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Par Hanan Ben Rhouma, le 01/02/2018

Sécurité des mosquées : plus de 1,3 million d’euros attribués par l'Etat depuis 2015

Le dispositif matériel instauré par l'Etat en 2015 pour sécuriser les sites sensibles à travers le territoire français, à l'instar des lieux de culte, a permis à près de 100 mosquées de mieux s’équiper par le biais d’installations classiques (grilles, sas, blindage, digicodes) ou d’installations de vidéoprotection. Sur les trois ans que dure ce premier dispositif (2015-2017), « la communauté musulmane a ainsi pu bénéficier de 1 327 117 € de subventions pour 125 projets (82 projets en vidéoprotection pour 742 787 € et 43 projets hors vidéoprotection pour 584 330 €) concernant 91 sites », nous informe l’Observatoire national contre l’islamophobie, qui a rendu, jeudi 1er février, son bilan des actes antimusulmans de l’année 2017. L’instance, liée au Conseil français du culte musulman (CFCM), a notamment attribué la baisse des actes islamophobes contre les sites musulmans en 2017 par une meilleure sécurisation des lieux. L'opération Sentinelle,…

Par Hanan Ben Rhouma, le 19/01/2018

Mosquée de la Miséricorde : les musulmans de Nîmes s'offrent un bâtiment au centre-ville

L’année 2018 commence bien pour les musulmans de Nîmes. Deux ans après la fermeture de la mosquée de la Miséricorde sur décision de la municipalité en raison de l’insalubrité du bâtiment, l’achat du bien a pu être finalisé. Reste encore à faire les nécessaires travaux de mise aux normes du bâtiment afin d’en jouir pleinement. Ils sont sortis d’affaire par la grande porte. Après avoir été menacés de se retrouver sans lieu de culte en 2016, les responsables de l’Association culturelle islamique qui gèrent la mosquée de la Miséricorde sont désormais propriétaire du bâtiment abritant le plus vieux lieu de culte musulman de Nîmes (Gard) après avoir finalisé l’achat la veille de l’année 2018. Ce sont environ 450 000 euros qui ont collectés pour s’approprier le bâtiment de 2 000 m² situé dans le centre-ville. Un luxe dans la mesure où de très nombreuses mosquées de France sont excentrées. L’Association culturelle islamique s’en est…

Par Linda Lefebvre, le 09/01/2018

Balkans : voyage au cœur du laboratoire de l’interreligieux en Europe

Depuis la conquête ottomane du XIVe siècle, les Balkans, pont entre Orient et Occident, forment une mosaïque d’ethnies, de cultures et de confessions. En dépit des guerres qui ont déchiré la région, prêtres, imams, universitaires ou simples citoyens s’investissent dans le dialogue entre les religions. De la Bosnie au Kosovo, en passant par la Serbie, de multiples initiatives sont mises en place pour construire une société interreligieuse. Reportage. Au sein du quartier dit ottoman de Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, à quelques mètres de la fontaine Sebilj et dans une rue aux allures de bazar turc, se situe le conseil interreligieux de Bosnie-Herzégovine. Fondé en 1997, il est présidé par des représentants des cultes musulman, catholique, orthodoxe et juif. Douze ans après la fin de guerre, qui a fait près de 100 000 morts, la mission de l’organisation non gouvernementale est de favoriser le dialogue entre les diverses communautés. « Nous œuvrons à…

Par Saphirnews, le 04/01/2018

Vœux du Nouvel An : ce qu’a dit Macron aux autorités religieuses

Les représentants des six principaux cultes de France ont été reçus, jeudi 4 janvier, au Palais de l’Elysée à l’occasion des vœux du Nouvel An formulés par Emmanuel Macron, ses premiers face aux autorités religieuses. Le président, en présence du Premier ministre Edouard Philippe et du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, leur a assuré la tenue de rencontres régulières et « non médiatisées » au cours de l’année 2018 afin de les consulter sur divers sujets, citant les questions de bioéthique pour « donner le temps d'un vrai débat philosophique dans la société avant de légiférer » ainsi que l’immigration et l’éducation. 2018 sera aussi une année durant laquelle Emmanuel Macron souhaite « que l'Etat s'engage aux côtés du culte musulman ». Face aux représentants du CFCM, « j’aurai un discours sur la laïcité qui est celui que je viens d'avoir avec vous : dépassionné, direct et exigeant mais nous devons avoir un travail sur la…

Par Hanan Ben Rhouma, le 03/01/2018

Vœux du Nouvel An de Macron : la Grande Mosquée de Paris, chagrinée, boude le CFCM

