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Par Saphirnews

Guantanamo Kid, L'histoire vraie de Mohammed El-Gorani, par Alexandre Franc et Jérôme Tubiana

Entre document historique, récit de vie, humour et émotion, cette bande dessinée offre un témoignage aussi passionnant qu’indispensable sur ce camp dont Barack Obama avait promis la fermeture alors que son successeur a promis d’y enfermer plus de détenus. Le héros – malgré lui – de cette histoire s’appelle Mohammed El-Gorani. En 2001, il a 14 ans et il est vendeur de rue en Arabie saoudite ou ses parents, tchadiens ont émigré. Lui rêve d’un avenir meilleur et décide de partir rejoindre un cousin au Pakistan pour travailler dans l’informatique. Deux mois après son arrivée, ce sont les attentats du 11-Septembre. Lui n’y prête alors pas trop attention, mais peu de temps après, la police pakistanaise l’arrête. On le soupçonne d’appartenir à Al-Qaida – dont lui n’a jamais entendu auparavant. Il sera remis aux Américains, emprisonné en Afghanistan puis enfermé à Guantánamo. Il y passera huit longues années. L'album de Jérôme Tubiana et…

Par Nathalie Dollé

Les vacances au bled et la vie d’une mosquée de quartier racontées en BD

Comment disséminer un travail scientifique de haut vol à des non-universitaires ? Quel outil d’éducation populaire pour partager le contenu d’une thèse en sociologie ou en anthropologie ? La réponse est aussi simple que complexe : passer à la fiction graphique. C’est la judicieuse collection Sociorama des éditions Casterman, qui ont fait paraître en juin « Vacances au bled » et « La petite mosquée dans la cité ». Qu’il le soit écrit une fois pour toutes et au-delà des déclarations d’intention, les deux nouvelles publications – petit format en noir et blanc – s’adressent bien au public le plus large possible : musulman et non musulman, Algérien et non Algérien, jeune et moins jeune, connaisseurs ou pas… Aujourd’hui en France, tout le monde a entendu évoquer - directement ou indirectement – le retour estival des enfants dans le pays de leurs parents ou la complexité de la gestion d’un lieu de culte islamique. La scène du stand-up regorge de…

Par Clara Murner

Islam et christianisme : les deux lumières d’Henry Bonnier

À 86 ans, après une vie consacrée à la littérature, comme éditeur et romancier, Henry Bonnier nous livre son autobiographie spirituelle, « Nuits de lumière ». Depuis les ruptures de l’enfance jusqu’à la réalisation de son être profond, un long chemin en quête de soi, sous la guidance de Catherine Delorme, une maître soufie exceptionnelle. Une expérience qui lui révèle l’unité des trois monothéismes, de l’immanence à la transcendance. Dans son ouvrage Nuits de lumière, Henry Bonnier, grand connaisseur du Maroc et spécialiste du soufisme, remonte à son enfance. Une période qu’il qualifie de « grandes ruptures » : la guerre, la Résistance, l’apparition d’une nouvelle France faite de ruptures politique, de civilisation, et de fracture par rapport à la religion catholique, car il n’a pas supporté qu’on parle de « peuple déicide ». « Je jetais le même opprobre sur l’Eglise autant que sur l’école », avoue-t-il. Puis c’est le temps de…

Par Lina Farelli

3e édition Festival Palest’In & Out : voir la Palestine autrement

Révéler la création artistique palestinienne, c’est l’ambition de l’Institut culturel franco-palestinie, à travers le festival « Palest’In & Out ». La 3e édition de ce festival parisien est lancée ce vendredi 22 juin par une soirée culinaire ambiancée par un live set à l’Institut des cultures d’islam. Elle se poursuit par une série de projections-débats, de performances et de concerts jusqu’au 30 juin. Pour la troisième édition, le Festival Palest’In & Out, fondé à l’initiative de l’Institut culturel franco-palestinien (ICFP), fait son retour à Paris. L’évènement, qui verra défiler des concerts, des performances, des débats et des projections, se tiendra du vendredi 22 au samedi 30 juin avec la participation d’artistes lauréats de l’édition 2018, à l’instar de « Rana Samara (arts visuels), Aida Ka’adan (cinéma), Yazan Iwidat (danse contemporaine) et Rasha Nahas (musique) », indique l’ICFP.

