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Par Hanan Ben Rhouma

Forgiven : le long et douloureux chemin vers la réconciliation en Afrique du Sud post-apartheid

Affronter la vérité pour emprunter le chemin du pardon et entamer ainsi le processus de réconciliation d’une nation sud-africaine encore fracturée au sortir des années apartheid : c’est le pari fait par Nelson Mandela dès son accession au pouvoir en créant la commission Vérité et Réconciliation, qui avait pour objectif de recenser et faire reconnaître les crimes commis pendant l’apartheid. C’est sur cette histoire que le réalisateur franco-britannique Roland Joffé a choisi de revenir avec « Forgiven », film plaidoyer pour le pardon. Afrique du Sud, 1996. Le pays, alors dirigée depuis 1994 par le mythique Nelson Mandela, est libéré de l’apartheid mais il demeure bien fragile. Pour panser les plaies béantes causées par la haine, prévenir d’effroyables bains de sang et apaiser les tensions raciales encore très vives dans une société sud-africaine longtemps dominée par la minorité blanche, la commission Vérité et Réconciliation est créée pour…

Par Samba Doucouré

Fahrenheit 11/9 : le film édifiant de Michael Moore sur l'Amérique de Trump

Le réalisateur américain Michael Moore revient avec un film qui expose la décadence de la démocratie américaine à l'origine de l'élection du président Donald Trump. Un nouveau documentaire choc, angoissant, sur les dérives de la société états-unienne mais qui montre aussi les germes d'un espoir de changement. Les élections de mi-mandat organisées mardi 6 novembre ont largement été commentés pour leurs résultats inédits. Des femmes, des jeunes, des personnes issues des minorités et des musulmans ont rejoint le Congrès américain pour la première fois. La très jeune Alexandria Ocasio-Cortez ou encore Ilhan Omar font partie des figures de proue de ce mouvement de renouveau. Lire aussi : USA : avec Rashida Tlaib, Ilhan Omar entre dans l’histoire du Congrès américain Ces évolutions, Michael Moore l'avait anticipé et il en parle dans son nouveau documentaire, Fahrenheit 11/9, disponible en France depuis le 31 octobre en VOD. Le réalisateur s'illustre depuis une…

Par Huê Trinh Nguyên

BlacKkKlansman : infiltrer le Ku Klux Klan, avec Spike Lee

Rigolard et roublard, le héros de BlacKkKlansman, un policier noir du Colorado, n’en est pas moins fin enquêteur parvenant à débusquer les pires racistes de sa région. Après avoir infiltré les Black Panthers puis le Ku Klux Klan, il gagne en conscience de ce qui se joue dans la société américaine des années 1970. Le spectateur, lui, s’interroge si le pire de la bêtise humaine a vraiment expiré. Spike Lee, cinéaste engagé, contribue à cette lucidité. « Que Dieu bénisse l’Amérique blanche ! » Un slogan, plus qu’une invocation, qui émaille de part en part le nouveau film de Spike Lee : BlacKkKlansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan. Mais le Dieu des partisans du Ku Klux Klan (KKK), fondé en 1865, n’est pas universel. Il bénit les Blancs, plus précisément les WASP (White Anglo-Saxon Protestant) qui prônent la suprématie blanche en vertu de leur interprétation de la Bible. Éminemment racistes, xénophobes, antisémites, misogynes et homophobes,…

Par Hanan Ben Rhouma

Bajirao Mastani : une ode à l'amour sublimée par la magie de Bollywood

Deux ans après sa sortie en Inde, Bajirao Mastani débarque en France dès mercredi 25 juillet sur grand écran. Plongée au cœur de l’Inde du XVIIIe siècle. Le film, adapté librement du roman épique Raau paru en 1962, raconte une histoire d’amour légendaire entre un grand conquérant, le général marathe Bajirao nommé Peshwa (Ranveer Singh), équivalent indien du Premier ministre, et la fille illégitime d’un roi hindou Mastani (Deepika Padukone). Une guerrière, une vraie, qui porte bien son prénom, « celle qui ne suit que ses passions ». Et pour cause : elle s’en va de son Bundelkhand doré par amour pour rejoindre celui qu’elle espère faire de lui son mari et d’elle une épouse légitime. Sauf qu’il y a un obstacle de taille : Peshwa Bajirao est déjà marié… Il est uni à Kashi (Priyanka Chopra) qui ont ensemble un point commun qui s’avère être de taille pour la suite de l’histoire : ils sont tous deux hindous quand Mastani est musulmane de par…