La Grande Mosquée de Paris a fait savoir, mercredi 3 janvier, qu'elle se retire du Conseil français du culte musulman (CFCM). En cause, le fait qu'elle n'ait pas été invitée à l'Elysée à l'occasion des vœux du Nouvel An d'Emmanuel Macron aux autorités religieuses. Le président du CFCM réagit à cette décision. La Grande Mosquée de Paris n’est pas contente et le fait savoir. A la veille de la traditionnelle cérémonie des vœux du président de la République aux autorités religieuses à l’occasion du Nouvel An jeudi 4 janvier, l’institution, au travers de son recteur Dalil Boubakeur, déclare ne pas y avoir été convié cette année. En réponse, elle décide non seulement de se retirer du Conseil français du culte musulman (CFCM) mais aussi de ne plus participer à des initiatives « émanant des pouvoirs publics sur l’organisation du culte musulman ». « Il est surprenant que l’institution religieuse musulmane la plus emblématique de France, fruit…

Par Hanan Ben Rhouma, le 30/12/2017

Les six figures de l'islam et du dialogue interreligieux disparues en 2017

Plusieurs figures de l’islam et du dialogue interreligieux ont rendu l’âme en 2017. Saphirnews rend hommage à six d'entre elles qui ont marqué bien des hommes et des femmes de leur érudition et laissé un héritage conséquent à l’humanité. La sphère du dialogue islamo-chrétien déplore en cette fin d’année 2017 la mort d’un de ses fervents ambassadeurs, le père Maurice Borrmans, un islamologue réputé décédé le 26 décembre à l’âge de 92 ans. L’homme, qui fut professeur d’arabe et d’islamologie à Rome durant 40 ans, laisse derrière lui de nombreux articles et ouvrages dont la fameuse correspondance entretenue pendant une trentaine d'années entre l’islamologue Louis Massignon et le Pr Muhammad Hamidullah, le premier traducteur du Coran en français.

Par Huê Trinh Nguyên, le 29/12/2017

Dialogue islamo-chrétien : Maurice Borrmans revivifie l’amitié entre Muhammad Hamidullah et Louis Massignon

Le père Maurice Borrmans, islamologue, est décédé le 26 décembre 2017, à Bry-sur-Marne, à l’âge de 92 ans. Professeur émérite au sein de l’Institut pontifical d’études arabes et d’islamologie (PISAI) et directeur pendant près de vingt ans de la revue annuelle Islamochristiana qu’il avait créée en 1975, il fut un auteur prolifique de plus d’une douzaine d’ouvrages et de très nombreux articles scientifiques. En particulier, il a été à l’initiative de la publication inédite de correspondances des pionniers du dialogue islamo-chrétien du XXe siècle. Il en est ainsi de l’ouvrage Lettres à un ami éternel (Éd. Bayard, 2015), où il publie ses échanges épistolaires, de 1974 à 1995, avec Christian de Chergé, moine puis prieur de l’abbaye Notre-Dame de l’Atlas à Tibhirine. En mai 1996, Christian de Chergé fut enlevé et assassiné avec six autres moines cisterciens de Tibhirine durant la guerre civile algérienne. Maurice Borrmans publie…

Par Huê Trinh Nguyên, le 28/12/2017

Le père Maurice Borrmans, islamologue et chantre du dialogue islamo-chrétien, s’est éteint

Les acteurs du dialogue islamo-chrétien perdent l’un de leurs plus ardents défenseurs. Le père Maurice Borrmans, islamologue, ancien conseiller auprès du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux et fondateur de la revue Islamochristiana du PISAI, est décédé le 26 décembre 2017. Il est des belles personnes, à la richesse intérieure incroyable, que l’on ne rencontre qu’une seule fois et que l’on regrette de ne les avoir pas connues plus tôt et de façon plus rapprochée. Le père Maurice Borrmans, l’une des plus grandes figures françaises du dialogue islamo-chrétien, s’est éteint à l’âge de 92 ans, le 26 décembre 2017, à midi, à Bry-sur-Marne (Val-de-Marne). Nous l’avions rencontré en 2016, à l’occasion d’un colloque sur le dialogue intramusulman, le dialogue interreligieux et le dialogue social organisé par la Grande Mosquée de Lyon et l’Institut français de civilisation musulmane et au cours duquel Saphirnews animait une table…

