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Par Samba Doucouré

La Lune est un roman, par Fatoumata Kebe

Il y a cinquante ans, le 16 juillet 1969, la mission Apollo XI était lancée depuis le centre spatial Kennedy, en Floride, aux Etats-Unis. Au bord de la fusée Saturn V, Michael Collins, Neil Armstrong et Buzz Aldrin seront les trois seuls hommes à atterrir sur la Lune. Un épisode parmi tant d’autres que l'on découvre dans le passionnant récit sur la Lune, sobrement appelé La Lune est un roman et signé de l’astrophysicienne Fatoumata Kebe. « C’est un petit pas pour un homme, mais un grand pas pour l’Humanité. ». Cette phrase de Neil Armstrong, inscrite au panthéon des citations les plus célèbres, est venue sceller, en 1969, la victoire des Etats-Unis dans son incroyable course à l'espace qu'elle a livrée face à l’URSS. Fatoumata Kebe relate cet affrontement dans son essai, où elle rappelle que le scénario aurait pu être tout autrement si les résolutions du Conseil international des unions scientifiques avaient été respectées. Celles-ci prônaient une…

Par Saphirnews

République et religions. Des valeurs communes pour une fraternité partagée, de Guy Lefrançois et Charles Desseaume

Tout citoyen français est un et indivisible. Le vécu que lui suggère sa foi est-il compatible avec le vécu que lui propose la République ? Dans un contexte où la laïcité est sans cesse redéfinie, et le vivre-ensemble sans cesse questionné, cet ouvrage confronte les valeurs des trois religions abrahamiques (judaïsme, christianisme, islam) avec celles de la République. Pour ce faire, il propose une étude comparée, rigoureuse et scientifique, qui s'appuie sur les textes fondateurs et qui dégage des points de convergence. Documentée et constructive, cette approche est une invitation concrète à faire société autour de 18 valeurs.

Par Hanan Ben Rhouma

Soufisme et wahhabisme. Querelles des textes ou choc des lectures ?, par Seydi Diamil Niane

Les adeptes du soufisme comme du wahhabisme se réclament d’un même Livre sacré, le Coran, mais leurs interprétations divergentes de l’islam ont mené les deux courants à s’affronter. L’islamologue franco-sénégalais nous mène, avec son nouvel ouvrage tiré de sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Strasbourg en 2017 sous la direction d’Eric Geoffroy, au cœur d’une « guerre des plumes » menée depuis quelques siècles entre les intellectuels wahhabites et soufis. Seydi Diamil Niane, également auteur de « Moi, musulman, je n’ai pas à me justifier. Manifeste pour un islam retrouvé » (Eyrolles, 2017), expose les critiques des uns et les contre-attaques des autres. Il décrypte ainsi « un conflit de textes et de lectures dans lequel l’excommunication ainsi que la définition de l’orthodoxie constitue un enjeu de taille » de même que celle de l’innovation (bid’a), « à la source même de toutes les polémiques » qui opposent les deux…

Par Saphirnews

Ramadan(s), un roman signé Mehdi Azzar

Ramadan(s) conte l’histoire d'Ali, issu de parents marocains immigrés en France, à travers son vécu des mois du Ramadan durant son enfance et son adolescence depuis son village normand du Merlerault. De ses jeunes années où il voulait d’abord imiter « les grands » en faisant le Ramadan, il finit avec le temps par délaisser une pratique dont il ne comprenait pas le sens profond mais qu'il n'effectuait que par suivisme et pression du regard de ses coreligionnaires. Avec Ramadan(s), Mehdi Azzar signe son premier roman, lui-même inspiré de son propre vécu. Saisissant la forte portée du mois du Ramadan auprès des musulmans, l’artiste plasticien a structuré des chroniques fortes à propos dont on apprécie le franc-parler. C’est d'ailleurs aussi en toute franchise que Mehdi Azzar, qui a débuté l’écriture de son ouvrage en 2005, explique en avoir éprouvé le besoin car il se sentait « de plus en plus obligé, par l’Occident laïque et le monde musulman, de (se)…