Par Huê Trinh Nguyên

Attention, travail d'Arabe : l’ouvrage humoristico-politique d’Ali Guessoum

Exposition d'affiches publicitaires détournées, webdocumentaires, films d'animation, bus itinérant, sensiblisation auprès des plus jeunes... Ali Guessoum a du pain sur la planche tellement les préjugés racistes sont ancrés dans les esprits. Il publie « Attention, travail d'Arabe », un ouvrage mi-catalogue d'exposition, mi-ouvrage pédagogique. Parce que l’humour continue d’être une belle arme de destruction massive du racisme ordinaire.

Par Saphirnews

Juifs et musulmans en France - Le poids de la fraternité, par Ethan Katz

Loin de se réduire aux conflits actuels, les relations entre juifs et musulmans en France ont été forgées à l’aune d’une histoire ancienne, mouvante, complexe, faite d’une communauté de destins ou de franches oppositions. Comment, dans l’espace colonial puis en métropole, où nombre d’entre eux sont venus s’installer plus ou moins de leur plein gré, les juifs et les musulmans ont-ils vécu et cohabité ? Leur histoire ne se limite pas à un face-à-face mais se comprend comme un jeu à trois, la République laïque ayant été un acteur essentiel de cette évolution. Ethan B. Katz, à l’issue de plus de dix années de recherches, décrit et analyse les relations entre juifs et musulmans en montrant que la tendance à réduire ces catégories de Français à leurs seules identités culturelles ou religieuses est récente. Il insiste sur leurs perceptions réciproque comme sur celles des Français en général, et souligne combien la question coloniale puis le…

Par Huê Trinh Nguyên

« Al Musiqa », l’expo immersive sur les musiques du monde arabe enchante nos oreilles

Jusqu’au 19 août, la Philharmonie de Paris convie petits et grands à découvrir les musiques arabes, dont la richesse est bien peu connue sous nos contrées. Des déserts de la période préislamique aux places des villes arabes sous les contre-coups de la révolution, chants, sons, rythmes et musiques se font entendre sous leurs formes multiples. Les œuvres d'artistes contemporains et les installations interactives viennent en dialogue et donnent, elles aussi, le tempo dans une scénographie colorée qui en appelle à tous les sens. C’est casque sur les oreilles grandes ouvertes et sens en éveil que l’on se balade dans l’exposition « Al Musiqa », à la Philharmonie de Paris, jusqu’au 19 août. « Un voyage immersif dans l’histoire du monde arabe, où l’on fait se confronter les points de vue d’artistes avec le patrimoine musical, depuis l’époque préislamique jusqu’à aujourd’hui », explique Véronique Rieffel, commissaire d’exposition. « C’est une…

Par Saphirnews

Géopolitique des mondes arabes, par Didier Billion

Pourquoi parler des mondes arabes ? Quel avenir pour les pays arabes ? La colonisation a-t-elle aujourd'hui encore une influence ? Quelles trajectoires depuis les indépendances ? Le monde arabe est-il bien ou mal parti ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, cet ouvrage nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair. Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches documentées pour cerner les enjeux et les défis de la région. L'ensemble est illustré de cartes, graphiques et tableaux. « Didier Billion décrypte avec aisance les tumultes et les crises qui secouent les mondes arabes, nous amenant ainsi à une meilleure compréhension de ses enjeux. » Pascal Boniface

Par Samba Doucouré

Adolfo Kaminsky : à la rencontre du faussaire des révolutionnaires au service de nobles causes

Pour être juste, faut-il obéir aux lois ? L’histoire d’Adolfo Kaminsky est le parfait exemple à citer dans une copie de philo pour le baccalauréat. En amont de la journée commémorative du 8-Mai 1945, Saphirnews est parti à la rencontre d'un expert faussaire qui a passé la moitié de sa vie à fournir des faux papiers au profit des résistants et révolutionnaires à travers le monde. Retour sur le parcours d’un jeune juif argentin d’origine russe, résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, devenu par la suite moudjahid au service du Front de libération nationale (FLN) et de l'indépendance en Algérie. Sept ans après sa première publication en France, l'ouvrage Une vie de faussaire a été traduit et édité en sept langues (anglais, italien, espagnol, arabe, turc, hébreu, tchèque) et bientôt en chinois. L’ouvrage retrace le parcours extraordinaire d’Adolfo Kaminsky, aujourd’hui âgé de 92 ans. Issu d’une famille juive qui a fui les pogroms de Russie…

