou en Belgique font florès. Ils dénotent d’une prise de parole et d’une prise de conscience assumées du double versant culture européenne/spiritualité islamique, qui permet de prendre du recul à la fois sur la société dans laquelle ils vivent et sur la religion telle qu’elle leur a été transmise. Le livre de Nadia El Bouga est particulièrement intéressant en ce sens où elle raconte son parcours de femme musulmane qui a choisi de porter le voile et de s’engager dans une relecture des textes fondateurs de l’islam (Coran, hadiths) jusque-là dominée par l’exégèse masculine. Son interprétation permet de réconcilier le corps et l’esprit, en enjoignant chacun-e à (re)trouver la sacralité de la relation sexuelle. Elle bute cependant sur certaines limites qu'elle ne veut pas dépasser (l’homosexualité, par exemple). Néanmoins, son témoignage de sage-femme…

Par Juliette Messikat

Différente comme tout le monde, par Mariame Tighanimine

Femme et engagée. Mariame Tighanimine relève un autre défi en cette rentrée 2017, celui de l’écriture. Comme elle l’explique, « il ne s’agit aucunement d’un exercice de style » mais d’un témoignage, celui d’une femme du XXIe siècle, avec ses singularités, ses défauts et ses qualités mais surtout ses origines, essences de son existence, qui ont guidé chacun de ses choix. Souvent dans la douleur mais sans tomber dans le pathos, elle livre le quotidien d’une jeune fille puis d’une femme que l’on a cherché à cataloguer parce qu’elle venait de la banlieue ou parce qu’elle portait le voile. Un voile qu’elle a d’ailleurs décidé d’ôter, provoquant une multitude de réactions, escomptées ou non. Un livre qui se dévore et qui ne fait pas dans la langue de bois, traitant, mine de rien, de problématiques sociales.

Par Samba Doucouré

Latifa Ibn Ziaten, celle qui réparait les cœurs

La sortie du documentaire « Latifa, le cœur au combat », mercredi 4 octobre, en plein procès Merah, permet de découvrir le quotidien de Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad, premier soldat tué par Mohamed Merah en 2012. Le film présente une quête, celle qui consiste à distribuer de l’amour et à rompre le cycle de haine qui a pu motiver les atrocités du terroriste toulousain. Cinq ans après les tueries de Toulouse et Montauban, le procès de Mohamed Merah s’est ouvert lundi 2 octobre. Hasard ou non du calendrier, il coïncide avec la semaine de sortie du film documentaire « Latifa, le cœur au combat ». Durant ces cinq années marquées par plusieurs autres attentats terroristes, le visage de Latifa Ibn Ziaten est devenu familier pour les Français. La mère d’Imad Ibn Ziaten, soldat assassiné par Mohamed Merah, a arpenté à de nombreuses reprises les plateaux des JT et récolté plusieurs distinctions prestigieuses, notamment de la part du président François…

Par Saphirnews

Les Sages Inepties de Nasr Eddin Hodja, par Jean-Louis Maunoury

La renommée de Nasr Eddin s’étend du monde arabe aux pays balkaniques, en passant par l’Asie mineure et centrale. Tous les peuples qui connaissent ses aventures se sont approprié le mythique ouléma. Ukrainien, Mongol, Albanais ou Algérien, ce personnage est d’origine turque, et aurait vécu entre 1209 et 1284 à Ashkéhir, où il a sa tombe, vide. Voici rassemblées des centaines d’anecdotes, facéties, histoires drôles et/ou acides du Hodja. Ce volume d’inédits, qui fait suite aux précédents recueils publiés notamment chez Phébus où ils sont devenus des classiques instantanés, réjouit toujours autant par son irrévérence et sa sagesse paradoxale et joyeuse.