Par Huê Trinh Nguyên

Le Festival des cinémas arabes bat son plein à l’Institut du monde arabe

L’Institut du monde arabe devient l’écrin des nouvelles productions du cinéma arabe. Issus d'Algérie, de Tunisie, du Liban, de Palestine ou encore de Syrie ou d’Irak..., plus de 80 courts et longs métrages, films de fiction ou documentaires qui ont été réalisés ces deux dernières années, sont présentés à Paris, lors du Festival des cinémas arabes, du 28 juin au 8 juillet. « C’est une nouvelle édition chargée de promesses », déclare Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe, dans son édito présentant le Festival des cinémas arabes, qui est accueilli à l’IMA du 28 juin au 8 juillet. Douze ans après la dernière Biennale des cinémas arabes qui avait eu lieu à Paris en 2006, lui valant d’être devenue « une référence mondiale en matière de 7e art », le cinéma arabe est à nouveau à l’honneur. En cette année 2018, le festival octroie une place de choix aux jeunes réalisateurs arabes, qui souhaitent raconter au monde leurs visions de…

Par Hanan Ben Rhouma et Huê Trinh Nguyên

Cinéma : focus sur le Liban pour la 13e édition du PCMMO

Pour la 13e année consécutive, le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), dont Saphirnews est partenaire, donne rendez-vous aux cinéphiles du 27 mars au 14 avril 2018, à Paris et en Seine-Saint-Denis. Cette nouvelle édition propose un focus donnant à voir la vitalité de la création cinématographique libanaise. La 13e édition du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), c’est parti ! Après l’Algérie en 2017, c’est au tour du Liban d’être cette année à l’honneur à travers une programmation qui s’attache à montrer la richesse de la production cinématographique dans le pays du Cèdre, à l’image de Very big shot. Ce film de gangster à l'humour décalé ouvre le bal du PCMMO à Saint-Denis, mardi 27 mars, et donne le ton pour la suite du festival.

Par Samba Doucouré

Black Panther : l'Afrique peut-elle sauver le monde ?

Ryan Coogler nous avait déjà ébloui avec « Fruitvale Station» et « Creed », il récidive là avec « Black Panther », le premier super héros africain de l'univers Marvel. Le casting exceptionnel et l'attente démesurée suscitée par le film provoque de nombreux débats. Saphirnews ajoute sa contribution à la discussion. Le film Black Panther est la dernière adaptation cinématographique des studios Marvel, qui prospèrent en exploitant la riche galaxie de superhéros des BD comics du même nom. Le personnage de T'Challa, alias Black Panther, un roi issu du Wakanda, contrée imaginaire africaine, est apparu en 1966. Un an après la mort de Malcolm X, en pleine période de radicalisation du mouvement des droits civiques, Stokely Carmichael, président du Comité de coordination des étudiants non violents (SNCC), popularisait l'expression « Black Power ». L'image de la panthère noire, « un animal noir et magnifique, qui n'attaque pas mais se défend férocement », s'est…

Par Hanan Ben Rhouma

Wajib, L'invitation au mariage : retrouvailles en Palestine sous le signe du devoir filial et social

Avec Wajib, c'est une plongée dans les codes culturels palestiniens, eux-mêmes ancrés dans de vieilles traditions arabes, que le spectateur est invité à faire. Le film suit les traces, sur une journée, d’un père et de son fils faisant ensemble le tour des maisons de Nazareth pour distribuer en mains propres des invitations au mariage de la fille et sœur des protagonistes principaux. Wajib, L'invitation au mariage, désigné comme coup de cœur par le Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient (PCMMO), a enchanté le public de L’Ecran, cinéma indépendant de Saint-Denis où a eu lieu la projection de cette avant-première le 17 janvier en présence même de la Palestinienne Annemarie Jacir, réalisatrice de son premier long-métrage Le sel de la mer en 2008.