Par Hanan Ben Rhouma

Suis-je le gardien de mon frère ? - La notion de la fraternité explorée par des intellectuels

« Suis-je le gardien de mon frère ? » Telle est la réponse formulée par Caïn à Dieu lorsque Celui-ci lui demande ce qu'il est advenu de son frère cadet Abel qu'il a tué par jalousie. La première fratrie de l'histoire biblique - Caïn et Abel étant les enfants d'Adam - invente ainsi le fratricide et pose ainsi la question de ce qu'est la fraternité et du sens à lui donner. C'est autour de ce verset biblique, tiré de la Genèse, que fut organisé une captivante conférence à Lyon le 16 novembre 2015, quelques jours après les attentats de Paris. Il avait alors réuni cinq intellectuels : les philosophes Souleymane Bachir Diagne et Frédéric Worms, le prêtre dominicain Jean-Marie Gueullette et la rabbin Delphine Horvilleur. L'ouvrage d'une cinquantaine de pages vient restituer un débat riche, dense, pendant lequel le thème de la fraternité a été exploré, « à l'heure où certains ont fanatisé cette fraternité pour faire le cœur de leur croisade macabre »,…

Par Samba Doucouré

Rézoter et entreprendre au féminin, par Sabrina Boucherit et Naïma Guerziz

Ce petit manuel d’une centaine de pages est destiné aux femmes qui brûlent d’envie de se lancer dans l’entrepreneuriat ou qui ont du mal à faire décoller leur affaire. En dix conseils, Sabrina Boucherit et Naima Guerziz offrent un kit de démarrage utile en répondant aux questions et aux erreurs les plus fréquentes des entrepreneuses en herbe.

Par Hanan Ben Rhouma

Requiem pour le monde occidental, ou comment relever le défi Trump, par Pascal Boniface

Avec Requiem pour le monde occidental, le géopolitologue Pascal Boniface signe un véritable plaidoyer en faveur d’une sortie de la dépendance stratégique et sécuritaire de l’Europe vis-à-vis des Etats-Unis et qui trouve ses origines au sortir d’une Seconde Guerre mondiale qui a dévasté le Vieux continent. Une sortie devenue plus nécessaire que jamais depuis l’élection en 2016 de Donald Trump, qui n’a jamais caché son mépris des nations européennes. « Donald Trump est une menace, faisons-en un défi à relever. Profitons de son excessivité et du sentiment de répulsion qu’il suscite pour sortir d’une dépendance qui n’a plus lieu d’être et qui est dangereuse pour notre santé stratégique », écrit le directeur de l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS), qui en appelle à une Europe qui soit « un véritable pôle de puissance autonome » sur la scène internationale.

Par Samia Hathroubi

Les juifs dans le Coran : un travail historico-critique et philologique salutaire de Meir Michael Bar-Asher

On se souvient tous de la tribune d’hommes politiques et d'intellectuels appelant les autorités musulmanes à réclamer l’obsolescence théologique de certains versets du Coran considérés comme antisémites et du malaise provoqué par certains des signataires. A ces derniers et à cette polémique, l’historien et le philologue Meir Michael Bar-Asher répond dans son livre Les juifs dans le Coran, sorti le 7 février aux éditions Albin Michel, qu’ils « font le jeu des islamistes en accréditant l’idée que le Coran aurait un sens univoque et clair ». Voilà qui est posé.

Par Clara Murner

Avec André Chouraqui, traduire pour rapprocher juifs, chrétiens et musulmans

Né à Aïn Témouchent, en Algérie, en 1917 et mort à Jérusalem en 2007, André Chouraqui est le fondateur des comités de coopération interreligieuse groupant des représentants des autorités juives, chrétiennes et musulmanes, et l’un des cofondateurs de l’Amitié judéo-chrétienne et de la Fraternité d’Abraham en France, en collaboration avec le défunt recteur de la Grande Mosquée de Paris, Hamza Boubakeur, et le père Michel Riquet. Lié à lui par une longue amitié, Henry Bonnier lui rend hommage dans son dernier ouvrage « André Chouraqui, un prophète parmi nous » et nous dévoile bien des facettes de cet homme « poli par la main de Dieu ».

