
Le tribunal administratif de Lyon donne raison à l'État contre le groupe scolaire musulman Al-Kindi
Un coup dur est porté au groupe scolaire musulman Al-Kindi, qui a vu, mercredi 12 mars, sa requête contestant la résiliation de son contrat d'association avec l'Etat rejetée par la justice administrative. Le groupe scolaire musulman Al-Kindi n'a pas obtenu gain de cause contre l'Etat devant le tribunal administratif de Lyon. Sa requête en référé-suspension a été rejetée mercredi 12 mars, les juges ayant estimé que « les manquements reprochés à l’établissement étaient suffisamment établis ». La préfète du Rhône avait décidé en janvier dernier de résilier le contrat liant l’Etat et l’association pour l’ensemble des établissements gérés par l’association Al-Kindi, « en raison de manquements aux obligations administratives, budgétaires et comptables d’une part, de manquements à ses obligations pédagogiques d’autre part et enfin, d’atteinte aux valeurs de la République », a rappelé le tribunal dans un communiqué.

Al-Kindi : l'Etat accusé devant la justice par le groupe scolaire musulman de produire du « séparatisme »
Les dirigeants d'Al-Kindi ont contesté, lundi 10 mars, devant la justice administrative la résiliation de leurs contrats d'association avec l'Etat, décidée en janvier dernier par la préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes. Le groupe scolaire musulman a de nouveau dénoncé fermement une décision fondée sur « des raisons politiques ». Le groupe scolaire privé musulman Al-Kindi, situé à Décines-Charpieu, a contesté, lundi 10 mars, la résiliation de ses contrats d’association avec l’Etat devant le tribunal administratif de Lyon. Ses responsables, qui exigent de « bénéficier d'une très exacte application de la loi », réclament le rétablissement de ses contrats au regard notamment des mesures correctrices mises en place en décembre 2024 pour répondre aux attentes des autorités. Des mesures insuffisantes pour la préfecture, qui juge qu'Al-Kindi serait un établissement « noyauté par les Frères musulmans ». « Cet établissement dysfonctionne et…

A Lyon, des engagements pris pour la création de nouveaux carrés musulmans
A Lyon, de nouveaux espaces dédiés à l'inhumation des défunts de confession musulmane verront le jour dans les prochains mois et les prochaines années. Le fruit d'une collaboration fructueuse entre les autorités et les organisations musulmanes locales. Il est un fait indéniable : il manque cruellement de carrés musulmans dans les cimetières communaux en France. Un besoin urgent que la crise de la Covid-19 a révélé. Alors que les musulmans sont bien plus nombreux que par le passé à vouloir être enterré sur le sol français, des maires refusent encore la création de nouveaux carrés confessionnels ou l'extension d'espaces préexistants. Dans le Rhône, des municipalités, conscientes du besoin, font figure de bonnes élèves. C’est le cas de la capitale des Gaules, Lyon, où un nouveau carré musulman doté d’une centaine de concessions verra prochainement le jour au sein du plus grand des cimetières lyonnais, celui de la Guillotière, dans le 8e arrondissement.

L'interdiction du port du voile pour les avocates approuvée par le Conseil d'Etat
Le Conseil d'Etat a rejeté, lundi 3 mars, la requête du Syndicat des avocats de France (SAF) contestant la légalité de l'interdiction des signes religieux pour les avocats en France. Le Conseil d’Etat a validé, lundi 3 mars, l’interdiction du port des signes religieux pour les avocats. L’interdiction, qui vise principalement les femmes musulmanes portant le voile, a été instauré sur décision en septembre 2023 du Conseil national des barreaux (CNB) pour qui les avocats ne doivent porter « aucun signe distinctif » avec la robe noire. Cette règle, introduite par plusieurs barreaux en France, a été contestée devant la justice par le Syndicat des avocats de France (SAF), pour qui la mesure est une atteinte à des libertés fondamentales dont la liberté de conscience que le Conseil national des barreaux ne pouvait réglementer. Selon ce dernier, « le Conseil national des barreaux ne peut légalement fixer des prescriptions nouvelles qui mettraient en cause la liberté…