Par Huê Trinh Nguyên

Centaure : le cheval, pilier de la liberté de l’homme au Kirghizistan

On connait très peu le Kirghizistan, pays montagneux d’Asie centrale, enclavé entre la Chine à l’est, le Kazakhstan au nord, l’Ouzbékistan à l’ouest et le Tadjikistan au sud. Ancienne république soviétique qui a gagné son indépendance en 1991, le Kirghizistan est habité par un peuple à l’origine nomade et aujourd’hui essentiellement rural, même si de grandes villes ont émergé, dont la capitale Bichkek. La langue officielle est le russe, mais c’est le kirghize qui est le plus couramment parlé. La religion principale est l’islam sunnite, implanté depuis le XIIIe siècle, mais le chamanisme, venu de Sibérie dont les Kirghizes sont historiquement issus, imprègne toujours la culture. Une culture où le cheval détient une grande place, à la fois économique pour ce peuple de nomades et symbolique dans l’imaginaire collectif. « Le cheval est les ailes de l’homme », dit le dicton populaire. Et c’est à travers cet animal qu’Aktan Arym Kubat,…

Par Alain Gabon

Kedi, des chats, des hommes... mais aussi de la grâce, de l’universel et de l’amour

Bien plus qu'un film documentaire sur la vie de chats à Istanbul, « Kedi », de Ceyda Torun, est une œuvre fondamentalement humaniste, alliant une représentation critique de la modernité turque d’aujourd'hui avec une méditation philosophique, métaphysique et spirituelle sur la condition humaine, la liberté et l’amour. Un film pour tous les âges, de l’aube au crépuscule de sa vie, Kedi, le premier film de la jeune réalisatrice américano-turque Ceyda Torun, est tout simplement une splendeur, un véritable bijou cinématographique, que l’on aime ou pas les chats ou les animaux en général et que l'on s'intéresse ou pas à la Turquie. Tout d'abord, Ceyda Torun a su éviter tous les problèmes du genre documentaire animalier : voix off intrusive et lourdement explicative, slow-motion appuyés, anthropomorphisme excessif, musique hyperbolique, mièvre et sentimentaliste, etc. Ici, rien de tout cela, et on l’en remercie. Présenté comme un film sur les célèbres «…

Par Florine Cauchie

Cinéma : combien ça coûte de faire un film ?

Entre le maquillage et les costumes, les lieux de tournage et la diffusion… le budget d’un film peut vite exploser. Jérôme Genevray, réalisateur et auteur de l’ouvrage Cinéma guérilla (Dunod, 2012), nous explique comment et pour combien d’euros réaliser un film quand le porte-monnaie est limité. Les ficelles et conseils vous sont livrés au travers d'une infographie originale.

Par Karima Peyronie

Nawell Madani : « L’humour m’a toujours sauvée »

De son époque de stand-up on pensait tout savoir sur elle. Mais Nawell Madani n’a pas fini de nous surprendre et elle se dévoile sur grand écran dans son premier film qu’elle réalise et interprète : « C’est tout pour moi ». Une autofiction, qui sort en salles le 29 novembre, aussi drôle qu’émouvante.

Par Florine Cauchie

Comment réaliser un film avec zéro budget ?

Apprentissage, scénario, tournage, distribution... Se lancer dans l’industrie du cinéma peut sembler effrayant lorsqu’on ne connaît ni les ficelles ni les gens du métier. Pourtant, de nombreux réalisateurs s’y sont essayés et ont réussi. Voici leurs secrets. « On a tourné ce film en quatre jours et sans budget. » Ange Basterga est le coréalisateur de Le Caïd, film autoproduit qui vient de remporter le grand prix du festival de Cognac dans la catégorie « Meilleur long métrage de cinéma ». Dans sa dernière création, le réalisateur est également acteur. Il incarne un journaliste qui suit 24 heures sur 24 un caïd des quartiers nord de Marseille. Sans entraves, ce dernier lui fait tout découvrir de son trafic de drogue et évoque son objectif : percer dans le rap pour sortir de sa condition de criminel. On suit son destin dans ce faux documentaire.

