Le tribunal cotrrectionnel de Paris a reconnu coupable Marine Le Pen et huit eurodéputés de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national, devenu depuis Rassemblement national (RN). Le parti d’extrême droite avait mis en place, entre 2004 et 2016, un système de détournement de l’argent européen destiné à la rémunération de collaborateurs parlementaires pour financer son fonctionnement interne. La Parlement européen a évalué le préjudice à quelque 7 millions d’euros. La justice française l’a estimé à hauteur de 4,1 millions d'euros.
Dans cette affaire, le tribunal de Paris a jugé que la cheffe de file du RN, actuellement députée du Pas-de-Calais, a joué « un rôle central » dans ce « système organisé ». Par conséquence, elle a été condamnée à quatre ans de prison dont deux ans ferme aménagés sous bracelet électronique, à une amende de 100 000 euros et, surtout, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Son avocat a fait savoir qu’elle fera appel de cette lourde condamnation qui pourrait la priver d’une candidature à l’élection présidentielle en 2027. Une situation qui laisserait alors entrevoir à Jordan Bardella, qui préside le RN depuis 2022, la possibilité de briguer l'Elysée.
« C'est la démocratie française qui est exécutée », a fustigé Jordan Bardella. Dans les rangs du RN et de ses partisans, les voix sont nombreuses à dénoncer une décision « politique ». Le tribunal a balayé ces accusations. « Il s'agit de veiller à ce que les élus comme tous les justiciables ne bénéficient pas d'un régime de faveur », a fait savoir la présidente Bénédicte de Perthuis. « Le tribunal a pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l'ordre public, en l'espèce le fait que soit candidate à l'élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance. »
Dans cette même affaire, douze assistants jugés aux côtés des eurodéputés ont été déclarés coupables de recel. Le RN a été condamné à deux millions d'euros d'amende, dont un million ferme.
A droite, de nombreuses personnalités ont condamné la décision au nom de la démocratie, à l'instar de l'eurodéputé François-Xavier Bellamy ou encore de Laurent Wauquiez qui a dénoncé une « décision très lourde et exceptionnelle ». A gauche, les voix sont plutôt de nature à saluer une décision qui montre que la justice doit s'appliquer à tous. Pour La France insoumise, « les faits qui sont déclarés avérés sont particulièrement graves. Ils contredisent entièrement le slogan "tête haute, mains propres" sur lequel ce parti a longtemps cherché à prospérer ».
Se voulant prudent, le parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon a pris acte de cette décision de justice, « même si nous refusons par principe que le recours soit impossible pour un justiciable quelqu’il soit ». « Quant au reste, la France insoumise n’a jamais eu comme moyen d’action d’utiliser un tribunal pour se débarrasser du Rassemblement National. Nous le combattons dans les urnes comme dans la rue, par la mobilisation populaire du peuple français, comme nous avons su le faire lors des élections législatives de 2024. Nous le battrons aussi demain dans les urnes, quel que soit son ou sa candidate. »
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Dans cette affaire, le tribunal de Paris a jugé que la cheffe de file du RN, actuellement députée du Pas-de-Calais, a joué « un rôle central » dans ce « système organisé ». Par conséquence, elle a été condamnée à quatre ans de prison dont deux ans ferme aménagés sous bracelet électronique, à une amende de 100 000 euros et, surtout, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Son avocat a fait savoir qu’elle fera appel de cette lourde condamnation qui pourrait la priver d’une candidature à l’élection présidentielle en 2027. Une situation qui laisserait alors entrevoir à Jordan Bardella, qui préside le RN depuis 2022, la possibilité de briguer l'Elysée.
« C'est la démocratie française qui est exécutée », a fustigé Jordan Bardella. Dans les rangs du RN et de ses partisans, les voix sont nombreuses à dénoncer une décision « politique ». Le tribunal a balayé ces accusations. « Il s'agit de veiller à ce que les élus comme tous les justiciables ne bénéficient pas d'un régime de faveur », a fait savoir la présidente Bénédicte de Perthuis. « Le tribunal a pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l'ordre public, en l'espèce le fait que soit candidate à l'élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance. »
Dans cette même affaire, douze assistants jugés aux côtés des eurodéputés ont été déclarés coupables de recel. Le RN a été condamné à deux millions d'euros d'amende, dont un million ferme.
A droite, de nombreuses personnalités ont condamné la décision au nom de la démocratie, à l'instar de l'eurodéputé François-Xavier Bellamy ou encore de Laurent Wauquiez qui a dénoncé une « décision très lourde et exceptionnelle ». A gauche, les voix sont plutôt de nature à saluer une décision qui montre que la justice doit s'appliquer à tous. Pour La France insoumise, « les faits qui sont déclarés avérés sont particulièrement graves. Ils contredisent entièrement le slogan "tête haute, mains propres" sur lequel ce parti a longtemps cherché à prospérer ».
Se voulant prudent, le parti dirigé par Jean-Luc Mélenchon a pris acte de cette décision de justice, « même si nous refusons par principe que le recours soit impossible pour un justiciable quelqu’il soit ». « Quant au reste, la France insoumise n’a jamais eu comme moyen d’action d’utiliser un tribunal pour se débarrasser du Rassemblement National. Nous le combattons dans les urnes comme dans la rue, par la mobilisation populaire du peuple français, comme nous avons su le faire lors des élections législatives de 2024. Nous le battrons aussi demain dans les urnes, quel que soit son ou sa candidate. »
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