Par Samba Doucouré

Chrétiens d’Orient : 2 000 ans de patrimoine exposés à l’Institut du monde arabe

Les minorités chrétiennes du Moyen-Orient ont rarement autant occupé l’actualité depuis le déclenchement du conflit syrien et les atrocités commises par l’Etat islamique. L’Institut du monde arabe (IMA) a choisi de mettre à l’honneur les chrétiens d’Orient en coproduction avec son antenne de Tourcoing du 26 septembre 2017 au 14 janvier 2018. Inauguré lundi 25 septembre par Emmanuel Macron et le président libanais Michel Aoun, l'exposition vient ainsi mettre en valeur la diversité des Églises orientales et leur ancrage bimillénaire dans une région parmi les plus instables de la planète. L’expression française « chrétiens d’Orient » désigne, à partir du XIXe siècle, les populations chrétiennes situées sur les territoires allant de la Turquie à l’Iran, en passant par l’Egypte, le Liban et la Jordanie. Sans oublier évidemment la Palestine, terre de naissance du prophète Jésus. L’exposition inédite « Chrétiens d’Orient », proposée par…

Par Samba Doucouré

Avec « Lettres ouvertes », la calligraphie s’éclate à l’Institut des cultures d'islam

Du 21 septembre 2017 au 21 janvier 2018, l’Institut des cultures d’islam (ICI) fait la part belle à l’art de la calligraphie. L’occasion d’observer les nouvelles évolutions et expressions de la discipline. L’exposition « Lettres ouvertes » met l’accent sur les notions de liberté et d’exil. L’Institut des cultures d’islam (ICI) fait sa rentrée avec une exposition intitulée « Lettres ouvertes, de la calligraphie au street art », qui se déploie sur ses deux sites rue Stephenson et rue Léon (Paris 18e). Cette installation fait le pari de donner un coup de jeune à un art millénaire, qui allie la poésie des mots et la poésie des formes et des couleurs. Dans la plupart des œuvres exposées, les artistes se sont affranchis de la langue arabe et les courbes dessinées peuvent être illisibles. « Une nation en exil », une série de gravures de l’Algérien Rachid Koraïchi, se présente comme une libre interprétation des textes du poète palestinien…

Par Hanan Ben Rhouma

La laïcité en débat, au-delà des idées reçues, de Valentine Zuber

« La laïcité est une exception française », « La laïcité est une antireligion », « L’islam est incompatible avec la laïcité »… De l’urgence de remettre de l’ordre dans les idées autour de ce qu'est - ou n'est pas - la laïcité, ceci afin d'apaiser les tensions qui découlent des débats politico-médiatiques agitant la France ces dernières décennies. C’est ce à quoi s’attache Valentine Zuber qui offre avec son ouvrage un éclairage distancié et approfondi sur la laïcité - sous ses formes les plus diverses selon les contextes - et les discours qui l’entourent. Avec La laïcité en débat, cette spécialiste des questions religieuses part ainsi à la défense d’une valeur qui doit puiser sa force dans ce que dit le droit mais aussi dans chacune des trois valeurs qui constituent la devise française, Liberté, Egalité, Fraternité. Une défense aujourd’hui indispensable pour refuser l’instrumentalisation de la laïcité comme une idéologie…

Par Linda Lefebvre

Welcome !, le festival pluridisciplinaire qui met l’hospitalité à l’honneur

Du 21 septembre au 24 novembre 2017, le Musée national de l'histoire de l'immigration accueille un festival pluridisciplinaire autour de la question des migrants et de l'hospitalité. Danse, concerts, cinéma et débats sont au rendez-vous. A l’occasion de ses dix ans, le Musée national de l’histoire de l’immigration propose une plongée pluridisciplinaire autour de la thématique des migrations et de l’hospitalité. Du 21 septembre au 24 novembre, danse, théâtre, projections, concerts et débats offriront au public un regard original sur les réfugiés. En invitant des artistes réfugiés en France et en Europe, le festival WELCOME ! est l’occasion de penser l’autre ainsi que les conditions de l’hospitalité. Reportages sur la « jungle » de Calais, documentaires sur l’errance aux frontières de l’Europe, pièce de théâtre imaginant un monde où tous les peuples sont des réfugiés, rencontres avec des artistes exilés, les activités sont variées. Les 7 et…

Par Imane Youssfi

« Les Hommes d'argile », le devoir de mémoire aux vétérans marocains enrôlés pour la France