Par Amara Bamba, le 22/12/2017

Muhammad Hamidullah, homme de foi, de science et du vivre-ensemble

Le 17 décembre nous rappelle que le professeur Muhammad Hamidullah (1908-2002) est mort il y a déjà 15 ans. On le cite généralement comme le premier musulman qui, en France, a osé traduire dans son intégralité le Coran en langue française. Il n'était ni Arabe ni Français. Homme de foi et homme de science, Muhammad Hamidullah fut aussi un militant dont le souvenir évoque le vivre-ensemble, une notion tant prisée de nos jours. A son installation en France en 1948, Muhammad Hamidullah a 40 ans. Il est déjà un chercheur reconnu sur divers sujets, bien au-delà de ses deux thèses de doctorat à l'Université de Bonn (Allemagne) et à la Sorbonne (Paris). En plus de la « Neutralité en islam » et de la « Diplomatie du Prophète et des premiers califes », il avait exploré différents champs des sciences du Coran et du hadith, dont notamment les sources du droit musulman (usul fiqh). Au cœur de Paris, dans le Quartier latin, il vit au 4, rue de Tournon, chez Anna Sfeir,…

Par Imane Youssfi, le 01/12/2017

Nadia El Bouga : « Vivre pleinement sa sexualité est un vecteur de foi en islam »

Parler de sexualité au sein de couples ou encore avec ses enfants parmi les familles musulmanes reste un sujet tabou et compliqué à aborder. Pour Nadia El Bouga, sage-femme et sexologue clinicienne, il faut doter les parents d'une véritable éducation à la sexualité et à l’affectivité afin d’aborder la relation sexuelle comme un acte d'adoration tel que la prière. L'auteur du livre « La sexualité dévoilée » (Grasset, septembre 2017) met à profit son expérience professionnelle pour aborder ici sereinement ces sujets. Interview. Lire aussi : Nadia El Bouga : « L’éducation pour sortir les musulmans de l'analphabétisme sexuel »

Par Religioscope, le 20/11/2017

Liechtenstein : la présence musulmane passée au crible par des chercheurs

Comme dans les autres pays européens, les autorités du Liechtenstein se soucient d'en savoir plus à propos de l'islam et de la présence d'une population musulmane sur leur territoire. Un groupe de chercheurs a été mandaté pour préparer un rapport, rendu public au mois d'octobre 2017. Ce document présente un profil de l'islam dans l'un des plus petits pays de l'Europe. Profondément imprégnée par son héritage catholique, la Principauté du Liechtenstein a vu son paysage religieux se diversifier au cours des dernières décennies. En 1960 encore, plus de 90 % des habitants étaient de confession catholique. En 2015, sur un total de 37.622 habitants, 27.576 étaient catholiques (73,3 %), 2.623 sans confession (7 %), 2.364 réformés (6,3 %), 2.215 musulmans (5,9 %), 472 chrétiens orthodoxes (1,3 %) et 447 luthériens (1,2 %). Le pourcentage des musulmans dans la population au Liechtenstein est plus ou moins équivalent à celui des autres pays germanophones en Europe, bien…

Par Hanan Ben Rhouma, le 16/11/2017

Abd al-Wahid Pallavicini, figure de l'islam et du dialogue interreligieux en Italie, est mort

Abd al-Wahid Pallavicini s’en est allé. Cet acteur important du culte musulman et du dialogue interreligieux en Italie, fondateur de la Communauté religieuse islamique italienne (COREIS), est décédé dimanche 12 novembre à Milan. Retour sur le parcours d’un homme qui a marqué de son empreinte le paysage religieux italien. Il a marqué de son empreinte le paysage religieux italien. Abd al-Wahid Pallavicini est décédé dimanche 12 novembre à Milan à l’âge de 91 ans, apprend-t-on par ses proches mercredi 15 novembre. Une prière funéraire est organisée vendredi 17 novembre dans la mosquée milanaise Al-Wahid, siège de la Communauté religieuse islamique italienne (COREIS) que le très respecté cheikh a crée 24 ans plus tôt. Qui fut-il ?

Par Huê Trinh Nguyên, le 13/11/2017

Semaine de rencontres islamo-chrétiennes : « Sortir de nos aprioris, convertir nos regards »

Pas moins de 70 évènements (débats, projections, repas partagés, cafés-couples, temps spirituels…) sont organisés pendant la 17e édition de la Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SERIC). Initiée par le Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC), elle dure bien avant et au-delà des dates officielles du 10 au 26 novembre et est accueillie dans près de 40 villes (Lyon, Cannes, Toulouse, Bordeaux, Paris, Antony…). C’est dans un contexte de commémoration des attentats du 13 novembre 2015 que se déroule la 17e édition de la Semaine de rencontres islamo-chrétiennes (SERIC), initiée par le Groupe d’amitié islamo-chrétienne (GAIC), soutenue par le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD – Terre Solidaire) et le Secours Islamique France (SIF), et organisée par de nombreux acteurs locaux chrétiens et musulmans et associations impliquées dans le dialogue interreligieux. « La SERIC 2017 se situe dans un contexte de crispations…