Incendie de la mosquée de Jargeau : pourquoi la piste criminelle est désormais privilégiée
La mosquée de Jargeau, dans le Loiret, a été visée par un incendie de nature criminelle, selon le parquet d'Orléans. Pourtant, l'information délivrée la veille du mois du Ramadan, qui a débuté samedi 1er mars, ne provoque guère plus de réactions indignées au sein de la classe politique, surtout à droite. Le choc se mêle désormais à la peur pour les musulmans du Loiret. Deux jours après l'incendie de la mosquée de Jargeau, la procureure d'Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren, a fait savoir, vendredi 28 février, que « les analyses des prélèvements effectués sur les lieux (...) confirment l'hypothèse d'un acte criminel ». L'enquête se poursuit maintenant sous la qualification criminelle de « destruction par un moyen dangereux pour les personnes commise en raison de la religion et de provocation publique à la haine et à la discrimination raciale ». Les responsables de la mosquée craignaient fortement cette piste, mettant en évidence des éléments très…

A Jargeau, une mosquée dévastée par un incendie qui secoue les musulmans avant Ramadan
Une salle de prière musulmane à Jargeau, dans le Loiret, a été détruite par un incendie dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février. Si les circonstances de ce sinistre restent encore à éclaircir, la peur s'est installée auprès des responsables de l'association et de leurs fidèles. A quelques jours du mois du Ramadan, l’association culturelle franco-turque de Jargeau, gestionnaire d’une salle de prière musulmane dans cette commune du Loiret, près d’Orléans, fait face à une catastrophe. Un incendie a complètement ravagé le lieu de culte dans la nuit du mardi 25 au mercredi 26 février. Aucun blessé n’est à dénombrer mais les dégâts sont très lourds. Selon les premiers éléments, le feu serait parti de la salle de prière avant de se propager à l’ensemble du bâtiment. Il aura fallu déployer de gros moyens pour parvenir à éteindre le feu. La maire de Jargeau, Sophie Heron, s’est rendue sur place pour apporter son soutien à l’association et…

Attaque au couteau à Mulhouse : l’indignation unanime des mosquées et organisations musulmanes de France
L’attaque au couteau perpétrée samedi 22 février à Mulhouse a suscité l’émoi en France. En parallèle des condamnations unanimes de la classe politique, les organisations religieuses ont exprimé leur indignation face au drame qui coûté la vie à un passant innocent. La ville de Mulhouse est endeuillée par l’attaque au couteau survenue samedi 22 février. Un hommage sera rendu lundi 24 février par la municipalité à la victime, Lino Sousa Loureiro, un Portugais de 69 ans mort après avoir tenté de s’interposer face à l’assaillant, ainsi qu’aux blessés de l’attaque, des agents du stationnement et des policiers municipaux en exercice. « Ce rassemblement républicain témoignera de la nécessaire unité face au terrorisme et au fanatisme islamiste, et pour que force reste à l'ordre et à la Loi », a déclaré la mairie dans un communiqué. « Un temps de rassemblement pour l’unité de notre ville », a appuyé la maire, Michèle Lutz, sur ses réseaux…

Al-Kindi : la justice administrative saisie, le deux poids, deux mesures dénoncé face au scandale de Bétharram
Le groupe scolaire musulman Al-Kindi a saisi, mardi 18 février, la justice administrative pour dénoncer la rupture du contrat d'association avec l'Etat. Cette annonce intervient en plein scandale entachant gravement le collège-lycée catholique Notre-Dame de Bétharram et le Premier ministre François Bayrou ; une affaire qui illustre un traitement différencié flagrant entre les établissements privés, selon Al-Kindi et ses soutiens. Le groupe scolaire Al-Kindi, situé dans la métropole lyonnaise, a annoncé, mercredi 19 février, avoir saisi la justice administrative la veille afin de contester la décision préfectorale prononçant en janvier dernier la résiliation du contrat d'association avec l’Etat. « Après avoir examiné la requête, le Tribunal administratif de Lyon a décidé de fixer rapidement l'audience à laquelle sera examinée la demande de l'association », à savoir lundi 10 mars, a fait savoir la direction, qui a salué « la célérité » avec laquelle…