Avec « Les Hommes d'argile », Mourad Boucif revient sur l'enrôlement forcé des indigènes du Maghreb, et plus particulièrement du Maroc, qui ont combattu pour la France contre le nazisme. Le réalisateur belge transpose à l'écran avec justesse et émotion le sort des vétérans marocains lors de la Seconde guerre mondiale. Un film qui leur est dédié et qui sort en salles en France le 20 septembre. C'est par devoir de mémoire que Mourad Boucif déclare s'être lancé dans la réalisation du film « Les Hommes d'argile » après avoir produit « La couleur du sacrifice » en 2006. Au Maroc, et alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, Sulayman fait partie de ces hommes éloignés de la vie citadine et dont le mot « guerre » reste inconnu. Le jeune berger est orphelin, et c'est un ermite qui l'élève depuis son plus jeune âge. C'est lui qui l'accompagnera demander la main de Khadija, fille d'un puissant caïd de la région. Le mariage est…

Par Huê Trinh Nguyên

Moi, musulman, je n’ai pas à me justifier. Manifeste pour un islam retrouvé, de Seydi Diamil Niane

Âgé d’à peine plus d’un quart de siècle, l’auteur franco-sénégalais a déjà un brillant parcours. Nourri à l’enseignement traditionnel en sciences islamiques dans son pays d’origine, initié à la voie soufie tijaniyya, il est actuellement doctorant à l’université de Strasbourg avec deux masters en poche d’islamologie et d’études arabes. Mais Seydi Diamil Niane ne vient pas ici pour étaler son savoir. Deux ans après les attentats de 2015, ce militant de l’interreligieux et de l’interconvictionnel, qui aime à citer Frantz Fanon, Abd al Malik et Amadou Hampâté Bâ, témoigne humblement et appelle dans ce manifeste à changer le monde avec humanisme et spiritualité.

Par Huê Trinh Nguyên

Finalement, il y a quoi dans le Coran ?, de Rachid Benzine et Ismaël Saidi

En savoir plus sur ce que « dit » le Texte sacré des musulmans tout en n’étant ni historien, ni anthropologue, ni sémiologue, c’est possible avec cet ouvrage de dialogue entre l’homme de théâtre Ismaël Saidi et l’islamologue Rachid Benzine. Aux questions faussement naïves de l’un sur des sujets polémiques (le « voile », les « mécréants », les « juifs », le « djihad »…), les réponses de l’autre apportent les bases rigoureuses de la connaissance minimale à avoir sur l’islam : « Pour comprendre le Coran, il faut comprendre trois choses essentielles : le temps du Coran, le lieu du Coran et le groupe humain du Coran. » Une invitation au voyage dans la société arabe du VIIe siècle pour mieux s’interroger ensuite sur notre compréhension de l’islam au XXIe siècle dans nos sociétés contemporaines.

Par Samba Doucouré

Le prix du succès : on ne choisit pas sa famille

Tahar Rahim incarne Brahim, un humoriste à succès qui, pour en franchir un nouveau, souhaite se débarrasser de Mourad (Roschdy Zem), son manager et bras droit de toujours. Problème, il s’agit de son frère. « Le prix du succès » est une comédie dramatique qui met en relief la question de la fidélité à son clan lorsque celui-ci n’est plus un tremplin mais devient un obstacle vers les sommets de la gloire. Brahim (Tahar Rahim) est la star montante de la scène comique française. En une dizaine d’années, il est passé des petites salles de stand-up à l’Olympia. Sollicité par ses fans, par le monde de la publicité et du showbiz, il est en passe de franchir un nouveau cap. Hervé (Grégoire Colin), un producteur, lui propose de le faire entrer dans une nouvelle dimension mais à la condition de se séparer de son manager et grand frère Mourad (Roschdy Zem). Or, jusqu’ici, son succès, l’humoriste le doit aussi à son aîné, son premier admirateur et homme de…

Par Huê Trinh Nguyên

Nos rêves de pauvres, de Nadir Dendoune

« Mon père le plus fort », « maman courage »… L’auteur, qui a gravi l’Everest (dont l’exploit a inspiré le film L’Ascension), rend ici hommage à ses deux parents, venus en France illettrés mais combattifs pour donner des conditions de vie dignes à leurs enfants dans une France pas tendre avec ses immigrés. Il décrit leur pudeur pour dire « Je t’aime » et cette biographie familiale, à l’écriture incisive, leur envoie tout son amour.