Par Huê Trinh Nguyên

« L’épopée du canal de Suez », l’expo-fleuve de l’Institut du monde arabe

« L’épopée du canal de Suez », présentée à l’Institut du monde arabe jusqu’au 5 août, raconte l’Histoire passionnante de l'Égypte en prise avec les appétits des puissances du monde. Par-delà l'histoire du développement économique et technologique du pays que nous montrent maquettes, plans et photographies d’époque liés à la construction du canal, l’exposition ne manque pas d’aborder de plain-pied les enjeux géopolitiques dans leurs moments de douleur ou de ferveur. « L’Égypte est au cœur des convoitises du monde », affirme Claude Mollard. Et l’exposition « L’épopée du canal de Suez, des pharaons au XXIe siècle », dont il est le co-commissaire avec Gilles Gauthier, le montre bien. À travers l’histoire du canal de Suez narrée au fil de maquettes, d’objets archéologiques, de gravures, de films et photographies d’époque dans une scénographie très bien pensée, c’est aussi l’Histoire de l’Égypte qui nous est contée dans…

Par Huê Trinh Nguyên

« Bagdad mon amour » : l'exposition-hommage des artistes irakiens à leur patrimoine

Pour mettre à distance la noirceur de la guerre et se saisir de leur patrimoine sans nostalgie, les artistes irakiens, qui exposent dans « Bagdad mon amour », à l'Institut des cultures d'islam (jusqu'au 29 juillet), allient couleurs éclatantes, poésie et parodie. Un dialogue vivifiant avec nombre d'œuvres antiques pour beaucoup à jamais disparues. « Une exposition manifeste. » C’est ainsi que Morad Montazami, commissaire d’exposition, définit d’emblée « Bagdad mon amour », qui se tient jusqu’au 29 juillet à l’Institut des cultures d’islam (Paris 18e). À travers les œuvres exposées de 17 artistes, qui exercent désormais pour la plupart hors de leur pays d’origine, c’est un hommage qui est rendu à Bagdad. C’est « un cri du cœur par rapport à la tragédie patrimoniale et humanitaire de l’Irak », affirme Morad Montazami. « Quinze ans après les pillages du musée des Antiquités de Bagdad qui ont suivi l’invasion de l’armée américaine en…

Par Saphirnews

D'abord, ils ont effacé notre nom, de Habiburahman avec Sophie Ansel

En 1982, les Rohingyas, minorité musulmane de Birmanie, sont privés du droit à la citoyenneté. Habiburahman, alors âgé de trois ans, devient apatride dans son propre pays. Soumis au bon vouloir de la junte militaire au pouvoir, Habiburahman, comme des millions de Rohingyas, est en survie. Il raconte tout, se souvient de tout : les humiliations et les travaux forcés, l’extorsion, la ségrégation, les arrestations arbitraires, la torture… Mais Habiburahman, qui lutte pour pouvoir étudier, a soif de justice et de liberté. Il réussit finalement à fuir la Birmanie, y laissant à contrecœur une partie de sa famille. Aujourd’hui réfugié politique en Australie, il incarne la parole des Rohingyas et s’engage pour défendre leur cause. Ce livre est son récit et celui de tout un peuple en voie d’extermination.

Par Samba Doucouré

Samia Orosemane : « Quoi qu’il arrive, je ne représente que moi-même »

Classée en 2017 parmi les 50 personnalités françaises les plus influentes en 2017 par Vanity Fair, Samia Orosemane a pris du galon ces dernières années. L'humoriste, à l'origine du Festival du rire à Djerba dont la troisième édition aura lieu le 29 août prochain, revient sur son parcours tumultueux à travers son autobiographie « Femme de couleurs » sortie en mars chez First Editions. Un récit empli de larmes de rire, de joies et de peines raconté avec la légèreté et la sincérité dont elle a déjà fait preuve sur scène. La Franco-Tunisienne, qui joue son one woman show « Femme de couleurs » les vendredi, samedi et dimanche à l'Apollo Théâtre de Paris jusqu’en juillet 2018, s'est confiée à Saphirnews.