Par Imane Youssfi

Des professionnels du 7e art se mobilisent pour offrir un cinéma aux réfugiés

Ils sont intermittents du spectacle, régisseurs ou techniciens, et se sont constitués en association pour une noble cause : ouvrir un cinéma dans l'un des plus grands camps de réfugiés au monde géré par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR). C'est lors d'un tournage dans le camp Al Zaatari, en Jordanie, que l'idée a émergé. Une campagne sur une plateforme de crowdfunding a été mise en ligne pour récolter la somme de 38 000 euros et inaugurer la structure en janvier 2018. Installer le septième art dans un camp de réfugié, c'est l'objectif que s'est fixé l'association Lumière à Zaatari (en hommage aux frères Lumière), qui regroupe des professionnels de l'industrie cinématographique. L'organisation, dont les membres sont Jordaniens et Français, compte à ce jour une vingtaine de personnes actives, dont quatre fondateurs : Johanna Colboc (régisseuse générale), Philippe Hagège (directeur de production), Nicolas Cambois (assistant…

Par Samba Doucouré

Latifa Ibn Ziaten, celle qui réparait les cœurs

La sortie du documentaire « Latifa, le cœur au combat », mercredi 4 octobre, en plein procès Merah, permet de découvrir le quotidien de Latifa Ibn Ziaten, mère d’Imad, premier soldat tué par Mohamed Merah en 2012. Le film présente une quête, celle qui consiste à distribuer de l’amour et à rompre le cycle de haine qui a pu motiver les atrocités du terroriste toulousain. Cinq ans après les tueries de Toulouse et Montauban, le procès de Mohamed Merah s’est ouvert lundi 2 octobre. Hasard ou non du calendrier, il coïncide avec la semaine de sortie du film documentaire « Latifa, le cœur au combat ». Durant ces cinq années marquées par plusieurs autres attentats terroristes, le visage de Latifa Ibn Ziaten est devenu familier pour les Français. La mère d’Imad Ibn Ziaten, soldat assassiné par Mohamed Merah, a arpenté à de nombreuses reprises les plateaux des JT et récolté plusieurs distinctions prestigieuses, notamment de la part du président François…

Par Imane Youssfi

« Les Hommes d'argile », le devoir de mémoire aux vétérans marocains enrôlés pour la France

Avec « Les Hommes d'argile », Mourad Boucif revient sur l'enrôlement forcé des indigènes du Maghreb, et plus particulièrement du Maroc, qui ont combattu pour la France contre le nazisme. Le réalisateur belge transpose à l'écran avec justesse et émotion le sort des vétérans marocains lors de la Seconde guerre mondiale. Un film qui leur est dédié et qui sort en salles en France le 20 septembre. C'est par devoir de mémoire que Mourad Boucif déclare s'être lancé dans la réalisation du film « Les Hommes d'argile » après avoir produit « La couleur du sacrifice » en 2006. Au Maroc, et alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage en Europe, Sulayman fait partie de ces hommes éloignés de la vie citadine et dont le mot « guerre » reste inconnu. Le jeune berger est orphelin, et c'est un ermite qui l'élève depuis son plus jeune âge. C'est lui qui l'accompagnera demander la main de Khadija, fille d'un puissant caïd de la région. Le mariage est…

Par Samba Doucouré

Le prix du succès : on ne choisit pas sa famille

Tahar Rahim incarne Brahim, un humoriste à succès qui, pour en franchir un nouveau, souhaite se débarrasser de Mourad (Roschdy Zem), son manager et bras droit de toujours. Problème, il s’agit de son frère. « Le prix du succès » est une comédie dramatique qui met en relief la question de la fidélité à son clan lorsque celui-ci n’est plus un tremplin mais devient un obstacle vers les sommets de la gloire. Brahim (Tahar Rahim) est la star montante de la scène comique française. En une dizaine d’années, il est passé des petites salles de stand-up à l’Olympia. Sollicité par ses fans, par le monde de la publicité et du showbiz, il est en passe de franchir un nouveau cap. Hervé (Grégoire Colin), un producteur, lui propose de le faire entrer dans une nouvelle dimension mais à la condition de se séparer de son manager et grand frère Mourad (Roschdy Zem). Or, jusqu’ici, son succès, l’humoriste le doit aussi à son aîné, son premier admirateur et homme de…

Par Samba Doucouré

Dunkerque : les soldats indigènes de l'Inde britannique, les grands oubliés du film

Dunkerque, le dernier film à l'affiche de Christopher Nolan, suscite des critiques pour la représentation historique qu'il offre d'un épisode historique qui eut lieu au début de la Seconde Guerre mondiale. En Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, plusieurs voix se sont élevées contre l’invisibilisation des soldats originaires de l’Inde britannique. Une attitude qui, pour certains, paraît suspecte à l’heure du Brexit et du repli identitaire qui s’opère dans le royaume. A la tête des box-offices américain, britannique et français, et avec des recettes qui s’élèvent à plus de 100 millions de dollars en seulement deux semaines d’exploitation, Dunkerque (ou Dunkirk en anglais) porte l’étiquette du film historique à succès... non sans polémiques. Le long-métrage rejoue l’opération Dynamo qui a consisté à évacuer 330 000 alliés du nord de la France vers les côtes anglaises en mai 1940 après une cinglante défaite contre l'armée du Reich. Le film fait…