Chrétiens et musulmans du Mantois célèbrent les 20 ans de leur collecte alimentaire annuelle
Dans les Yvelines, en région parisienne, un collectif de chrétiens et de musulmans engagés contre la précarité ont organisé, samedi 8 février, la 20e édition de leur collecte alimentaire annuelle. Vingt ans, déjà ! Chrétiens et musulmans du Mantois se sont mobilisés, samedi 8 février, pour une collecte alimentaire dans plusieurs supermarchés des Yvelines. A l’issue de cette belle action de solidarité qui mobilise chaque année une centaine de bénévoles, ce sont 3,5 tonnes de produits qui ont pu être collectées, indique à Saphirnews Mohamed Ait Saghir. Les denrées non périssables, comprenant également des produits d’hygiène, ont, par la suite, été distribués à des associations caritatives partenaires agissant dans la région (Human Appeal, Au cœur de la fraternité - ACF, Nouvel espoir, LME Mission Limay et la Conférence Saint-Vincent de Paul). « Depuis 20 ans, ce sont plus de 55 tonnes de denrées collectées, des milliers de bénéficiaires et de…

La fraternité, si souvent négligée mais ô combien essentielle
L’édition 2025 du baromètre de la Fraternité dessine « le portrait d'une nation consciente de ses carences en matière de fraternité ». La Journée internationale de la fraternité humaine, instituée par l’ONU depuis 2020, est une opportunité en France de mettre en lumière cette valeur qui fait figure de parent pauvre de la devise républicaine, bien qu’elle soit reconnue collectivement comme importante. En effet, si 83 % des Français reconnaissent l'utilité de la fraternité aujourd'hui, seuls 12 % la placent comme première valeur de la République, loin derrière la liberté (65 %) et l'égalité (23 %), selon une étude IFOP commandée par le Labo de la Fraternité. Les résultats de l’édition 2025 du baromètre de la Fraternité, dévoilés mardi 4 février, montre ainsi « un décalage entre l'adhésion théorique et la priorisation pratique » qui « illustre les tensions qui caractérisent notre rapport à cette valeur fondamentale ».

Le lycée musulman Averroès célèbre ses 20 ans avec combativité et résilience
Le groupe scolaire Averroès a mis les petits plats dans les grands, mardi 28 janvier, en célébrant dignement ses 20 ans d’existence au Grand Palais de Lille. Malgré la résiliation, en 2024, du contrat d’association avec l’Etat qui est venu ternir deux décennies d’une insolente réussite pour le lycée, les responsables et leurs soutiens ne s’avouent pas vaincus. Ils sont bien déterminés à poursuivre une aventure dont la tournure dépendra beaucoup de l'issue du bras de fer judiciaire engagé contre l'Etat et ô combien décisif pour l’avenir d’Averroès. Le lycée Averroès fête ses 20 ans d’existence. Et celles et ceux qui imaginent un anniversaire empreint d’amertume et de morosité se trompent lourdement. Les temps sont durs pour le groupe scolaire lillois, mais le défaitisme n’est pas à l’ordre du jour, loin de là. Les personnels, les élèves, anciens et actuels, leurs familles… quelque 1 500 personnes ont investi, mardi 28 janvier, un…

Saint-Omer : une grenade découverte près de la mosquée, le choc exprimé par les musulmans et le maire
Une grenade d'entraînement a été découverte, mardi 21 janvier, à proximité de la mosquée franco-turque de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Cette découverte glaçante a fait réagir la municipalité ainsi que plusieurs organisations musulmanes en France. Moins d’un an après la découverte d’une tête de cochon devant la mosquée de Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais, c’est une découverte plus terrifiante encore qui a été faite, mardi 21 janvier, près du lieu de culte musulman. Une grenade à plâtre a été découverte aux abords de la mosquée, a fait savoir le maire François Decoster. Un périmètre de sécurité a rapidement été déployé et les services de déminage ont neutralisé l’engin. Heureusement, aucun dégât n’a été constaté mais le choc est grand. « Je dénonce la bêtise des actes criminels contre tous les lieux de culte. Notre Ville de Saint-Omer est engagée dans le dialogue interreligieux car il développe la connaisssance et le respect…

Après les résiliations des contrats avec Averroès et Al-Kindi, sale temps pour l’enseignement privé musulman
Après Averroès, c'est un autre fleuron de l'enseignement privé musulman qui est menacé. La résiliation des contrats avec Al-Kindi voulue par l'Etat met en peril non seulement une institution scolaire reconnue mais fragilise un tissu éducatif déjà bien marginalisé en France. La résiliation de l’ensemble des contrats d’association liant l’Etat au groupe scolaire Al-Kindi sonne comme une énième attaque en règle à l’encontre de l’enseignement privé musulman. Cette décision, prise par la préfecture de la Région Auvergne-Rhône-Alpes un an après la résiliation du contrat avec le lycée Averroès de Lille, est vécue comme l’illustration d’une « islamophobie institutionalisée » par la direction d’Al-Kindi, qui entend bien contester la décision devant la justice administrative. Si celle-ci donne raison à l’Etat, plus aucun lycée musulman ne sera sous contrat en France. La Fédération nationale de l'enseignement privé musulman (FNEM) a déploré,…