Par Huê Trinh Nguyên

Marie, Meriem, Myriam, d’Adil Jazouli

Intituler son roman par le même prénom d’une figure féminine ancrée dans les trois monothéismes n’est pas anodin. Le narrateur, Gabriel Jibril, de père libanais et de mère égyptienne, tombe amoureux de trois femmes. Marie, bretonne de racines chrétiennes, pour qui la laïcité est le seul rempart à l’envahissement de l’islam dans l’espace public ; Meriem, d’origine marocaine et musulmane non pratiquante, qui voit sa fille adolescente se voiler ; et Myriam, juive sépharade originaire de Tunisie. Le choc des attentats de 2015 va faire basculer ses relations amoureuses. À travers trois lettres qu’il leur écrit, c’est l’histoire de l’immigration, le passé colonial, le rapport au religieux qui nous sont narrés, mais aussi la fragilité et les contradictions de la société française qui nous sautent aux yeux.

Par Saphirnews

Femme de couleurs, par Samia Orosemane

Samia Orosemane n'est pas une femme comme les autres. D'origine tunisienne, musulmane, cette comédienne de 36 ans s'est affranchie des préjugés pour vivre sa passion : la scène. De son enfance à Clichy-sous-Bois à son succès sur les planches, Samia raconte dans ce livre son parcours hors du commun. Pourtant, malgré sa formation au conservatoire de Paris, Samia a failli abandonner pour toujours l'humour. Avec un turban en guise de voile, elle pensait que sa place n’était pas sous les projecteurs. Puis ce fut le déclic. Aujourd’hui, son destin l’a rattrapée. Grâce à la diffusion d’une vidéo qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux (700 000 vues) après les attentats de Charlie Hebdo, des passages répétés dans les médias et deux spectacles, Samia est bel est bien un phénomène. L'humoriste remplit les salles en France, mais aussi au Maghreb, au Canada ou en Belgique, attirant un public aussi varié que les couleurs de ses tenues. Car Samia ose tout, aborde…

Par Hanan Ben Rhouma et Huê Trinh Nguyên

Cinéma : focus sur le Liban pour la 13e édition du PCMMO

Pour la 13e année consécutive, le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), dont Saphirnews est partenaire, donne rendez-vous aux cinéphiles du 27 mars au 14 avril 2018, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Cette nouvelle édition propose un focus donnant à voir la vitalité de la création cinématographique libanaise. La 13e édition du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), c’est parti ! Après l’Algérie en 2017, c’est au tour du Liban d’être cette année à l’honneur à travers une programmation qui s’attache à montrer la richesse de la production cinématographique dans le pays du Cèdre, à l’image de Very big shot. Ce film de gangster à l'humour décalé ouvre le bal du PCMMO à Saint-Denis, mardi 27 mars, et donne le ton pour la suite du festival.

Par Huê Trinh Nguyen

Le baiser du Ramadan, de Myriam Blal

Vouloir se marier en étant de confession différente et sans se convertir à la religion de l’autre, malgré l’interdit de la doxa musulmane et l’opposition familiale, telle est la réalité de nombre de Français-e-s d’aujourd’hui.

Par Huê Trinh Nguyen

Un féminisme musulman, et pourquoi pas ?, de Malika Hamidi

Cet ouvrage dresse un panorama du féminisme islamique dans les sociétés occidentales depuis les années 1990. Après avoir rappelé ce que pourrait être « une théologie de la libération au féminin » puisant dans les sources islamiques tout en étant interprétées de façon contextuelle, l’auteure présente cinq figures contemporaines s’inscrivant dans ce mouvement : Amina Wadud, Leila Ahmed, Riffat Hassan, Azizah al-Hibri et Ziba Mir-Hosseini. Accéder à la pensée et aux travaux de ces « activistes textuelles » qui prônent l’égalité entre les genres est la partie la plus intéressante de l’ouvrage. Celui-ci laisse cependant un goût d’inachevé : il n’est pas décrit en profondeur les derniers mouvements du « féminisme décolonisé, anticolonial et antiraciste », dont se réclament maintenant les jeunes générations.