Par Saphirnews

Le Message : le film sur les débuts de l'islam en replay (vidéo)

Le Message, dans sa version anglaise, a été diffusé lundi 24 juillet sur Arte. Ils ont été 584 000 téléspectateurs à avoir vu ce film sur les débuts de l'islam, portant l'audience à 3,2 %. La chaîne franco-allemande le propose en replay pendant 30 jours. Une qualité d'images en plus. Lire aussi : Le Message : que sont devenus les acteurs du film mythique sur la naissance de l'islam ?

Par Hanan Ben Rhouma

Le Message : que sont devenus les acteurs du film mythique sur la naissance de l'islam ?

Evénement. Arte diffuse lundi 24 juillet en prime time « Le Message », le film mythique sur la naissance de l’islam. L’épopée à succès, qui commence au cours du 7e siècle avec le Prophète Muhammad, est projetée pour la première fois dans une chaîne française depuis 1979. Trois ans après la sortie du film en 1976, « Le Message » n’avait en effet été retransmis qu’une fois : ce fut sur Antenne 2 en prime time lors d'un numéro de l'émission Les Dossiers de l'écran consacré à l'islam. Et c'est la version anglaise qui remporte la mise, hier comme aujourd'hui. Mais que sont devenus les acteurs du film ? Le Message (Al-Rissala), un film mythique qui traverse des générations de musulmans depuis sa sortie en 1976. Cette épopée fait partie des incontournables à voir pour mieux connaître l’islam et les circonstances de sa naissance en Arabie. A l’occasion de la diffusion de la version anglaise du film sur Arte lundi 24 juillet, nombreux sont ceux qui se…

Par Imane Youssfi

Mokhtar Awards 2017 : l'exil sous toutes ses formes à l'écran

La question de l'exil et des migrations a été des plus soulevées en Europe depuis 2016. C'est sur cette thématique que le festival des Mokhtar Awards a choisi de surfer. Une cinquantaine de productions sont aujourd'hui soumises au public avant la tenue d'une cérémonie prévue pour octobre. Pour sa quatrième édition, les Mokhtar Awards ont demandé à des vidéastes et réalisateurs français et étrangers d’élaborer des courts métrages (de 9 minutes) sur la thématique de l’exil. Ce sont cinquante films qui sont désormais soumis au vote du public avant la cérémonie finale organisée en octobre 2017. Elle récompensera à cette occasion les participants dans trois grandes catégories : la fiction (3 000 euros pour le premier prix, 1 500 euros pour le deuxième prix et deux jours de tournage avec mise à disposition de matériel professionnel pour le troisième prix) ; le documentaire (trois prix du même montant que la catégorie fiction) et le lauréat du public (1…

Par Niouma Siby

Nos Patriotes : le parcours hors normes d'Addi Bâ Mamadou, héros oublié de la résistance

Avec « Nos Patriotes », qui sort en salles mercredi 14 juin, hommage est rendu à Addi Bâ Mamadou qui incarne tant ces héros oubliés qui ont combattu pour la France. Celui que les Allemands surnommaient le « terroriste noir » est devenu le chef du premier maquis créé dans les Vosges. Rien ne présageait à un pareil destin. Mamadou Addi Bâ, ce nom ne vous dit-il rien ? Il aurait pourtant mérité qu’on s’y attarde plus longuement, et ce bien avant la sortie du film « Nos Patriotes ». L'occasion est venue plus de 73 ans après sa mort. Au-delà du film, que retenir de sa vie ? Né en 1916, au cœur du Fouta Djalon, dans le petit village guinéen de Pelli-Foulayabé, il est issu d’une famille d’éleveurs peuls. C'est dans la campagne guinéenne au milieu des troupeaux, entouré de sa famille, que Mamadou grandit. Une rencontre va donner au destin du jeune homme une trajectoire particulière. C'est celle de la famille Maurice (originaire de Langeais, une petite ville…