Le groupe scolaire musulman Al-Kindi perd ses contrats avec l'Etat, « une islamophobie d'Etat » dénoncée
Le couperet est tombé. La préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes a décidé, vendredi 10 janvier, de résilier les trois contrats liant l'Etat au groupe scolaire musulman Al-Kindi. Celle-ci a vivement critiqué une décision politique « ressentie comme l'expression d'une islamophobie d'Etat qui ne prend désormais plus la peine de se masquer ». La préfecture d’Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé, vendredi 10 janvier, sa décision de résilier les contrats d’association liant l’Etat au groupe scolaire Al-Kindi, situé à Décines-Charpieu, près de Lyon, en raison de « manquements pédagogiques », « administratifs » et d’« atteintes aux valeurs de la République ». Les trois contrats d'association signés avec l’école élémentaire, le collège et le lycée sont désormais suspendus. La direction du groupe scolaire a réagi dans la soirée par un communiqué cinglant dénonçant la décision préfectorale, rendue un mois après la commission de concertation académique…

Mayotte ravagée par le cyclone Chido, le pire à craindre
Les habitants de Mayotte vivent l'un des épisodes les plus douloureux de leur histoire après le passage du cyclone Chido samedi 14 décembre. Alors que le nombre de morts est encore inconnu, l'état cataclysmique de l'archipel fait craindre le pire. A Mayotte, c'est un paysage de désolation que le monde découvre au lendemain du passage, samedi 14 décembre, du cyclone Chido. La tempête tropicale ayant été la plus violente de l'histoire récente de l'archipel, le département le plus pauvre de France a subi des dégâts sans précédent. Les bidonvilles surpeuplés, très répandus sur ce territoire, ont été totalement balayés. Les autres infrastructures civiles, en dur, semblent avoir mieux résisté face à des vents ayant soufflé à plus de 220 km/h, mais elles ont aussi été gravement endommagées. Les réseaux de télécommunication sont presque tous hors service, rendant la circulation d'informations et de nouvelles extrêmement difficiles.

Son avenir menacé, Al-Kindi se défend et procède à « des mesures correctrices importantes »
Le groupe scolaire Al-Kindi s'est exprimé, dans la nuit du jeudi 12 décembre, après une réunion de la commission de concertation académique chargée de statuer sur le maintien ou non de ses contrats d'association avec l'Etat. Le groupe scolaire musulman Al-Kindi, situé près de Lyon, fait savoir, à l'issue de la commission de concertation académique qui s'est réunie jeudi 12 décembre, qu'elle procède « à des mesures correctrices importantes », ceci pour être « dans une démarche pro-active » qui sert « l'intérêt des 617 élèves qu'il accompagne » du CP à la Terminale. Le groupe privé, menacé du retrait de ses contrats d'association avec l'Etat, avait déjà procédé à une modification du règlement intérieur jugé « discriminatoire » envers les filles ou encore au retrait de livres « problématiques » du CDI. Ses responsables estiment aujourd'hui avoir répondu « à l'ensemble des griefs formulés » au cours des cinq heures de réunion avec la…

Le port du voile anéantit « plus de 80 % » des chances d'accès à l'apprentissage, ce que dit une étude inédite
Une nouvelle étude de Observatoire national des discriminations et de l’égalité dans le Supérieur (Ondes) révèle que le port du voile « diminue de plus de 80 % les chances d’obtenir une réponse positive à une candidature spontanée pour un contrat d’apprentissage ». L’Observatoire national des discriminations et de l’égalité dans le Supérieur (Ondes), un lieu de recherche porté par l’Université Gustave Eiffel, en région parisienne, a rendu public lundi 9 décembre une étude inédite prenant « la mesure des pénalités associées au port d’un voile musulman sur le marché du travail français ». Cette étude, sur la base du « test par correspondance » consistant à proposer aux recruteurs deux candidatures fictives semblables en tous points à l’exception d’une caractéristique dont on veut mesurer l’effet, a été lancée en mars 2024. Des paires de candidates fictives, aléatoirement voilées et non voilées sur la photographie d’identité…