Par Huê Trinh Nguyen

La femme est l’avenir de l’homme – Le combat d’une femme imame, de Sherin Khankan

Née au Danemark, d’un père syrien musulman et d’une mère finlandaise luthérienne, Sherin Khankan avait fait parler d’elle en ouvrant en 2016 la première mosquée pour femmes en Europe. Pire ! Elle allait s’afficher, avec d’autres coreligionnaires, comme étant les premières femmes imames de Scandinavie. Avec toutes les attributions relatives à ce statut jusque-là très masculin : prononcer des prêches, diriger la prière du vendredi, célébrer des mariages, accueillir des conversions… Son récit biographique captive car l’auteure ne manque pas de faire part de ses doutes, de ses difficultés mais, surtout, de sa réflexion théologique inscrite dans le quotidien concret d’une ministre du culte engagée dans la société. Lire aussi : Sherin Khankan : rencontre avec une femme imam qui défraie la chronique

Par Amara Bamba

Doublement piégé, un roman d’espoir à l’honneur de la famille par Dounia Bouzar

C’est l’histoire d’un ado, une famille française ordinaire, qui glisse gentiment dans les filets de Daesh. Le père est juge antiterroriste. Rien que ça ! Marocain d’origine, marié à une Française, il est corps et âme occupé à traquer les agents de Daesh et leurs proies. Un juge français, arabe, qui connait l’islam et croit sincèrement à l’idéal républicain. Entre ce père tout à son travail et sa mère aimante, Alex s’épanouit à son rythme. Un ado comme un autre qui glane ses repères comme il peut. Une famille sans problème ; petite bourgeoisie culturelle, citadine. Des parents attentionnés, ouverts au dialogue, soucieux de leur fils qu’ils savent sensible. Le roman Doublement piégé (Saltimbanque éditions, à paraître le 15 mars) commence au moment du deuil de « Gédi », le grand-père marocain d’Alex. La mort, un événement qui renvoie chacun au sens de sa propre vie. C’est le point d’orgue, la brèche anodine où l’auteur plante…

Par Samba Doucouré

Black Panther : l'Afrique peut-elle sauver le monde ?

Ryan Coogler nous avait déjà ébloui avec « Fruitvale Station» et « Creed », il récidive là avec « Black Panther », le premier super héros africain de l'univers Marvel. Le casting exceptionnel et l'attente démesurée suscitée par le film provoque de nombreux débats. Saphirnews ajoute sa contribution à la discussion. Le film Black Panther est la dernière adaptation cinématographique des studios Marvel, qui prospèrent en exploitant la riche galaxie de superhéros des BD comics du même nom. Le personnage de T'Challa, alias Black Panther, un roi issu du Wakanda, contrée imaginaire africaine, est apparu en 1966. Un an après la mort de Malcolm X, en pleine période de radicalisation du mouvement des droits civiques, Stokely Carmichael, président du Comité de coordination des étudiants non violents (SNCC), popularisait l'expression « Black Power ». L'image de la panthère noire, « un animal noir et magnifique, qui n'attaque pas mais se défend férocement », s'est…

Par Hanan Ben Rhouma

Wajib, L'invitation au mariage : retrouvailles en Palestine sous le signe du devoir filial et social

Avec Wajib, c'est une plongée dans les codes culturels palestiniens, eux-mêmes ancrés dans de vieilles traditions arabes, que le spectateur est invité à faire. Le film suit les traces, sur une journée, d’un père et de son fils faisant ensemble le tour des maisons de Nazareth pour distribuer en mains propres des invitations au mariage de la fille et sœur des protagonistes principaux. Wajib, L'invitation au mariage, désigné comme coup de cœur par le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), a enchanté le public de L’Ecran, cinéma indépendant de Saint-Denis où a eu lieu la projection de cette avant-première le 17 janvier en présence même de la Palestinienne Annemarie Jacir, réalisatrice de son premier long-métrage Le sel de la mer en 2008.

Par Huê Trinh Nguyên

Centaure : le cheval, pilier de la liberté de l’homme au Kirghizistan

On connait très peu le Kirghizistan, pays montagneux d’Asie centrale, enclavé entre la Chine à l’est, le Kazakhstan au nord, l’Ouzbékistan à l’ouest et le Tadjikistan au sud. Ancienne république soviétique qui a gagné son indépendance en 1991, le Kirghizistan est habité par un peuple à l’origine nomade et aujourd’hui essentiellement rural, même si de grandes villes ont émergé, dont la capitale Bichkek. La langue officielle est le russe, mais c’est le kirghize qui est le plus couramment parlé. La religion principale est l’islam sunnite, implanté depuis le XIIIe siècle, mais le chamanisme, venu de Sibérie dont les Kirghizes sont historiquement issus, imprègne toujours la culture. Une culture où le cheval détient une grande place, à la fois économique pour ce peuple de nomades et symbolique dans l’imaginaire collectif. « Le cheval est les ailes de l’homme », dit le dicton populaire. Et c’est à travers cet animal qu’Aktan Arym Kubat,…