Par Samia Hathroubi, le 31/10/2017

Égypte : entre espérance et lucidité, 200 jeunes chrétiens rassemblés chez les coptes

Fruit d’une collaboration ancienne et étroite entre la communauté œcuménique de Taizé, située en Bourgogne, et la communauté copte d’Anafora, en Égypte, une semaine de retraite spirituelle, d’ateliers et de rencontres au Caire a rassemblé, du 25 septembre au 3 octobre, plus de 200 jeunes venus de la région Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, d’Europe, d’Amérique du Nord mais aussi d’Éthiopie. Alors que les derniers participants rejoignent l’aéroport du Caire ou la ville d’Alexandrie, Frère Maxime, moine français hyperactif de la communauté de Taizé, s’en va rejoindre la réunion hebdomadaire d’Anafora, monastère chrétien fondé en 1999 par l’évêque Thomas, figure emblématique au sein de la communauté copte égyptienne, qui compte près de 16 millions de fidèles. Traits tirés mais satisfait, il s’entretient en arabe avec Dina, jeune femme volontaire au sein de la communauté et parle déjà du prochain rassemblement prévu au Liban avec…

Par Hanan Ben Rhouma, le 28/10/2017

D’Abu Dhabi à Rabat, des leaders des trois monothéismes prêchent la coexistence active

Une soixantaine de leaders religieux juifs, chrétiens et musulmans venus des Etats-Unis se sont réunis du 24 au 26 octobre à Rabat, capitale du Maroc. Ensemble, ils entendent promouvoir par le faire-ensemble une culture de paix et de coexistence entre les communautés telle qu’édictée par la Déclaration de Marrakech, adopté en 2016 et qui plaide en faveur de la protection des minorités en terres d’islam. Retour sur une initiative modeste mais salutaire, répondant sous le nom de la Caravane américaine pour la paix, et qui a reçu le soutien du Maroc et des Emirats arabes unis. Après Abu Dhabi en mai dernier, la Caravane américaine pour la paix a fait escale à Rabat du 24 au 26 octobre. A son bord, 60 imams, rabbins et pasteurs venus ensemble pour partager leurs expériences de travail interreligieux engagé pour la plupart d’entre eux depuis de nombreuses années à l'échelle locale. En moins de six mois, l’initiative a entraîné dans son sillage de nouveaux…

Par Imane Youssfi, le 23/10/2017

Belgique : ce qu'on sait de l'Institut de promotion des formations sur l’islam

Après deux années de travail, l’Institut de promotion des formations sur l’islam, crée en Belgique par décret en décembre 2016 des suites des travaux de la commission chargée de réfléchir à la formation des cadres musulmans, est désormais lancé dans le but, pour le gouvernement, de « favoriser l'émergence d'un islam de Belgique ». Tandis que l'institut, dont le lancement a été officialisé lundi 16 octobre par la première réunion du comité de direction, suscite des craintes d'une ingérence de l'Etat dans des affaires religieuses, l'Exécutif des musulmans de Belgique (EMB), partie prenante de l'initiative, se veut lui plus rassurant. Son président Salah Echallaoui s'explique auprès de Saphirnews. « La formation des imams relève d'abord et avant tout du culte musulman. C'est un équilibre difficile, nous sommes toujours sur le fil de la séparation entre l’Église et l’État. Le chemin est long et nous n'allons pas tout résoudre ici », déclarait au…

Par Samba Doucouré, le 16/10/2017

Strasbourg : la première pierre de l'une des plus grandes mosquées d'Europe posée

Trois ans après la validation du projet par la municipalité de Strasbourg, la première pierre de mosquée Eyyûb Sultan, aussi dite la Grande Mosquée turque, a été posée dimanche 15 octobre. Située dans le quartier de la Meinau, cet édifice religieux permettra de remplacer les vieux hangars industriels qui servaient de salle de prière de fortune pour les musulmans. Parmi les officiels présent lors de la séance d’inauguration du chantier de la future mosquée, on retrouvait pêle-mêle le maire de Strasbourg Roland Ries, le préfet du Bas-Rhin Jean-Luc Marx, l’ambassadeur de Turquie Ismail Hakki, des représentants du Conseil français du culte musulman (CFCM) dont son président Ahmet Ogras et son prédécesseur Anouar Kbibech, divers représentants des cultes chrétiens et juif ainsi que le vice Premier ministre turc Bekir Bozdağ, un membre de la présidence de Bosnie-Herzégovine ou encore les ambassadeurs de la Turquie et de l’Arabie Saoudite en France. Les…