Par Clara Murner

Jdûd, portraits d’une génération : Plus ils sont vieux, plus ils sont beaux

Le projet d’Ahmed Bouyerdene, dans son livre « Jdûd, portraits d’une génération », n’a pas besoin d’explications : avec 76 portraits noir et blanc de « grands-parents » algériens, assis à même le sol, dans un cadre dépouillé à l’extrême, dans une pose frontale en forme de triangle allongé, tout est dit. C’est le témoignage de ce que devrait être, ici et ailleurs, le regard porté sur les Anciens : respect, admiration, empathie. Ce qui frappe au prime abord, dans ce livre de format carré, en feuilletant ces pages si semblables dans leur présentation, mais si particulières dans la monstration de chaque personnage, ce qui frappe, c’est l’Humanité de ces « jdûd », photographiés par Ahmed Bouyerdene dans la région de Tlemcen et d'Oran. Humains plus qu’humains dans leurs corps et dans leurs âmes qui affleurent dans les expressions impénétrables, et les regards scrutateurs ou perdus… Ces portraits « documentaires » en noir et blanc sont le…

Par Hanan Ben Rhouma et Huê Trinh Nguyên

Mohamed Bajrafil : « Aussi longtemps qu’il y aura des hommes, la shahada sera d’actualité »

« J’atteste qu’il n’y a pas de Dieu en dehors de Dieu et que Muhammad est l’Envoyé de Dieu. » C’est par l’acceptation et la prononciation de cette phrase qu’un individu se déclare musulman. Premier pilier de l’islam, la profession de foi, qui affirme avec force l’unicité de Dieu, est au cœur même de la doctrine islamique. Avec son dernier livre sobrement intitulé « L’Attestation de foi – La Shahada », l’imam et théologien Mohamed Bajrafil revient sur la signification profonde de ce témoignage.

Par Saphirnews

Le Coran expliqué, par Ghaleb Bencheikh

Beaucoup de préjugés, qui déchaînent les passions, circulent concernant le livre sacré de l'islam. Et le parcourir ne suffit pas toujours à dissiper les idées fausses à son sujet, à défaut d'éclairage et de repères. Pédagogique, ce guide de référence propose une lecture guidée du Coran : il présente l'histoire, les récits, les mots-clés et les principes de ce texte fondateur. Vivant, il repose sur de nombreuses citations et il permet de comprendre certaines dispositions du Coran relatives aux grandes questions de société. Une approche nouvelle, qui introduit avec précision à la connaissance et à la compréhension d'une référence culturelle incontournable. Lire aussi : François Déroche : « L’histoire du Coran intéresse au-delà de l’Occident »

Par Clara Murner

Khaled Roumo, un voyageur au cœur de l’islam : «Le partage spirituel crée de la fraternité»

Khaled Roumo a entrepris, depuis longtemps, un voyage au cœur de l’islam. L’enfant voyageur est devenu grand reporter de l’univers coranique dans son dernier ouvrage « Penser son islam ». Au fil des pages, c’est une vision d’un islam intérieur, mis en perspective et éclairé par une méthode d’interprétation personnelle et une vaste connaissance des auteurs occidentaux. Un nouveau regard sur l’islam à découvrir.