Le lycée musulman Al-Kindi menacé d'une résiliation de son contrat d'association avec l'Etat
Le groupe scolaire Al-Kindi, qui compte une école primaire, un collège et un lycée tous sous contrat d'association avec l'Etat, voit son avenir menacé par la préfecture du Rhône. Après la résiliation du contrat d'association du lycée Averroès de Lille, des responsables musulmans s'inquiètent d'un « acharnement » qui met en péril le paysage éducatif musulman en France. Le lycée Al-Kindi, à Décines-Charpieu, est devenu, malgré lui, le seul établissement privé musulman en France sous contrat d’association avec l’Etat. Mais pour combien de temps encore ? La préfecture du Rhône envisage de résilier les contrats liant l’Etat au lycée Al-Kindi ainsi qu’à l’ensemble du groupe scolaire, qui fédère aussi une école primaire et un collège, apprend-on mardi 3 décembre. Une réunion de la commission académique de concertation est prévue jeudi 12 décembre pour statuer sur cette décision. La préfecture du Rhône n’a pas communiqué à ce jour sur les…

Le racisme et les discriminations contre les musulmans en forte recrudescence en Europe
Le racisme et les discriminations sont « une réalité quotidienne » pour un grand nombre de musulmans vivant dans l’Union européenne, déplore l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA). Cette réalité s’est même aggravée pour cette composante de la population depuis 2016 en raison d’une « rhétorique antimusulmane déshumanisante » en forte progression sur le Vieux continent. L’antisémitisme est en hausse en Europe, l’islamophobie aussi. « Les musulmans en Europe sont de plus en plus confrontés au racisme et à la discrimination. » C’est le constat sans appel communiqué par l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne (FRA) dans un rapport rendu public jeudi 24 octobre. Près d’un musulman sur deux (47 %) est ainsi confronté au racisme et à la discrimination dans sa vie quotidienne, « une proportion en forte augmentation depuis 2016 » (39 %). Les taux les plus élevés sont enregistrés en Autriche (71 %), en…

L'expulsion de l'imam de la mosquée de Pessac validée par le Conseil d'Etat
La bataille juridique qui s’est ouverte entre Abdourahmane Ridouane et le ministère de l’Intérieur s’est soldée, mercredi 17 septembre, par une décision défavorable à l'imam de la mosquée Al Farouk, à Pessac. Le verdict est tombé ce mardi 17 septembre. Le Conseil d’Etat a décidé de maintenir l'expulsion, sur arrêté ministériel, d'Abdourahmane Ridouane vers le Niger. Le président du Rassemblement des musulmans de Pessac (RMP), qui était sous le coup d’une assignation à résidence durant la période des Jeux olympiques de Paris, avait été interpellé le 8 août en vue d'une expulsion vers son pays d'origine, malgré l’avis défavorable rendu en juin dernier par le tribunal de Bordeaux à cette procédure. Ce leader religieux, âgé de 59 ans et qui vit en France depuis 35 ans, est accusé de diffuser une « idéologie hostile aux valeurs et institutions de la République française », notamment des « publications à teneur antisémite et haineuse à…

Affaire abbé Pierre : devant l'effondrement d'un mythe, la réaction de l'Eglise de France
L'image de l'abbé Pierre n'est désormais plus associée à la lutte contre la pauvreté et le mal-logement mais plutôt à celui d'un « prédateur sexuel » selon Emmaüs, depuis les révélations sur les agressions sexuelles commises par Henri Grouès de son vivant. La vague de témoignages choquants, qui secouent particulièrement la communauté catholique, suscite de multiples interrogations que l'Eglise de France veut aujourd'hui contribuer à lever. Un mythe s’est effondré cet été, mais les récentes révélations continuent de dépeindre un portrait plus sombre encore de l’abbé Pierre, Henri Grouès de son vrai nom. Contacts non sollicités sur les seins, baisers imposés, fellations forcées, propos à caractère sexuel… des témoignages accablants – au moins 24 depuis juillet dernier – s’accumulent contre le fondateur d’Emmaüs, créant l’émoi dans une société française où l’homme a souvent été élu au rang de personnalité préférée des…