Par Hanan Ben Rhouma, le 09/10/2017

Le recteur de la Grande Mosquée de Clermont-Ferrand est décédé

Les fidèles de la Grande Mosquée de Clermont-Ferrand sont en deuil. Le recteur et imam du lieu de culte Hocine Mahdjoub, qui était hautement apprécié, est décédé samedi 7 octobre. Une dernière prière funéraire est organisée mardi 10 octobre avant le rapatriement du corps vers son Algérie natale. Le recteur et imam de la Grande Mosquée de Clermont-Ferrand Hocine Mahdjoub est décédé samedi 7 octobre à l’âge de 60 ans. Né en Algérie en 1956, il est éduqué dans la tradition soufie. Après avoir intégré l’école d’imamat d’Adrar, très réputée en Afrique, en 1973, il forme à son tour des imams à Sebseb, toujours en Algérie, à partir des années 1980. Il est affecté en tant qu'imam à Clermond-Ferrand par la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris en 1989, date de son arrivée en France. C'est en 2010 que Hocine Mahdjoub assiste à l'inauguration de la Grande Mosquée de Clermont-Ferrand. Il avait souligné à cette occasion que « les…

Par Linda Lefebvre, le 26/09/2017

Au 2e colloque des intellectuels musulmans francophones, l'appel affirmé au pluralisme

Pour la deuxième année consécutive, l’Académie française de la pensée islamique (AFPI) a organisé, samedi 23 septembre à Paris, un colloque intitulé « Islam(s) de France : un culte, des cultures, une société ». Chercheurs, enseignants, théologiens et religieux se sont particulièrement penchés sur les questions de pluralisme et sur les contributions que les musulmans peuvent apporter à la société. « Cette rencontre est le fruit d’un travail de plusieurs mois qui a permis de réunir des intellectuels musulmans d’horizons divers », expose Jamel El Hamri, président de l’AFPI. Chercheur en islam contemporain à l’université de Strasbourg, l'auteur de « Malek Bennabi : une vie au service d’une pensée » souligne « l’importance de telles rencontres pour faire avancer l’islam de France » et tient à la poursuite de ces rendez-vous où chercheurs et religieux, qui ne se croisent pas souvent, peuvent débattre de diverses – et sensibles – questions…

Par Linda Lefebvre, le 19/09/2017

Halal : la norme de l'AFNOR rejetée par les trois Grandes Mosquées de Paris, de Lyon et d'Evry

La norme expérimentale pour les aliments halal transformés lancée par l’AFNOR suscite une levée de boucliers de la part des organisations musulmanes. Au Conseil français du culte musulman (CFCM) et à l’agence de certification halal AVS qui ont critiqué l’initiative, s’ajoutent désormais les Grandes Mosquées de Paris, de Lyon et d’Evry. La colère est palpable du côté des organisations musulmanes depuis le lancement de la norme halal de l'AFNOR. « La Grande Mosquée de Paris n’a en aucune manière participé à l’élaboration de cette norme et met en garde les responsables de l’AFNOR de se prévaloir d’un accord », a fait savoir l'instance musulmane lundi 18 septembre. Une position rejointe par les Grandes Mosquées de Lyon et d’Evry, contactées par Saphirnews. « A aucun moment, nous n'avons donné notre contribution, c’est véritablement une escroquerie morale de l'AFNOR », s’indigne Kamel Kabtane, recteur de la Grande Mosquée de Lyon. «…

Par Hanan Ben Rhouma, le 18/09/2017

Le CFCM dénonce la norme du halal lancée par l'AFNOR, AVS aussi

A peine lancée, la norme expérimentale pour les aliments halal transformés subit déjà les foudres du Conseil français du culte musulman (CFCM), qui refuse d'être associé à l'initiative de l'AFNOR. Sans surprise, elle a également été critiquée par l'agence de certification halal AVS, un des leaders du marché. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a dénoncé, lundi 18 septembre, « avec la plus grande fermeté » la norme expérimentale pour les aliments halal transformés, lancée quelques jours plus tôt par l’AFNOR. Rappelant s’être retiré des travaux menés par l’organisme en 2015, le CFCM, sous la présidence d’Ahmet Ogras, a déclaré qu’il « ne peut être associé, ni de près ni de loin, a toute manœuvre d'ingérence par l'AFNOR, dans la définition du halal qui est du ressort exclusif des Instances religieuses musulmanes ». A lire : Halal : l’AFNOR met en place une norme expérimentale française sans parler abattage