Par Hanan Ben Rhouma

Mahomet l'Européen, Histoire des représentations du Prophète en Occident, par John Tolan

Dans Mahomet l'Européen, l'historien John Tolan vient restituer la diversité et la complexité des regards portés sur le Prophète Mahomet et sur l'islam depuis le Moyen-Age jusqu'à nos jours en Occident. Mahomet et non Muhammad, explique-t-il dès l'introduction, afin de distinguer « l'individu historique et représentée par les traditions musulmanes » de « la figure imaginée et mise en scène par des auteurs européens non musulmans entre le XIIe et le XXIe siècle ». A la lecture de l’ouvrage qui compte plus de 400 pages, on n’en sort aucunement déçu. Il retrace, sur neuf chapitres, l’évolution des écrits sur le Prophète et recense de facto la multitude de représentations de Mahomet qui, selon les contextes socio-politiques et religieux, est tantôt présenté par des auteurs médiévaux comme idole des Sarrasins qu'il faut notamment chasser de Jérusalem la Sainte, tantôt présenté plus tard comme un réformateur et héros de l’anticléricalisme par des…

Par Saphirnews

Ce que révèle l'accompagnement de 1000 jeunes et de leurs familles, par Dounia Bouzar

Des jeunes Français adhèrent à des groupes terroristes cherchant à imposer par tous les moyens la loi divine au monde entier pour le « régénérer ». D’autres tuent de sang-froid des centaines de personnes à Charlie Hebdo, à l’Hypercasher, au Bataclan, à Magnanville, à Trèbes… pour ébranler la démocratie. D’autres enfin se félicitent de ces crimes. Comment et pourquoi des enfants de la République peuvent-ils commettre ou approuver ces actes ignobles ? Pour prévenir le plus possible les dangers d’attentats, tenter de sortir les jeunes du « jihadisme » et comprendre la raison et les étapes de leur engagement, l’anthropologue Dounia Bouzar et son équipe ont accompagné durant trois ans 1 000 jihadistes français et leurs familles. Les résultats de ce travail inédit à cette échelle sont saisissants. De nombreux jeunes « jihadistes » n’ont pas de parents musulmans. Leur allégeance à Daesh n’est pas uniquement idéologique mais relationnelle et…

Par Huê Trinh Nguyên

Ismael Saïdi : « Le Prophète, mais c’est qui ce mec ? »

Les circonstances de la Révélation, les évènements historiques qui jalonnent la vie du Prophète de l’islam, les récits mythiques qui construisent son image de héros spirituel… On en apprend beaucoup dans Mais, au fait, qui était vraiment Mahomet ? (Flammarion, 2018), coécrit par l'homme de théâtre et réalisateur Ismaël Saidi et l'islamologue Michaël Privot.

Par Saphirnews

La fraternité bafouée, par Véronique Albanel

La peur s’installe en Europe. L’exil vers le Vieux Continent de millions de personnes fuyant la guerre, les régimes dictatoriaux, le réchauffement climatique ou la misère, occupe les débats. Les réflexes de repli sur soi et les égoïsmes nationaux l’emportent. La hantise d’un « grand remplacement » des Occidentaux, par des peuples qui imposeraient la loi de l’islam à nos sociétés, gagne les esprits. Les lois successives rangent l’hospitalité au rayon des « bons sentiments » qu’il serait irréaliste de mettre en pratique. La fraternité, l’un des trois principes de la République, serait devenue dangereuse. Philosophe et théologienne, Véronique Albanel analyse méthodiquement la tentation idéologique qui guette la plupart des États européens dans leur politique vis-à-vis des migrants. Une attitude qui prépare en fait un véritable effondrement moral. Il existe pourtant une autre voie, celle de l’hospitalité et de la rencontre. Par-delà ses…

Par Saphirnews

Musulmans - Comprendre, rencontrer, aimer, par Henry Fautrad

Marqué par ses années de coopération en Tunisie alors qu’il était séminariste, le père Henry Fautrad a entendu l’appel de l’Esprit Saint à aller à la rencontre des musulmans. Depuis plus de 20 ans, il voyage dans le monde arabe, étudie le Coran et surtout noue des amitiés fortes avec ses voisins de la cité du Mans. Dans cet essai accessible à tous, il nous montre, en s’appuyant sur l’Évangile et le magistère de l’Église, en quoi la rencontre est la vocation même du chrétien. Il nous apporte également un riche éclairage sur ce qu’est l’islam aujourd’hui – sans négliger ses parts d'ombres. Enfin, il nous donne des pistes très concrètes pour témoigner humblement auprès d'eux de la joie d'être chrétien. « Le stimulant "essai pastoral" que le père Henry Fautrad développe dans ce petit livre est le fruit d’une longue expérience d’un homme de terrain, d’un prêtre ayant appris dans sa chair qu’on ne perd rien à oser la rencontre avec

Par Saphirnews

Quand l’islam s’éveillera, par Mohammed Arkoun

Savant à la pensée profonde, Mohammed Arkoun (1928-2010) était également un intellectuel engagé. Son analyse serrée des processus à l’œuvre dans l’islam d’hier était indissociable de ses appels répétés à une réforme des sociétés islamiques contemporaines. Il n’a cessé de porter ce message dans les divers colloques où il était convié, y compris là où l’on ne s’attendrait guère à croiser un islamologue : à un congrès de psychanalystes lacaniens, dans des conférences sur la condition féminine… Il avait choisi de consacrer les dernières années de sa vie à retravailler les textes issus de ces rencontres, qui sont ici publiés dans leur version définitive. Traitant de la nécessité de la réforme, voire de la « subversion » de l’islam, de l’ouverture lacanienne à la parole et à la « raison émergente », de la condition féminine en islam ou encore du rapprochement entre sunnites et chiites, ils montrent combien la pensée de Mohammed

Par Samba Doucouré

La rage de vivre, par Bolewa Sabourin et Balla Fofana

La Rage de vivre trace l’itinéraire assez déroutant de Bolewa Sabourin, un garçon balloté de toutes parts à cause de l’instabilité de ses parents. Son père lui a laissé en héritage la passion pour la danse traditionnelle congolaise et une tendance à sortir des sentiers battus. Tout le long de son parcours, égrainé dans un récit simple et agréable à lire, on découvre un personnage complexe, torturé et imprévisible. Des nuits à dormir sur le trottoir aux réunions du bureau national du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), en passant par des shootings pour les magazines de mode, la vie de Bolewa est pleine de rebondissements. Elle est symptomatique de la réalité d’une certaine partie de la jeunesse actuelle, tiraillée par les différentes injonctions individualistes et collectives de la société.

Par Clara Murner

Abd el-Hafid Benchouk : « Les soufis sont avec Dieu intérieurement et avec le monde extérieurement »

Directeur de la Maison soufie et moqqadem de la voie soufie naqshbandî en France, Abd el-Hafid Benchouk publie « Le Langage du cœur » (Hachette, 2018). Conçu comme une préparation théorique, ce bel ouvrage est à consulter comme un livre de chevet, avant de rencontrer les gens de la Voie pour une mise en pratique. C’est aussi une tentative de réponse à ce paradoxe : expliquer avec des mots l’au-delà des mots, ce qui fait l’essence même du soufisme.

Par Clara Murner

« Le Langage du cœur », un avant-goût de la sagesse soufie

Redonner le goût de l’expérience vécue aux images traditionnelles de la littérature soufie, tel est le mérite de « Le Langage du cœur », d’Abd el-Hafid Benchouk (Hachette, 2018). Ce n’est pas un livre de chercheur érudit. Mais cet ouvrage délivre des conseils pratiques d’un cheminant, des étincelles de sagesse profonde, dans un langage accessible et compréhensible par tous. Il est 20 heures, vendredi soir. En franchissant la porte de la Maison soufie, à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), on découvre un havre de paix, un lieu beau et accueillant, tapis orientaux au sol et tissus traditionnels d’Ouzbékistan aux murs. Le maître des lieux, moqqadem de la voie soufie naqshbandî, accueille chacun par son prénom, avec des paroles bienveillantes, individualisées. Il offre thé ou café oriental, pendant que les disciples s’affairent et se préparent pour la séance de dhikr qui aura lieu au coucher du soleil, après la prière de Maghreb.